Tribune libre : Femmes du Petit-Bard (Montpellier), femmes du Yémen...


... la lutte tous voiles dehors !

C'était, il y à peine quelques jours, à Montpellier; elles ont ébloui tout le monde par leur détermination à casser la logique de relégation sociale qui travaille l'école et fait de celle-ci, malgré tous les contre-feux de "l'école libératrice",  un vecteur de reproduction de la structure inégalitaire de la société (bonjour Bourdieu-Passeron/au revoir Bourdieu-Passeron car il n'y a pas ici consentement du dominé à la domination subie...). Du coeur d'un des quartiers populaires de la ville, ces femmes n'ont pas hésité à bousculer l'hypocrisie de cette "carte scolaire" par laquelle devrait s'organiser le brassage des élèves. "Devrait". Dans les faits ce conditionnel reste de mise, les enfants de certaines catégories socioprofessionnelles vont voir à étudier ailleurs (via le jeu des options ou tout simplement par choix de l'école privée). 

Bon, allons au plus court : ces femmes sont, pour la plupart, "voilées", dit plus justement, portent foulard ou hijab. Il ne reste plus, à l'aune de cette action de lutte, qu'à méditer sur les assignations essentialistes, contre les "voilées", que distille un fétide air du temps, sur leur nécessaire aliénation-soumission-dépendance-servitude volontaire-communautarisation. La suite est à lire dans notre page Les débats nécessaires

NPA 34, NPA