Poussan/Sète. Coucou, la porte fermée, il revient par la fenêtre !


Le PS ressuscite l'hinterland de Poussan !

[A lire ci-dessous A notre avis : dans l'attente d'avoir plus de précisions sur le nouveau projet, quelques remarques]

 
Même si le périmètre a été réduit de 105 à 40 hectares, la Région persiste à vouloir créer une base arrière du port de Sète au nord du Bassin de Thau.  

En sommeil depuis plusieurs mois, l’hinterland de Poussan revient défrayer la chronique. Porté par la Région depuis 2009, ce projet, très contesté, de création d’une base arrière du port de Sète a été revu à la baisse, avec un périmètre réduit de 105 à 40 hectares, et recentré sur le secteur de la Plaine (et non plus les Condamines).

C’est en substance ce qu’a expliqué le conseiller régional PS, André Lubrano, désormais délégué à la gestion des ports, lors du dernier conseil municipal de Poussan début juin. Lors de cette séance, les élus se sont prononcés à l’unanimité pour le transfert à la Région de la gestion des voies rurales et communales situées dans la zone concernée. L’enquête publique sur cette passation débute aujourd’hui et durera jusqu’au 2 juillet, avec mise à disposition d’un registre en mairie. Cliquer ici

 Rappel : L'hinterland projeté sur Poussan est une zone de transit de marchandises acheminées par route depuis le port de Sète pour être ensuite expédiées par l'A9 dans le cadre d'une politique combinant toujours plus de routier et destruction accélérée de terres agricoles et à intérêt environnemental !


Sur Midi Libre

Les élus de la majorité et de l'opposition ont voté pour à l'unanimité. Cliquer ici




Port de Sète : l'hinterland de Poussan est relancé

Le projet d'hinterland du port de Sète est relancé. La Région LR avait initialement cherché à implanter un Parc régional d'activités économiques, à vocation logistique, sur une surface d'une centaine d'hectares, sur la commune de Poussan, près du port de Sète. Le projet, qui devait générer la création de 1 500 emplois, avait fait flop, en raison de la présence d'un oiseau protégé. « Nous avons relancé une réflexion sur une zone d'une cinquantaine d'hectares », indique-t-on à la communauté de communes Nord Bassin de Thau. Une étude est en cours, dans le cadre du Scot. Cliquer ici

A notre avis

Dans l'attente d'avoir plus de précisions sur le nouveau projet, quelques remarques

- la réduction de la quantité ne dit rien de la qualité : autrement dit, malgré une surface diminuée de plus de  50% par rapport au projet invalidé il y a plusieurs mois, il y a nécessité du verdict d'une vraie étude d'impact. D'autant qu'inévitablement, c'est le principe antiécologique antérieur privilégiant le tout routier et détruisant des espaces agricoles et/ou à intérêt environnemental qui prévaudra à nouveau. A l'époque du dramatique changement climatique qui est en train de se mettre en place, il reste irresponsable de continuer à en rajouter sur le développement des gaz à effet de serre au lieu de travailler à leur réduction drastique. En portant en particulier l'effort sur le ferroutage.

- la méfiance est au demeurant de mise face à une parole socialiste totalement dévaluée (lire ici) qui n'hésite pas à se renier au profit du productivisme capitaliste dont les effets néfastes ne sont pas seulement environnementaux mais aussi sociaux (cf la loi Macron). Accepter le discours lénifiant du conseiller régional Lubrano c'est permettre que s'ouvre une brèche qu'il sera très difficile de colmater. Aujourd'hui, nous dit-on, seulement 40 ha seront concernées par le nouveau projet. Gageons que très vite des mesures d'extension seront prises car la spirale capitaliste travaille ces gens au plus profond d'eux-mêmes : ils sont au service d'un accroissement exponentiel des profits patronaux qui va de pair avec l'accroissement de la crise climatique. L'on retrouvera très vite, peut-être dépasserons-nous, les 105 ha du premier projet. Et les belles paroles sur la volonté d'écoute de tous sera bien vite remplacée par la Cazeneuve attitude d'une toujours plus brutale répression policière des "discordants".

Il y a donc urgence à retrouver la voie d'une mobilisation déterminée et massive. Le Parti Socialiste ne connaît que le langage de la force, retournons-le lui !

Antoine
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