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Aude. Le Canard met les pattes dans le plat de la pollution de l'Orbiel !


Aujourd'hui 14 mars sur Midi Libre :

Carcassonne : la préfecture admet la présence élevée d’arsenic dans le béal du Sindilla


Arsenic dans la vallée de l’Orbiel : le pavé dans la mare du Canard Enchaîné

ANTOINE CARRIÉ Midi Libre 13/03/2013 


En cause, des taux d’arsenic hors normes.

En cause, des taux d’arsenic hors normes. (Antoine Carrié) 


L’hebdo consacre un article à la pollution du béal dans la vallée de l’Orbiel (Aude) et à la guerre des chiffres.


Réticent à toute forme de communication sur le sujet de la pollution à l’arsenic dans la vallée de l’Orbiel depuis notre article évoquant un taux d’1,526 mg d’arsenic dans le béal du Sindilla (Midi Libre des 12 et 13 février), le préfet de l’Aude a fait une exception.


“Guerre des chiffres” 

Dans son édition d’aujourd’hui, si aucune actualité soudaine n’est venue perturber le “chemin de fer” initial du “journal satirique paraissant le mercredi” et si les intempéries n’ont pas perturbé son acheminement, Le Canard enchaîné consacre un article à la véritable “guerre des chiffres” qui sert de toile de fond à la question de la réalité environnementale de la vallée.

Un sujet passé entre les mains du Pr Canardeau, qui chaque semaine œuvre dans la page 5 de l’hebdomadaire sur des thématiques environnementales.

Les chiffres de l’Onema seraient bien supérieurs à ceux du Midi Libre

C’est sur une plainte contre X déposée le 11 janvier par l’association des Riverains de Salsigne et Terres d’Orbiel, sur la base d’une suspicion de pollution dans le béal du Sindilla, que le journaliste a fondé sa démarche. Pour mettre “les pieds dans le plat”.

La découverte d’un écoulement de couleur orangé posait une fois de plus la question d’une pollution durable, notamment à l’arsenic, des cours d’eau et des terres situées en aval de l’ancienne mine d’or de Salsigne.

Un phénomène que le préfet de l’Aude avait choisi de minorer, évoquant une présence « naturelle » de l’arsenic. Une position que le journaliste du Canard enchaîné a donc pu évoquer lors d’un entretien avec Eric Freysselinard, mais aussi en contactant les riverains, et bien d’autres interlocuteurs, tels qu’André Picot, toxicochimiste, ingénieur en chimie biologie, fondateur de l’unité de prévention du risque chimique du CNRS.

Le rapport de la police de l’eau est entre les mains du procureur

Autre acteur du dossier sollicité, le directeur interrégional de l’office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema). Une police de l’eau qui, à la suite de la plainte des riverains auprès de la gendarmerie de Conques-sur-Orbiel, avait réalisé une série de prélèvements sur de l’eau brute non filtrée.

Les résultats, à la différence de ceux des analyses demandées par la préfecture au BRGM, n’ont jamais été communiqués.

En possession du journaliste du Canard, ils feraient état d’un taux d’arsenic largement supérieur à celui révélé par le Midi Libre (en usant d’un filtre à 0,45 micron), déjà 150 fois supérieur à la norme de potabilité définie par l’organisation mondiale de la santé.

Une donnée qui devrait susciter des suites à la plainte d’associations qui, courant février, avaient déposé une fois de plus plainte, cette fois pour mise en danger de la vie d’autrui. Il revient désormais au procureur de la République de Carcassonne d’en décider. Depuis le 1er mars, il est en possession du procès-verbal rédigé par l’Onema.

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