Loi Travail bousculée dans la rue, Parlement piétiné par le gouvernement...


La baudruche parlementaire se dégonfle,  c'est dans la rue, les places et les lieux de travail que tout se joue ! "Loi chômage-précarité", retrait un point c'est tout !

Comme  nous en évoquions la possibilité, dimanche, dans l'édito de notre dernière Lettre d'Information (voir ci-dessous), le gouvernement passe en force : il recourt au 49.3 dès aujourd'hui pour faire adopter sans plus de débat et sans vote, sa Loi Travail. Ce coup de force institutionnel est la preuve paradoxale de sa faiblesse politique : il ne peut même plus compter sur sa majorité (seuls 88 députés socialistes sur les 288 composant le groupe soutiendraient cette réforme !) pour continuer à sévir ! Preuve est faite que le Parlement lui-même est devenu une serpillère politique sur laquelle ce gouvernement de la gauche de droite s'essuie les pieds. Nous ne pleurerons pas sur une institution qui a démontré jusqu'ici sa disponibilité à entériner tant de mauvais coups portés contre la population. Nous ne nous leurrons pas non plus sur la capacité de ces parlementaires socialistes, récalcitrants du jour, à aller jusqu'au bout d'une démarche d'opposition radicale au cours capitaliste du gouvernement qu'ils ont soutenu jusqu'à aujourd'hui et nous vérifierons leur incapacité ( à quelques exceptions près ?) à lui infliger une motion de censure seule en mesure de bloquer institutionnellement le 49.3 et donc l'adoption de cette loi scélérate ! Seule la poursuite et l'accentuation de la mobilisation actuelle, dans la rue et sur les places, qui est, au demeurant, à l'origine de cette déstabilisation du bloc parlementaire-gouvernemental, permettront de donner, avec l'élargissement aux lieux de travail, la réponse nécessaire au passage en force de Valls et sa bande ! (Communiqué du NPA 34)

APPEL A MOBILISATION CIRCULANT SUR LES RESEAUX SOCIAUX
Suite au passage en force de la loi travail (El Khomri) par le 49.3
rendez-vous ce soir à 19h devant la Préfecture de Montpellier. Venez avec tous ce que
vous avez (banderole, flambeau, pancarte, slogans, de quoi faire du bruit, votre bonne humeur et l'envie de lutter !) !!!
On peut pas laisser faire ça, battons-nous !!
A faire tourner
!


Communiqué national du NPA : censurons ce gouvernement !



Info en continu ici : http://www.liberation.fr/france/2016/05/10/loi-travail-valls-annonce-aux-deputes-le-recours-au-493-des-cet-apres-midi_1451599

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Loi Travail bousculée dans la rue, Parlement piétiné par le gouvernement......finissons le ... travail ! Que mille grèves reconductibles fleurissent notre monde !

 www.npa34.org                                              npa@npa34.org








Face à la forte mobilisation contre sa loi "antiTravail", Manuel Valls manie le chaud et le froid en évoquant la forte possibilité de recourir au 49.3 dont il avait déclaré 3 jours plus tôt qu'il n'était pas "l'option" privilégiée pour faire passer sa réforme. Ce mécanisme institutionnel, emblématique de la Ve République, était autrefois dénoncé par la gauche en ce qu'il assure la prééminence du gouvernement sur le Parlement en lui permettant d'éviter, à l'occasion, tout vote sur ses propositions législatives.
 

Son appropriation aujourd'hui par un gouvernement socialiste parachève le basculement à droite de ce qui prétend encore, à la notoire exception d'un  Macron, s'appeler "la gauche". On aurait tort cependant de croire que, par rebond, il y aurait quelque chose à attendre d'une "vraie" gauche socialiste dont les apparences disent que le 49.3 punirait sa gauchitude sur la Loi Travail. S'il est en effet indéniable que ces "frondeurs" historiques ou plus récents du PS refusent (pourraient refuser ?) de voter cette loi, il n'en reste pas moins qu'ils/elles jouent aussi paradoxalement le jeu du 49.3 en ne recourant pas à la seule possibilité que celui-ci laisse à ceux et celles qui s'opposeraient vraiment à la politique gouvernementale : le dépôt d'une motion de censure qui désavouerait cette politique ! Et qui évidemment ouvrirait sur une crise politique majeure absolument nécessaire pour mettre un coup d'arrêt à la volonté de détruire le Code du Travail et, dans la foulée, pour poser les jalons d'une autre politique portée, encore de façon embryonnaire, par le mouvement social en cours ! Toutes choses dont on sait bien que lesdits frondeurs ne veulent pas, attaché-es qu'ils/elles restent à leur appartenance au PS ! Un député socialiste a, au demeurant, résumé cyniquement (et anonymement) tout l'avantage que "l'opposant" qu'il est à la Loi Travail trouvait au 49.3 dans l'instant où ses camarades dénoncent, à l'esbroufe, qu'il est un mauvais coup porté contre eux/elles, contre la démocratie, etc. : "Un député PS : « Le 49.3 nous arrange ». « On n'a aucune envie d'assumer ce texte [la loi Travail]. On pense déjà à nos législatives. Si elle passe au 49.3, on pourra dire à nos électeurs que, nous, députés de base, on ne l'a pas votée. Comme la loi Macron. »"  (lire ici et, pour saisir l'idée de Manuel Valls, ici)! Sans commentaire.


Cet électoralisme politicien (pardon pour la redondance) d'une pseudo opposition parlementaire socialiste au gouvernement devrait servir de repoussoir absolu à tous ceux et à toutes celles qui déclarent vouloir en découdre avec la politique de régression sociale en cours. Il devrait inciter, en particulier les directions des confédérations syndicales ayant engagé la mobilisation, et, pour la CGT, ayant envisagé le déclenchement d'un processus général de grèves à reconduire, à éviter de rester prisonniers du calendrier de ce débat parlementaire biaisé et donc à éviter de tergiverser sur la préparation du "tous ensemble" seul à même de faire reculer le gouvernement sur son projet de loi.

Chiche !

 A la veille de l'entrée en grève reconductible des transporteurs routiers et d'une relance de l'action parmi les personnels de la SNCF, il est urgent qu'un front de mobilisation faisant converger les salarié-es prêt-es à la lutte et les nuitdeboutistes toujours fortement sur la brèche se donne les moyens que, de proche en proche mais rapidement, de multiples autres secteurs du monde du travail se persuadent que le jour G comme grève générale est arrivé...
 
Le mouvement social ne peut compter que sur lui-même pour gagner sur la défense du Code du Travail mais aussi sur la construction d'un rapport de force mettant en cause l'ensemble d'une politique source de tant de malheurs sociaux et de si graves dangers politiques (la montée du FN dont on aura remarqué qu'en temps de manifestations et de grèves il perd immédiatement de sa superbe) pour l'immense majorité de la population. 



Les jours qui viennent vont être décisifs ! Tous ensemble, toutes ensemble dans la convergence des luttes !

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Montpellier. A noter sur les agendas (agenda complet des actions en fin de page)

- lundi 9 mai Réunion pour la formation d’un collectif de soutien aux migrants
19h au local du NPA (32bis rue du Fbg Boutonnet)

- jeudi 12
mai Montpellier 19h  à l'appel de l'AG populaire Nuit debout
Rendez-vous pour une casserolade/déambulation
à la tour de la Babote (prenez casseroles, sifflets...)


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Aujourd'hui lundi 9 mai, du côté du...Palais Bourbon (!) 

"Une étrange conception de la démocratie parlementaire (sic) qui en dit long sur l'état d'esprit du gouvernement." (Marianne)

 Parlement atterré...Parlement-à-terre...? Ne le relevons pas !

 
 Cliquer ici

 Aujourd'hui devant l'Assemblée Nationale



Quelques liens extraits de la dernière livraison de la Lettre d'Information (LI) du NPA 34
Les policiers casseurs...



Les rédacteurs de cette rubrique n’aiment pas les mensonges, encore moins les menteurs et ceux qui leur donnent la parole sans sourciller.
Le 1er mai, à Paris, "le traditionnel défilé syndical, qui réunissait SUD, FO et la CGT pour contester la loi travail, a vu des Black Bloc s’emparer de la tête du cortège pour affronter les forces de l’ordre" nous apprend le journal Libération qui titre « 1er Mai : un défilé, deux colères ». Tiens donc. Une tête de cortège confisquée par "200 personnes", pour lesquelles "l’occasion d’affronter les policiers est trop belle". Ca se tient... Creusons. Cliquer ici


L'impossible peut parfois, parfois... se produire. C'était en décembre 2013... Pas en France !

Vidéo et texte en cliquant ici

Irremplaçables places ...


D’Aubervilliers à Paris 20e, l’inquiétude était palpable quant à l’avenir du mouvement. Une ombre désignée avec quasiment les mêmes mots : « Bon, ce mouvement, on a vu ce que ça pouvait donner en Espagne et en Grèce, et ça a débouché sur des partis politiques. C’est sûr que ce n’est pas ce qu’on veut... » Oubliant toute déontologie et devoir de réserve (qu’il n’a jamais eu), le reporter de CQFD prend la parole sur la place des Fêtes, pour rappeler que le mouvement 15-M et les Indignados [4] avaient accouché de bien d’autres choses que Podemos. Julien : « Ce qui est vraiment fort comme action, et surtout localement, c’est l’organisation de groupes de défense. Qu’un de vos voisins se fasse expulser, un coup de fil, et il y a 50 personnes motivées qui viennent pour le défendre. Pareil pour des questions de boulots, de papiers. Puisqu’on parle de construire quelque chose qui dure et qui intéresse vraiment et concrètement les gens d’ici... » Les mains se lèvent et gigotent. Emporté par l’émotion, le petit gars de CQFD s’applaudit lui-même, ce qui fait rire l’AG. C’est vrai que ce n’est pas grave d’être ridicule. Cliquer ici

 Au début était la Loi ...


L’argument selon lequel faciliter encore les ruptures CDI favoriserait la stabilisation des travailleurs plus précaires n’a aucun fondement empirique.  

Les employeurs seraient terrorisés à l’idée d’embaucher, la faute à un marché du travail trop rigide. Un mythe ? Oui, les entreprises bénéficient déjà d’une grande souplesse qui se traduit par une plus grande précarité pour les salariés. Le projet de loi El Khomri vise à assouplir les règles juridiques qui s’imposent aux entreprises au nom de la compétitivité, de l’emploi, et de l’amélioration de l’accès des précaires au CDI. L’apologie de la nécessaire «flexibilisation» du marché du travail repose pourtant sur une vision de ce dernier totalement déconnectée des réalités. Cliquer ici
 
Filmer sans  jamais savoir ce qu’on filme, interroger le déplacement du témoignage vers le témoin, etc.


 
La production visuelle autour de la lutte actuelle – celle des militants, pas l’infini film policier – se divise en deux grands types. Le premier, brut, souvent brutal, comprend des vidéos non montées, généralement brèves, jamais assorties de commentaires. Le cas le plus « frappant » serait cette vidéo de l’uppercut administré en plein visage à un adolescent du lycée Bergson le 24 mars 2016 : énormité du geste, simplicité de l’image. Le second type est fait des récits et compte-rendus d’actions ou de manifs (par exemple, ceux de Taranis News), forme plus étendue et articulée, s’en tenant moins à un détail précis – tel coup de matraque, tel gazage – qu’à un événement ressaisi dans sa chronologie. Malgré certains défauts (longueur, approximation du montage, visages non floutés), ces vidéos, par la richesse de leur documentation et la ferveur militante qu’elles engendrent, demeurent salutaires face à un flot médiatique dont on connaît les déformations habituelles. Cliquer ici

Et aussi : à écouter...

Second entretien avec l’historien, philosophe, politologue et critique d’art, Jacques Rancière. il analyse l’actualité depuis la montée du Front National jusqu'à la crise de confiance que traversent les institutions politiques. Cliquer ici



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