Montpellier. Plein succès de la manif des Sanofi qui ont défilé à plus de 700 dont 250 venus en cars de Toulouse !
Montpellier. Sanofi : Montpelliérains et Toulousains unis contre la restructuration (Midi Libre).
Voir ci-dessous.
Luttes. Urgent : la coordination des luttes pour gagner ! (cliquer ici)
Les Sanofi en manifestation à Montpellier : on lâchera rien !
(correspondance NPA 34. Voir ci-dessous le reportage photo)
Forte journée de mobilisation aujourd’hui jeudi 11 octobre à Montpellier à l’occasion du congrès d’0ncologie au Corum. Avec le renfort de plus de 250 employé-es de Sanofi du site de Toulouse arrivé-es en bus (5) à l’Esplanade de l’Europe, les Sanofi ont voulu montrer leur détermination à ne pas « se laisser enfumér »… Les récentes déclarations du ministre Montebourg sur le fait qu’il n’y aurait pas de licenciements mais 900 départs volontaires d’ici 2005 et un maintien du site de Toulouse n’ont pas trompé grand monde…
Stéphane : (Sanofi Montpellier-développement )
« on est encore plus mobilisés qu’en 2009 (premier plan de restructuration)
, nous refusons ce plan ».
Dès le matin les Sanofi de Montpellier sont allés distribuer
des tracts à la fac de pharmacie et de médecine. La jonction se fait aussi avec
la recherche publique (cf tract de l’intersyndicale de la recherche publique). Devant les tentes installées face à l’entrée
du Corum, on échange sur la situation et on se tient au courant de ce qui se passe à Paris dans la réunion du
Comité central d’entreprise (CCE). Blocage semble-t-il : la direction étant
selon l’intersyndicale prise en « flagrant délit de mensonge ».
11h 30 : une délégation des Sanofi et des
représentants de la recherche publique entre au Corum pour intervenir dans le congrès de Cancérologie.
On patiente, les soutiens politiques sont présents : le
Front de Gauche (PC, PG et GA) et le NPA qui a depuis le début été présent à
Toulouse et à Montpellier à tous les jeudis de la colère et à l’initiative de
comités de soutien d’organisations politiques pour exiger le retrait du plan et
le refus de tout licenciement.
Les Sud, Solidaires et l’UL CGT manifestent leur soutien.
Julien et Boris de l’UL CGT : « nous apportons notre soutien matériel
et financier. Un tout récent sondage commandé par la CGT montre que 73% des
français sont pour une loi interdisant les licenciements pour les entreprises
qui font des bénéfices. L’agitation médiatique c’est bien mais il faut prendre
des lois et c’est possible ». Nous échangeons sur la nécessaire
convergence des luttes face à tous les plans de licenciements.
La clameur enfle…ils arrivent à plus de 600, blouses blanches colorées des slogans et des images
maintenant bien connus : "Sanofi, Sanofric…".Le capitalisme nuit gravement à
la santé, photo de Viehbacher recyclée
en affiche du film Le parrain…
On scande des slogans : "Viehbacher dégage, Non aux
licenciements" et puis on entonne les chansons devenues emblématiques
maintenant de la lutte des Sanofi … Ce
qui domine c’est la détermination à continuer, à ne rien lâcher.
La délégation fait le point sur ses interventions au Congrès
de cancérologie : « comment former des étudiants alors qu’il n’y aura
aucune perspective pour eux….Nous le réaffirmons, nous refusons ce plan de
restructuration et demandons le maintien des activités sur les sites de
Toulouse et Montpellier. Nous ne sommes pas dupes, déjà le patron avait fait la
proposition des départs volontaires ». L’intervention est ponctuée du
« on lâchera rien », « on
va gagner ».
Des échos arrivent de Paris, du CCE : « le
document proposé par la direction contient 240 pages et on en est à la page
21…donc d’autres rendez-vous seront nécessaires et on sera là. Quant à
Montebourg s’il s’est fait rouler dans la farine, nous allons lui faire la
preuve des mensonges de la direction…une rencontre entre l’intersyndicale et le
ministre est prévue. »
Le collectif des précaires de la recherche prend la parole pour expliquer leur situation
et témoigner du combat commun pour le maintien de la recherche.
Une petite saynète proposée par des militants du Front de Gauche
illustre la nécessité d'une loi d'interdiction des licenciements pour
les entreprises qui font des profits. Au tour des élu-es d'apporter leur
soutien...Mention spéciale à la députée PS Anne-Yvonne Le Dain pour
avoir recommandé aux Sanofi d'être tout de même raisonnables...Et oui,
on ne peut pas tout....Ils ont apprécié! ..
Le bras de fer engagé sera long mais les Sanofi y sont prêts. Oui, il faut
prendre des mesures immédiates, d’urgence d’abord avec la demande de remboursement des fonds
publics versés à Sanofi, avec les 150 millions d’euros annuels du crédit impôt
recherche, d’interdiction des
licenciements ensuite et envisager toute mesure de passage des sites toulousain
et montpelliérain de Sanofi en propriété publique autogérée par leur personnel
hautement compétent.
La lutte continue, notre solidarité aussi !
Martine, correspondante NPA 34
Extraits : Plus globalement, notamment à travers l’intervention d’un représentant
du collectif des précaires de la recherche de Montpellier, ce sont des
difficultés rencontrées en France par "l’économie du savoir" dont il fut
largement question. Dans un palpable sentiment d’abandon vécu en bonne
partie par les secteurs publics et privés de la recherche et du
développement.
Un sentiment que les récents propos du ministre Arnaud Montebourg ne
semblaient pas, hier, avoir atténué : "Contrairement aux effets
d’annonce de ces dernières heures, le plan de restructuration chez
Sanofi n’est pas modifié. Il s’agit d’un écran de fumée", pouvait-on
lire et entendre sur place.
Des représentants de l’anticapitalisme (le NPA soutenant le mouvement depuis son origine) et de la gauche avaient également fait le déplacement. Comme les députées PS Fanny Dombre-Coste et Anne-Yvonne Le Dain, un tantinet et brièvement chahutées en tant que mandataires d’un pouvoir politique porteur d’attentes. "Il en va des emplois de demain."
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Des représentants de l’anticapitalisme (le NPA soutenant le mouvement depuis son origine) et de la gauche avaient également fait le déplacement. Comme les députées PS Fanny Dombre-Coste et Anne-Yvonne Le Dain, un tantinet et brièvement chahutées en tant que mandataires d’un pouvoir politique porteur d’attentes. "Il en va des emplois de demain."
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Montpellier. Plan de restructuration : 600 à 800 Sanofi manifestent contre (Midi Libre)
Les Sanofi attendent toujours le retrait du plan de restructuration (NouvelObs)
Les Sanofi dans la rue à Montpellier (France 3 Languedoc-Roussillon)
Reportage photo NPA 34
La correspondante du NPA 34 discutant avec des Sanofi et des chercheurs