Mobilisons-nous !
Lundi 19 juin
-à 19h-
Place de La Comédie
-Montpellier-
Rassemblement/Manifestation

CONTRE MACRON ET SES ORDONNANCES
Samedi 24 juin
-à 14h30-
Jardins du Peyrou
-Montpellier
-
MANIFESTATION :
ACCUEIL DE TOUT-ES LES RÉFUGIÉ-ES
Samedi 24 juin
-à 16h-
Place de La Comédie
-Montpellier
-
RASSEMBLEMENT
puis à 17h30 : MANIFESTATION
STOP COLONISATION JÉRUSALEM

samedi 25 juillet 2015

"Le combat des féministes, c'est l'égalité, mais c'est aussi permettre aux femmes d'avoir le choix"


Le combat pour la réappropriation du corps est multiple et diffère selon les individus, d'où l'intérêt de ne pas imposer une seule et même règle pour tout le monde

Réaction au débat ci-dessous : Féminisme : la fesse n'est pas dite


Point de vue
 Lou Doillon s'est exprimée récemment au sujet du féminisme à travers des phrases légèrement maladroites. Reprenons-les ensemble pour voir ce qui cloche.

Eh, salut Lou !

On ne se connaît pas mais je suis une femme, je suis féministe, et j'ai été profondément énervée par les propos que tu as tenus dans ton interview pour le quotidien espagnol El Pais, relayée par Voici. Tu permets que je me lâche un peu et qu'on en discute ? Cool, merci.

Au départ, ça allait plutôt pas trop mal - tu as un peu jeté ta mère, Jane Birkin, ainsi que Françoise Hardy sous le train, mais tes arguments étaient recevables. Tu dénonçais le paradoxe entre leur image de femmes libérées et leur discours sur leurs compagnons - ça avait effectivement du sens. […]

Là où ça coince, c'est quand tu commences à comparer ton féminisme tout propre et tout parfait à celui d'autres artistes comme Beyoncé ou Nicki Minaj, qui te scandalisent car, selon toi, ta grand-mère s'est battue pour autre chose que le droit de porter un string. On passera sur le fait que ta grand-mère n'est pas de la génération de Beyoncé et Nicki, qu'elle s'est battue pour des trucs de son époque et que c'est pas parce qu'elle a gagné deux-trois victoires qu'on doit s'en contenter et s'arrêter là - et si dans notre génération on trouve des femmes qui veulent se battre pour pouvoir porter un string sans se faire attaquer, insulter, toucher, agresser ou juste parce qu'elles kiffent, ben c'est bien leur droit. Cliquer ici


A lire aussi : au prisme du combat des femmes...

DANS LE RÉTRO 

A l’occasion des cinquante ans de la loi autorisant les femmes à ouvrir un compte en banque et à travailler sans l’autorisation de leur mari, petite histoire des interdictions qu’ont eu à combattre les femmes.  



 Alors que cette proposition de loi [de lutte contre la prostitution] avait pour objet d’accompagner les personnes prostituées et lutter contre la traite des êtres humains, à l’heure actuelle, les droits et la protection de ces personnes sont réduits à peau de chagrin. 



Le 11 mars 1914, Le Times annonce ainsi l’acte de vandalisme qualifié comme le plus scandaleux du XXe siècle : «Le célèbre Vélasquez, communément appelé La Vénus au miroir, a été mutilé hier matin par la suffragette Mary Richardson, activiste notoire. Elle a attaqué le tableau avec un petit hachoir à la lame longue et aiguisée semblables à celles qu’utilisent les bouchers et en quelques secondes lui a infligé des blessures aussi graves qu’irréparables. Suite à cet outrage, les portes de la National Gallery resteront fermées jusqu’à nouvel ordre.» Cliquer ici


Le tableau de Velázquez Venus à son miroir


CHRONIQUE «AU MOT» 

Décryptage d’un terme qui apparaît ou ressurgit dans le débat public. Aujourd’hui, à l'occasion du partenariat de «Libération» avec le documentaire «Trop noire pour être Française ?», analyse du terme «intersectionnalité», de plus en plus débattu par les militants anti-racistes ou féministes.

Comme en géométrie, ça parle de trajectoires qui se croisent et de zones de recoupement. Mais en France «l’intersectionnalité» est une notion avant tout utilisée par les sociologues. Le concept est à première vue simple: montrer que la domination est plurielle et tenter de mesurer l’impact de discriminations multiples - de sexe, de classe, de race surtout, mais aussi de handicap ou d’orientation sexuelle - qui se croisent, parfois se renforcent, mais pas toujours. Cliquer ici
  
  DÉCRYPTAGE 

Sandra Bland avait 28 ans lorsqu’elle est morte dans une cellule de prison au Texas. C’était le 13 juillet en début de matinée, trois jours après son arrestation lors d'un contrôle routier qui a dégénéré, alors qu’elle se rendait dans l’après-midi à l’université où elle devait commencer un nouveau boulot. Le rapport d'autopsie présenté jeudi par le bureau du procureur indique que la jeune femme noire s'est bien suicidée, alors que les circonstances de sa mort ont fait l'objet d'une vive polémique aux Etats-Unis. Retour, point par point, sur les questions qu'ont soulevé ces événements. Cliquer ici

Et aussi

















Et encore