mardi 9 février 2016

Rapport pour 2015. Les Roms « cibles d’une discrimination systématique de l’Etat »...


La Convention européenne des droits de l’homme ? Foutaise répond l'écho "socialiste" !

Le calvaire des Roms continue. A Sète, les intrusions policières perturbent le travail engagé, avec l’aval du Préfet, auprès des familles du Mas Coulet. 

Même si des fonds ont été débloqués par l’Etat et l’Europe pour faciliter l’intégration des populations roms de l’Hérault, ces familles continuent souvent à vivre en caravanes, privées des services minimums (ramassage des déchets, accès à l’eau, à des sanitaires...) inscrits dans la convention européenne des Droits de l’Homme. C’est le cas à Montpellier, Béziers mais aussi à Sète où des associations, dont la Cimade, la LDH, Amnesty International ou la Pastorale des Migrants, se battent depuis un an et demi pour que des solutions de relogement pérennes soient trouvées aux familles dites du Mas Coulet.

« Depuis 5 voire 6 ans, ces gens (44 à ce jour) migrent d’un terrain à l’autre au gré des expulsions, rappelle Janine Léger de l’accueil migrants Sète (antenne de la Cimade). En août dernier, ils ont ainsi dû quitter le parking du Mas Coulet, sans qu’aucune alternative réaliste ne leur soit proposée conformément à la circulaire relative à l’évacuation des campements illicites. » Et ce en dépit des nombreuses démarches engagées par le collectif d’associations auprès du maire et du préfet. Cliquer ici

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2 015 aura été difficile pour les Roms de France. Commencée avec le refus d’inhumation dans le cimetière communal de Champlan (Essonne) de Francesca, morte le 1er janvier et âgée de deux mois, l’année s’est terminée par la blessure au Stade de France, le 13 novembre, de deux hommes et un adolescent de cette communauté, qui compte quelque 20 000 personnes dans l’Hexagone.

Entre ces drames, 11 128 personnes ont été expulsées de 111 campements par la force publique. Ces 11 128 Roms, qui ont dû quitter leur caravane ou leur abri, représentent 60 % des habitants des bidonvilles que compte le territoire, selon le très officiel recensement de la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement. Sur ces 111 campements évacués, 76 ont subi ce sort à la suite d’une assignation devant un tribunal ; 31 à la suite d’un arrêté d’insalubrité ou de péril pris par le maire ou le préfet. S’y ajoutent quatre campements abandonnés volontairement par leurs habitants après une annonce d’éviction imminente. Cliquer ici

 Il n'y a pas photo !


Mécanique des discriminations : quand l'Etat fait un geste, c'est l'extrême droite qui prend le relais...

 "Saint-Genis ne sera pas Calais". Une trentaine de militants identitaires ont investi samedi matin le toit d'un bâtiment qui va prochainement accueillir un village de Roms, à Saint-Genis-les-Ollières, près de Lyon. Debout sur le toit, ils ont déployé une très grande banderole autour de la façade. Cliquer ici

 

Au nombre des dommages collatéraux, si l’on ose dire, des événements terribles de la fin 2015 et du tombereau de mesures répressives qui les ont suivis, on notera le passage à la trappe de thématiques sur lesquelles il était déjà bien difficile de mobiliser. L’état d’urgence ne doit pourtant pas nous faire oublier ces combats...
Un tout récent rapport issu d’un travail commun de La Ligue des droits de l’homme et de l’European Roma Rights Center sur la « situation, inhumaine, indigne  et dégradante » vécue par grand nombre de Roms (ou personnes désignées comme telles) nous le rappelle opportunément. Cliquer ici

Aujourd'hui comme hier...

Sur Montpellier, il n'y a pas si longtemps... 


En 2014...




NPA 34, NPA