Démantèlement approuvé par Montebourg,
dénigrement condamné par la justice ...
dénigrement condamné par la justice ...
On croit rêver quand on lit, sur le site de FR 3 Languedoc-Roussillon :
" Sanofi, qui a prévu de supprimer 252 postes sur son site de Montpellier,
doit payer 40,6 millions d'euros d'amende. Une addition salée infligée,
mardi 14 mai, par l'Autorité de la concurrence au laboratoire français
Sanofi (ex-Sanofi-Aventis) pour "stratégie de dénigrement", selon FTVI.
La condamnation est assortie d'une publication obligatoire faisant état
de ces pratiques dans Le Quotidien du médecin et Le Quotidien du
pharmacien. C'est un séisme pour le géant français du médicament, qui a
déjà annoncé la suppression d'"environ 900 postes à l'horizon 2015" afin
d'économiser 2 milliards d'euros, même s'il reste bénéficiaire en 2012." (France 3 Languedoc-Roussillon).
Séisme, donc pour les actionnaires... Quant aux salarié-es, rien à leur sujet, sauf un rôle de variable d'ajustement dans le maintien et l'augmentation du taux de rendement des actions.
Et pendant ce temps, sur le site de Toulouse,
Arnaud Montebourg se la joue grand conciliateur des intérêts patronaux et salariés...
"Arnaud Montebourg était en déplacement à
Toulouse vendredi dernier pour présenter les dernières conclusions de la
mission ministérielle sur l'avenir de Sanofi. 500 emplois conservés, la
bannière Sanofi maintenue à Toulouse pendant 5 ans et une
externalisation partielle de l'activité sont les propositions
principales défendues par le rapport." (toulouseinfos.fr).
.
"Le rapport préconise la création d'une « spin
off » (entité indépendante de la société mère) spécialisée dans la recherche sur le cancer, qui emploierait
80 personnes avec le soutien de Sanofi pendant cinq ans. Les rapporteurs
ont aussi détecté la possibilité de créer cinq start-up
(20 personnes) hébergées par Sanofi et de constituer des laboratoires
communs avec la recherche publique (de 20 à 30 chercheurs).
En
revanche, le rapport ne s'oppose pas au transfert de l'activité sur les
maladies infectieuses à Lyon : 90 postes y seraient transférés et une
quinzaine de chercheurs resteraient à Toulouse pour travailler sur la
tuberculose."(Les Echos)
Inutile d'avoir fait l'ENA ou Sciences Po pour voir que ce rapport fait la part belle à la défense des intérêts patronaux et ne se soucie guère ni de ceux des salariés, ni de l'avenir d'une recherche biomédicale et pharmaceutique au service de la population...
Ci-dessous, les réactions de la CGT et SUD de Sanofi Toulouse, et celle, pour le moins conciliante, de la CFDT... npa34