Entre 4500 et 5000 à Montpellier. Forte mobilisation partout dans le pays...


 ... Valls-49.3, notre "minorité" est toujours plus largement majoritaire que ta minorité !
Ta Loi "Travail", c'est destination poubelle ! Et toi avec !

Correspondance photo NPA 34

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Deux faits notables, indices d'une détermination toujours plus forte, à cette huitième manif montpelliéraine contre la Loi Capital : la massivité accrue des cortèges de Solidaires et de Nuit Debout !




AG Populaire Nuit Debout en force au grand jour !


 





Juste derrière, en fin de manif, les casseurs patentés !
 

...et, sur les côtés, leurs camarades Bac -10 en provocation permanente...

 

 

 En face une "banderole" de dissuasion...

 

Devant Nuit Debout, Solidaires en un cortège également très fourni

 

Egalement présents...



Et tout devant, comme d'habitude, derrière la banderole unitaire de tête, un énorme cortège CGT












A l'arrivée, le temps des discours...




Au nom d'AG Populaire Nuit Debout...


... Et puis débute une belle AG convoquée par Nuit Debout sur la Comédie



Avec une logistique "on lutte, on discute mais on bouffe aussi" !


Après de fructueux échanges sur la situation et ses perspectives visant à faire monter le rapport de force qui se dessine en notre faveur, rendez-vous est donné à l'AG hebdomadaire de Nuit Debout, samedi prochain à partir de 18 h sur cette même place de la Comédie. Loi Travail et son monde, c'est toujours et toujours NON !

Pour écouter ce qui s'est dit à cette AG

 Cliquer ici



Et aussi 

Minoritaires ? Jusqu’au-boutistes ? Les 153 000 personnes qui, selon la police, ont défilé jeudi dans toute la France contre le projet de loi travail, avaient surtout envie de renvoyer la critique au visage du gouvernement. Dans la capitale, où le cortège a réuni 30 % de manifestants en plus par rapport à la dernière journée de mobilisation, Fabrice Michaud, secrétaire général de la CGT de Paris Aéroport, n’en démord pas : «L’obstination et les provocations répétées de Manuel Valls à l’encontre de notre syndicat et des salariés servent notre mobilisation. Les attaques sur notre représentativité, on les vit très bien. La CGT compte 700 000 adhérents, alors que l’ensemble des partis politiques n’en affichent que 365 000.» Cliquer ici

  
 Et pendant ce temps les manigances politiciennes au sein du PS s'emballent, signe que la crise politique les atteint (super !), signe aussi qu'ils continuent à préparer, "tous ensemble", frondeurs/pas frondeurs, les mauvais coups et les leurres (la négociation du projet de loi !). (1) Alors qu'il n'y a qu'une seule solution que la rue et désormais de plus en plus de lieux de travail portent régulièrement : la mobilisation, toujours plus de mobilisation sur un seul objectif : le retrait, un point c'est tout ! Cliquer ici

(1) Apprécions le sens de la manoeuvre d'un des chefs frondeurs, Christian Paul : dans l'extrait ci-contre, il nous est rapporté que lui et ses comparses ne demandent plus "le retrait de la loi", seulement la modification de l'article 2 ! Pourtant, le jour d'après il fait partie des signataires d'un appel "de gauche" à Hollande à faire «le choix courageux de l'apaisement» où, en (assez) clair, il est clamé qu' «Il est encore temps d’abandonner ces réformes qui inquiètent légitimement, etc.». En plus clair : il faudrait (conditionnel de mise !) retirer le projet de Loi Travail ! Retrait/pas retrait... un bon résumé de ce qu'est la clique des politicards en place... Une machine à nous prendre pour des  demeuré-es !

Le fin mot de l'affaire... La droite a du souci à se faire, le Medef vote Hollande/Valls !


Décidément le gouvernement est dans la nasse... La tentative de criminaliser le mouvement social est prise à revers !

  Voilà deux mois que le gouvernement ne sait plus que faire pour venir à bout d’un mouvement auquel il ne comprend rien. Après avoir usé jusqu’à la lie la rhétorique anticasseur, il inaugure depuis la semaine dernière une nouvelle stratégie afin d’écraser ce qui lui résiste. Cette stratégie consiste à isoler, sur les suggestions des services de renseignement, des «groupes organisés» constitués policièrement en «associations de malfaiteurs», puis à les accuser de faits dont on exagère la gravité afin de pétrifier tant la population que ceux qui luttent. Ainsi, on annonçait jeudi 19 mai l’arrestation à Rennes d’un groupe de 20 «casseurs», jeunes «radicalisés» appartenant à la «mouvance anarcho-autonome», une «association de malfaiteurs» qui s’apprêtait à «saboter» le métro de la ville. Renseignements pris, le sabotage en question était une action de blocage économique décidée en assemblée générale interprofessionnelle et menée de concert avec la CGT-Route qui bloquait les axes routiers en périphérie de la ville. L’«association de malfaiteurs» se réunissait dans les locaux de Sud-Solidaires et s’apprêtait, en fait, à coller des autocollants sur les composteurs de billets, voire, pour les plus extrémistes, à y introduire de la mousse expansive. Cliquer ici

La haine antimanifestants de la police et du gouvernement !

 
Les manifestations de jeudi ont donné lieu à de nouvelles violences policières. À Paris, au moins deux personnes ont été grièvement blessées à la tête. L'IGPN a été saisie de l'un des deux cas. La police des polices a aussi été saisie à Caen, où un jeune homme a été frappé au sol par des policiers. À Toulouse, la vidéo d'une jeune femme bousculée tourne en boucle sur les réseaux sociaux. 

« Il n'y a aucune consigne de retenue, aucune consigne de ne pas interpeller, aucune consigne de ne pas aller jusqu'au bout pour ne pas appréhender les casseurs », avait martelé Manuel Valls, le 19 mai, chez RTL. On s’en doutait un peu. Jeudi, l’absence de « consignes de retenue » des forces de l’ordre s’est une nouvelle fois confirmée lors des manifestions contre la loi travail.

Le jet, non réglementaire, d’une grenade de désencerclement par la police a fait un blessé grave, jeudi soir à Paris, près de la porte de Vincennes. Et de multiples charges ont été conduites place de la Nation, lieu d’arrivée de la manifestation, par les unités de CRS et de gendarmes mobiles. Selon un bilan obtenu par Mediapart, une quarantaine de personnes ont été blessées, et trois manifestants touchés par des tirs de Flash-Ball, dont un à la mâchoire.

À Caen, un manifestant a été roué de coups à terre. À Toulouse, des agents de la BAC ont interpellé une jeune fille en la tirant par sa queue-de-cheval, tandis qu’une passante a été jetée à terre par un membre d’une compagnie d’intervention. Autant de pertes de contrôle, d’infractions à la déontologie.
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’exprimant sur l’incident de la porte de Vincennes, a fait savoir qu’il venait de demander une enquête administrative afin d’établir les circonstances de l’usage de cette grenade. Le parquet de Paris a ouvert de son côté une enquête judiciaire qu’il a confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN)

Plusieurs vidéos de l’incident de la porte de Vincennes permettent de reconstituer précisément les circonstances de l’usage de sa grenade par le policier, ainsi que son geste, qui a conduit à faire rouler la grenade dans les pieds des personnes attroupées, à l’angle du cours de Vincennes et de la rue du Général-Niessel. Sur ces vidéos, on voit cinq fonctionnaires en uniforme noir, des compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI), longer un muret et s’engouffrer dans un jardinet. À cet endroit, un groupe de policiers s’était déjà mis à l’abri après avoir interpellé un lycéen dans un bus, au moment où des manifestants de Solidaires se dispersaient sur le cours de Vincennes.

S’ils étaient en présence d’une foule mécontente mêlée à de nombreux journalistes, les policiers ne subissaient aucune violence, ni jet de projectile. « Ils n’étaient pas attaqués, ni encerclés, analyse le journaliste Gaspard Glanz, de l’agence Taranis News, qui a mis en ligne l’une des vidéos. Et surtout, il lance la grenade sans regarder où il la lance. La victime l’a donc prise à la tête à un mètre de distance. » 

Selon un témoignage recueilli par Mediapart, parmi la centaine de personnes qui se trouvaient sur place, il n’y avait pas de manifestants masqués prêts à en découdre mais de simples manifestants qui criaient « Libérez nos camarades ! ». « La foule n’était pas du tout hostile », insiste ce jeune homme qui a souhaité rester anonyme. Selon son récit, tout a commencé place de la Nation au moment de la dispersion. Les manifestants sont sortis du côté du cours de Vincennes; or les policiers, qui venaient de procéder à une interpellation sur la place, détenaient la personne arrêtée dans un camion juste après la sortie. « Du coup, les gens sont restés ici en demandant sa libération », indique notre source. « Une rumeur a voulu que ce soit un membre de Solidaires, donc, quand les membres de ce syndicat sont arrivés à leur tour, ils sont aussi restés. » 

La police a alors repoussé tout le monde vers le cours de Vincennes, créant de facto une manifestation sauvage. Des camions des forces de l’ordre ont alors devancé ce groupe de manifestants pour l’arrêter, procédant dans la foulée à plusieurs arrestations avant de se réfugier dans un immeuble.  

Gaspard Glanz a filmé, jeudi, d’autres personnes blessées aux jambes place de la Nation par des éclats métalliques de grenade. « Ce sont des grenades explosives de vieille génération, poursuit-il. Elles ont été utilisées à Strasbourg ou à Sivens. Leur tube est entouré d’une couche de plastique et de métal, et leurs éclats percent et s’incrustent sous la peau.  

Plus d’une quarantaine de personnes ont dû être soignées à Paris tout au long du cortège, en particulier place de la Nation. Selon diverses sources, quatre personnes ont souffert en raison de grenades de désencerclement, sans compter les deux personnes blessées à la tempe, la première à Nation, la seconde cours de Vincennes. Trois personnes ont par ailleurs été blessées par des tirs de LBD, deux à l’abdomen et une à la mâchoire. « Certaines personnes avaient de véritables trous assez profonds, et non pas de simples plaies », nous indique une personne témoin de ces incidents.

Les stratégies du maintien de l’ordre ont varié lors de la manifestation parisienne. La présence policière a en effet été limitée le long du cortège, malgré l’assaut de certaines vitrines, mais elle a été renforcée à l’arrivée, place de la Nation. Des unités de CRS, des gendarmes mobiles et des compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI) ont multiplié les charges sans coordination apparente. « Les CSI sont utilisées pour les violences urbaines, dans les quartiers, explique un fonctionnaire. Ils ont fait du “rentre-dedans”. Il y a eu visiblement des bisbilles entre policiers et gendarmes. » La place de la Nation avait été coupée en deux, et fermée sur les avenues en direction de République, formant une « espèce d’entonnoir ». Police et gendarmes ont fait des charges multiples, par petits groupes, pour interpeller ou simplement disperser les manifestants sur la place.

Plus tôt, la tentative de sortie de la tête du cortège vers la rue de Chaligny a donné lieu aux premières charges. « Ils ont nassé les manifestants rue de Chaligny, puis ils ont comprimé la nasse et ils ont gazé, c’est non réglementaire ça, c’est de la torture », commente un journaliste lui aussi bloqué. « Ils ont été surpris quand les types sont allés rue de Chaligny, analyse un fonctionnaire. Ils ont essayé de les bloquer et ils se sont aperçus qu’ils n’avaient pas les moyens de gérer la suite. » Un autre incident a fait frémir les témoins, et manifestants, cour Saint-Éloi. « Un flic s’est fait repérer, il n’a pas hésité à sortir son revolver, soupire un fonctionnaire. On est passé à deux doigts de la bavure. »  

La situation était également tendue en province. À Toulouse, une vidéo a largement circulé vendredi, dans laquelle on voit une jeune femme malmenée par un CRS. 

À Caen, l’IGPN a été saisie vendredi après qu’une plainte a été déposée pour « violences commises par une personne chargée de mission de service public ». Lors d’une charge des forces de l’ordre, un homme a été frappé à plusieurs reprises alors qu’il se trouvait à terre. La scène se passe place Gardin et a été filmée.

À Lyon, selon le récit du site Rebellyon, une cinquantaine de personnes ont été blessées au moment de la dispersion place Bellecour. Pendant la manifestation, plus tôt dans la journée, le site signale « au moins une personne blessée par Flash-Ball à la Guillotière, en pleine tête, et un autre aux jambes place du Pont. D’autres personnes blessées par des grenades de désencerclement tirées en masse ». Cliquer ici (article réservé aux abonné-es)



Scène filmée hier à Toulouse, ‪#‎violencespolicieres‬ contre une femme pendant la ‪#‎manif26mai‬. ‪#‎JaiHonte‬

Cliquer sur la page FB Info'Com-CGT
On peut voir ici aussi et ici avec la scène d'avant

Cliquer sur Twitter 

Quand la BAC dégaine. C'était à Paris lors de la dernière manif...


Jeudi 26 mai, deux flics de la BAC  sont repérés aux abords du cortège de tête. Quelques personnes s'occupent de les raccompagner vers la sortie, c'est-à-dire la rue la plus proche, mais les deux téméraires jouent les gros bras. C'est alors qu'à deux reprises, un des deux gars de la BAC sort son arme et braque les manifestants qui lui avaient dit de dégager. Cliquer sur la page FB ici

«Il y a des moments où c’est intelligent d’aller tout péter»

Retour sur la Loi "Travail"...

On entend dire depuis plus de 30 ans que le code du travail, trop protecteur pour les salariés, dissuade les employeurs d'embaucher. Pourtant de nombreuses réformes ont flexibilisé l'emploi depuis la fin des années 1970. Ça n'a pas empêché le chômage de croître.
Les employeurs ont obtenu des facilités non seulement pour recourir à des contrats flexibles et précaires (CDD, intérim...), mais aussi pour se séparer de leurs salariés en CDI. À côté du licenciement, ils utilisent les ruptures conventionnelles qui permettent de mettre fin au contrat de travail avec l'accord (souvent contraint) du salarié.
La loi Travail prévoit une nouvelle dose de flexibilité, sur le temps de travail, la rémunération des heures supplémentaires, les licenciements, etc. Comme si licencier était le meilleur moyen d'embaucher. Mais aucune étude n’a réussi à démontrer un lien entre un code du travail protecteur et le niveau du chômage. Même l'OCDE, qui défend ardemment l'affaiblissement des protections des salariés depuis les années 1990, a conclu dès 2004 qu’il n’était pas possible d’établir ce lien. Cliquer ici

 Et encore 1

Cliquer ici 

Et encore 2



NPA 34, NPA