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Place de La Comédie
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-
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vendredi 7 novembre 2014

Réchauffement climatique. Le GIEC jette un froid...


 Préconisations du GIEC : ce sont des points cruciaux et qui vont potentiellement à l’encontre du néolibéralisme. Jamais un rapport du GIEC n’avait délivré un tel message avec autant de force.


Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) vient de rendre public le rapport de synthèse de son 5e rapport d’évaluation et le résumé à l’intention des décideurs [1]. Le diagnostic est sans surprise :

• le réchauffement est en marche, il est dû principalement à la combustion des combustibles fossiles, et les effets négatifs sont nettement plus importants que les effets positifs,

• il est probablement encore possible d’éviter que la température moyenne s’élève de plus de 2°C par rapport à la période pré-industrielle, mais les mesures prises au cours des 20 dernières années nous entraînent tout droit vers un réchauffement de 3,7 à 4,8°C (2,5 à 7,8°C en tenant compte de l’incertitude climatique) qui entraînerait des « risques élevés à très élevés d’impacts sévères, largement répandus et irréversibles ».

Une inquiétude palpable

 

L’évaluation faite dans ce cinquième rapport ne diffère pas fondamentalement des précédentes, mais le degré de précision des mises en garde est accru, des zones d’ombre commencent à s’éclairer et l’inquiétude des auteurs apparaît plus nettement que jamais. L’expression « virtuellement certain » (plus de 99% de probabilité) est employée de plus en plus souvent pour caractériser le niveau de probabilité de tel ou tel phénomène. Un dégel accru du pergélisol et la poursuite de l’élévation du niveau des mers pendant plusieurs siècles, par exemple, sont considérés comme « virtuellement certains », même en cas de réduction drastique émissions.  

[…] Le rôle des combustibles fossiles n’est qu’un aspect d’une question plus vaste : c’est la logique d’accumulation qui est en jeu. C’est devenu une banalité de le dire : la croissance infinie dans un monde fini, ce n’est pas possible. Pour réduire drastiquement les émissions d’ici 2050, sachant que ces émissions proviennent avant tout de la conversion énergétique, il faut forcément réduire la consommation finale d’énergie, et il faut le faire dans une mesure telle que cela remet inévitablement en cause le « toujours plus ». En clair : il faut réduire la production matérielle et les transports.

C’est possible sans nuire au bien-être (en l’augmentant, au contraire) si on supprime les productions inutiles et nuisibles, l’obsolescence programmée, les transports délirants dans le cadre de la mondialisation, etc. C’est possible sans nuire à l’emploi (en le favorisant, au contraire) si on partage le travail, les richesses, les savoirs et les technologies… Mais chacune de ces hypothèses ramène invariablement à la même conclusion : il faut s’en prendre au capital. Cliquer ici

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 NPA 34, NPA