Il fallait reprendre la rue...il est urgent de se déclarer en opposition au gouvernement !

 

5 mai : frapper ensemble, marcher séparément


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Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblés ce dimanche 5 mai à l’appel du Front de gauche et d’autres organisations, dont le NPA qui manifestait sur ses propres mots d’ordres. C’est un succès.

Dans une situation marquée par le sale boulot gouvernemental, la brutalité des attaques patronales, des reculs du mouvement social, et l’offensive de la droite et de l’extrême droite contre le mariage pour tous, il fallait reprendre la rue. Après la manifestation du 30 septembre contre le traité européen, c’est une grande manifestation d’opposition de gauche à la politique gouvernementale. Au-delà des positions de la direction du Front de gauche, des dizaines de milliers de personnes ont exprimé leur rejet des politiques gouvernementales d’austérité.


Un premier pas
 
Il faut maintenant s’appuyer sur cette manifestation, la remobilisation militante qu’elle a montrée, pour construire la résistance sociale aux plans de licenciements, pour défendre l’emploi, augmenter les salaires, relancer les services publics. Elle doit se prolonger dans la manifestation nationale du 11 mai contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ou dans la mobilisation pour l’égalité des droits, en particulier la défense des droits des homosexuelLEs.


Il faut frapper ensemble pour changer les rapports de forces entre le mouvement social et le gouvernement, la droite et le Front national. Dans la course de vitesse engagée entre l’extrême droite et le peuple de gauche, il est décisif ­d’arracher des victoires partielles, d’enclencher une dynamique de mobilisation, de construire une opposition de gauche au gouvernement qui bloque les plans d’austérité et impose la satisfaction des besoins sociaux de la population.


L’unité d’action, avec le Front de gauche comme avec Lutte ouvrière, est décisive pour faire basculer le rapport de forces en faveur des classes populaires. Mais il faut aussi construire une alternative anticapitaliste face à la profondeur de la crise du système, une politique de rupture avec les exigences de l’Union européenne, l’annulation de la dette illégitime, la socialisation publique du service bancaire et des secteurs clés de l’économie.


Et dans ce domaine, il y a des différences avec les dirigeants du Front de gauche : on ne peut combattre la politique du gouvernement Hollande et exiger de devenir Premier ministre du même Hollande, comme le fait Mélenchon. Les différences entre le social libéralisme et une gauche qui défend les intérêts des classes populaires ne sont pas, comme l’expliquent les responsables du FdG une question de curseur mal placé au sein d’une même majorité PS, Verts et Front de gauche.


Contre un gouvernement social libéral, il faut un gouvernement anti austérité qui s’appuie sur le mouvement social et amorce une rupture avec le système capitaliste. Cela suppose de marcher séparément pour déployer une politique anticapitaliste indépendante.


François Sabado

L'article sur le site national du NPA 

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