jeudi 18 février 2016

Le NPA 34 répond à Ensemble 34...



 Bonjour,

Nous avons bien reçu  votre proposition d’une rencontre le jeudi 18 février (lire ci-dessous).

Face à la situation politique et aux mesures prises par le gouvernement Hollande-Valls, mesures régressives socialement et liberticides,  il nous semble aujourd’hui essentiel  de proposer une alternative politique  anticapitaliste, résolument indépendante du PS.

Plus que jamais  il est nécessaire de regrouper autour d’un projet de rupture avec le capitalisme toutes les forces sociales, associatives, organisationnelles, toutes celles et ceux qui se battent contre les projets inutiles, contre l’état d’urgence et la déchéance de nationalité, contre la casse du droit du travail, contre la répression syndicale ….pour ne prendre que ces quelques exemples. Plus que jamais il nous paraît  urgent de prendre des initiatives concrètes  pour s’opposer  à ces politiques qui font le lit du Front national et  ne satisfont que le Medef.  Oui, il y a urgence à débattre et à proposer une alternative  capable de porter  et de faire avancer les mobilisations sociales, écologiques et démocratiques.

Cet échange là nous y sommes prêts. 


Mais le cadre que vous fixez dans votre lettre est essentiellement électoral. Au demeurant, les évènements survenus depuis la réception de votre courrier, ralliement de quelques « verts », dont la présidente d’EELV au gouvernement, la déclaration unilatérale de Mélenchon, semblent restreindre largement le champ des discussions.

Quoi qu’il en soit, ce terrain ne correspond pas aux attentes des milliers d’exploité-e-s et d’opprimé-e-s  qui se méfient de plus en plus et à juste titre des meccanos électoraux.

Nous continuons de penser qu’il est impossible de prétendre organiser la résistance à ce gouvernement  tout en continuant de collaborer avec ses représentants et ses alliés dans de multiples combinaisons électorales, ou en votant à l’assemblée les textes sur l’état d’urgence que l’on prétend combattre dans la rue. Ce confusionnisme permanent ne peut qu’ajouter à la désespérance sociale qui conduit aujourd’hui de nombreux salariés à se tourner vers les fausses solutions du FN.

C’est pourquoi nous déclinons votre proposition d’échange dans un tel cadre.

 Salutations anticapitalistes, pour le NPA 34 Martine GRANIER et Gérard ARNAUD, portes parole

Photos : Carole Delga, présidente socialiste de Région, et Myriam Martin (Ensemble), sa colistière de second tour et élue de la majorité régionale.