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dimanche 22 mai 2016

"Il paraît qu’il y a eu des «dégâts» place de la République"...


Des dégâts? République ?
 Et si on se décrassait les neurones ?



Il paraît qu’il y a eu des «dégâts» place de la République ; les riverains, comme on les appelle désormais, se plaignent des vitrines cassées, des agences bancaires dévastées, de la baisse du commerce et du tort à l’image : c’est étonnant cette mode des riverains, auxquels on demande toujours leur avis (qui est toujours négatif) dès qu’il y a un début de kermesse, un départ de feu, une étincelle de révolte sous leurs fenêtres. Des riverains qui vivent place de la République mais ne veulent pas entendre parler de la République. D’ailleurs, ils n’ont pas complètement tort. Elle ne s’appelle plus République depuis longtemps, elle porte tant d’autres noms.

Si on la prend par la côte Est, elle s’appelle d’abord Quick. Quick veut dire rapide : quand on mange vite un plat fait rapidement, on meurt plus vite. Elle s’appelle KFC, une enseigne qui a ôté de son sigle la lettre «U», car baiser le client à ce point est un tour de force alimentaire. Le massacre des poulets de batterie par la malbouffe est un cauchemar non seulement pour les végétariens mais aussi pour les antivégétariens comme moi. La place de la République s’appelle ensuite McDo, une société qui ne paie pas ses impôts en France (au moins jusqu’en 2013), mais que les prolétaires apprécient parce qu’ils n’ont pas les moyens de faire de l’optimisation fiscale. Cliquer ici


 Opération décrassage neuronal réussie, les dégâts, les vrais, se donnent à voir ici : la dernière version de la Loi "Travail"...

par Gérard Filoche

Valls lui même l’a clairement dit : « - Ce n’est pas une réformette c’est une révolution » et puis « - La loi ne changera qu’à la périphérie pas en son centre ».

Le président Hollande essaie de nous vendre une loi   »juste » et   »équilibrée »  mais c’est de la langue de bois, cette loi est entièrement orientée à 100 % pour les patrons, rien rien rien pour les salariés. 

Elle détruit un siècle de notre code du travail, c’est une rupture historique, théorique, juridique, principielle, fondamentale avec notre modèle social, elle casse ce qu’ont fait Léon Blum, Francois Mitterrand et Lionel Jospin. 

Tout est dans sa philosophie, article 1 : adapter les humains aux entreprises au lieu d’adapter les entreprises aux humains
Elle allonge les durées du travail et elle baisse les salaires, elle facilite les licenciements et donc, le chômage. 

Mais pas seulement, elle nourrit la remise en cause du salariat, pour en revenir à des loueurs de bras, des tâcherons, sans horaires ni droits, comme les VTC d’Uber : le débat a eu lieu depuis deux ans, El Khomri tranche pour Uber, les VTC ne relèveront pas du code du travail. C’est en ce sens réactionnaire que sont allées les dernières versions de la loi sous les coups de boutoir du gouvernement au Parlement.
Et apres, ils nous mentent avec aplomb  et langue de bois, même pas la sincérité d’un embryon d’honnêteté !
Non la loi n ‘a pas avancé, oui, elle encore reculé et en voilà la preuve détaillée : cliquer ici

Comment le gouvernement a profité du 49-3 pour encore aggraver le texte | L'Humanité
Les avocats Jean-Charles Mirande et Hervé Tourniquet analysent pour l’Humanité l’évolution de l’article 11 de la loi travail, une « bombe à retardement » qu’ils avaient détaillée dans notre édition du 11 mars. Pour eux, sa version amendée dément l’idée d’un texte plus « équilibré ».

Le pire est devant nous !
Le Sénat va revenir à la version première qui avait les faveurs de la droite et il va même la "muscler" !

Valls : « La ministre sera ouverte aux propositions de la Haute assemblée sur tous les sujets »

 


Et donc...  

 


Quant à nous, nous n’avons aucun scrupule : si nous avions des députés comme pourrait le permettre le système à la proportionnelle que nous défendons, ils feraient tomber ce gouvernement et mettrait cette loi travail à la poubelle, par tous les moyens nécessaires, y compris en votant une motion de censure avec la droite. Et l’argument pourrait même être retourné : comment de toute façon défendre ces institutions qui permettent qu’un gouvernement si minoritaire dans le pays soit maintenu au pouvoir ?

Mais rien n’est fini : le texte de loi doit dorénavant passer par le Sénat puis revenir à l’Assemblée nationale où le gouvernement n’aura toujours pas de majorité... N’oublions pas que le contrat première embauche fut retiré après avoir été adopté par le 49-3. Oui, la loi travail peut tomber... grâce à la censure des salariéEs du privé comme du public, dans la rue. De ce point de vue, les prochains jours sont décisifs. Cliquer ici


Et aussi



 NPA 34, NP