lundi 6 mai 2013

Perpignan. "Une opposition de gauche pour une alternative à l'austérité et un rejet de la droite et de l'extrême droite"


Perpignan. Marche citoyenne : près de 900 personnes ont défilé contre l'austérité dans la cité catalane

L'Indépendant Le 6 mai 2013 par V. Pons

PHOTO/Michel Clementz
  L'appel à manifester en ce dimanche 5 mai place de la Victoire a été entendu par près de 900 personnes venues participer à cette "Marche citoyenne pour la VIe République".

"Pour une démocratie réelle"

Les forces du Front de gauche, auxquelles s'était joint le NPA, se sont mobilisées "en nombre, se réjouissaient les organisateurs, pour lutter contre la finance et l'austérité et instaurer une démocratie réelle qui mettra fin au pouvoir de l'argent !"

Rassemblés dans le calme vers 10 h 30 au pied du Castillet, les manifestants ont tout d'abord écouté avec attention les divers discours des représentants syndicaux avant de former le cortège et de s'acheminer vers la place Rigaud puis la place Cassanyes et de revenir, avant dispersion, place de la Victoire.

Alternative aux partis de l'austérité

Jean Boucher, représentant du NPA66 soulignait : "Il est urgent, à l'heure du bilan catastrophique de la première année présidentielle de François Hollande, qu'une opposition de gauche se regroupe pour proposer une alternative face à tous les partis de l'austérité et aussi contre la droite et l'extrême droite qui tentent de tirer profit du mécontentement populaire. Le gouvernement actuel ne peut plus rester sourd à la colère montante des Français et à la crise sociétale profonde que nous traversons. Notre pouvoir d'achat a drastiquement diminué et la politique économique appliquée nous mène droit dans le mur ! Il faut donc que Hollande se ressaisisse et tienne enfin les promesses qu'il a faites lors de sa campagne. Maintenant, il lui faut réellement changer de cap en axant ses efforts sur l'emploi, les retraites et le pouvoir d'achat".

Le PIB le plus bas de France

De son côté Pierre Place, le secrétaire général de la CGT 66 martelait : "Nous nous sommes engagés dans la bataille contre cette politique d'austérité parce que nous estimons qu'il est encore temps de sauver les meubles... Mais on ne peut plus fermer les yeux, surtout dans un département économiquement sinistré : songez que nous détenons le triste record du PIB le plus bas de France et que le taux de chômage, dans les P-.O. atteint désormais 15,3 % ! Je pense aussi à tous ces licenciements déguisés, ces milliers de CDD bloqués. Il faudrait également élargir le volet de la fiscalité...".

Journées d'action du 9 au 15 juin

Et de conclure : "C'est la raison pour laquelle nous restons vigilants et mobilisés. Dans ce sens nous proposons, dans la semaine du 9 au 15 juin prochain, de nous rassembler au sein de la Confédération européenne des syndicats (CES)* afin d'organiser des journées d'action sur Perpignan. L'an dernier, c'est l'Espagne qui nous avait accueillis".

(*) La CES a été fondée en 1973, elle représente aujourd'hui 85 organisations syndicales dans 36 pays européens. Hier, à Perpignan, la forte mobilisation des forces du Front de gauche a autant surpris que réjoui les organisateurs.

L'article sur le site de L'Indépendant

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