Marche ou crève pour que vive le train...

La banderole a déjà traversé trois départements. Vendredi, elle sera dans un quatrième, le Cantal.
 Lozère : une grande marche pour sauver le train des Causses 

FABIEN HISBACQ Midi Libre 21/05/2013


La banderole a déjà traversé trois départements. Vendredi, elle sera dans un quatrième, le Cantal. (FABIEN HISBACQ) 

Le collectif pluraliste de défense de la ligne SNCF Béziers-Neussargues poursuit sa marche.
Ils sont arrivés avec un peu d’avance, juste avant midi. Ce lundi, une cinquantaine de randonneurs ont investi la gare de Marvejols avec une grande banderole “Marche ou crève”. Ils étaient partis de Banassac tôt le matin, faisant des pauses à Saint-Germain-du-Teil, au Monastier et à Chirac. Avec une cause à défendre : sauver la ligne des Causses. C’est en effet le comité pluraliste de réhabilitation, de défense et de promotion de la ligne SNCF Béziers-Millau-Neussargues-Clermont-Ferrand-Paris qui était à l’origine de cette randonnée particulière.

400 marcheurs depuis Béziers

Une marche qui a débuté dans l’Hérault et s’achèvera vendredi à Neussargues, dans le Cantal. Avec "entre 400 et 450 marcheurs depuis Béziers", a assuré le retraité cheminot CGT Maurice Ambec, une des chevilles ouvrières de la manifestation. Parmi les randonneurs, le nouveau dirigeant du Front de gauche lozérien Serge Gayssot et son prédécesseur Guy Galvier, qui marche depuis Tournemire, dans l’Aveyron, et a vécu une journée météorologiquement "apocalyptique" dans les environs de Sévérac-le-Château samedi.

À chaque étape, des élus se joignent aux manifestants, souvent autour d’une collation. Hier midi, c’est donc le maire de Marvejols, Jean Roujon, accompagné d’une partie de son conseil municipal, qui a accueilli les marcheurs à la gare. "La Ville fait partie du comité pluraliste depuis le début", a-t-il rappelé, avant de regretter que le rail soit trop souvent "sacrifié sur l’autel de la rentabilité". "Il n’y a aucune raison que les territoires ruraux fassent les frais des politiques nationales. Je les mets tous à peu près dans le même wagon", a ajouté le maire.

D'autres combats dans les gares

Quatre élus municipaux de Mende avaient aussi fait le déplacement. Pourquoi ? "Si la ligne pète, la gare de Mende pète", raisonnait avec son franc-parler l’adjoint Laurent Suau. Tandis qu’un autre remarquait la position paradoxale de la Région, qui met en place des lignes à un euro et veut en fermer d’autres.

La défense de la ligne Béziers-Neussargues n’était d’ailleurs pas la seule raison de manifester. "Le conseil régional avec la SNCF ferme des gares le week-end, des trains sont remplacés par des cars", a souligné Maurice Ambec, précisant que le comité avait obtenu un rendez-vous avec le ministre chargé des Transports, Frédéric Cuvillier, à une date encore inconnue.

Ce mardi, la marche se poursuit en Lozère entre Aumont-Aubrac et Saint-Chély-d'Apcher.

L'article sur le site de Midi Libre

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NPA 34, NPA