dimanche 7 juillet 2013

Action contre le nucléaire...

La marche aura lieu samedi 6 juillet.

ARRIVÉE À MONTPELLIER DE LA MARCHE ANTINUCLÉAIRE (vu sur Facebook)

(Photo d'archive)
Cette marche, qui est partie des environs de Narbonne, est arrivée vers 17h à Montpellier et plus précisément dans le quartier Figuerolles où les participants de cette marche camperont la nuit. Son objectif est de sensibiliser le public aux impacts de l’ensemble de la chaîne du combustible et d’informer sur la sortie du nucléaire civil et militaire, tout en faisant la promotion des solutions alternatives. Ce rassemblement s'est poursuivi par une manifestation avec banderoles à travers les rues de la ville. Parmi les quelques dizaines de manifestants, ont peut noter la présence de marcheurs internationaux dont des Australiens (blancs et aborigènes), des Anglais, Américains…

Tous ont rejoint la place de la Comédie où une prise de parole s'est déroulée sur l’esplanade Charles de Gaulle. Dans ce discours, les organisateurs de cette marche ont rappelé les risques croissants de catastrophe avec les 58 réacteurs vieillissants en France, la contamination du milieu environnant avec les rejets radioactifs autorisés, l'expropriation des peuples indigènes au Niger, Canada, Australie... la pollution lors de l'extraction de l'uranium dans ces pays. Selon eux, il est urgent de stopper le gaspillage, il faut construire un projet de société moins énergivore avec une énergie gratuite et non polluante et investir dans un programme d'efficacité et de sobriété énergétique (isolation des bâtiments, réduction des transports etc.). Enfin il faut promouvoir  un développement des énergies renouvelables comme la biomasse, l'éolien, le solaire, la géothermie... Après ce discours, un repas partagé était prévu sur les pelouses de l’Esplanade avec au menu des plats plutôt végétariens. Enfin en soirée vers 20h30, salle Pétrarque, les participants à cette marche devaient assister à la projection d’un film, suivie d’une prise de parole, sur les problématiques du nucléaire dans la région et sur tous les aspects liés à cette marche internationale (expropriation des peuples indigènes, etc.). Le tout avec des échanges avec les nombreuses associations locales relayant la marche.

Info 4 juillet : Montpellier : une marche pour sortir du nucléaire

2 juillet : Narbonne : ils marchent contre le nucléaire

Marche contre le nucléaire et pour la paix, étape de Poussan à Montpellier samedi 6 juillet

Voir le planning ci-dessous 


Info antinucléaire. Au sommaire :

Deux collectifs bloquent les installations de transformation de l’uranium !
Marche contre le nucléaire et pour la paix, étape de Poussan à Montpellier samedi 

Deux collectifs bloquent les installations de transformation de l’uranium ! 
(Réseau Sortir du Nucléaire) 


Mercredi 19 juin 2013, deux actions de blocage ont eu lieu simultanément devant deux usines de transformation de l’uranium.
Pacifiquement, 60 personnes du collectif Stop Uranium se sont rassemblées devant l’usine Comurhex de Malvési (Aude) tandis que plusieurs sont restés enchaînés plusieurs heures pour bloquer le passage. En même temps, une quarantaine de personnes du collectif Stop Tricastin ont bloqué l’entrée de l’usine d’enrichissement Eurodif, sur le site du Tricastin.

Les deux actions se sont déroulées dans le calme et ont duré environ 2 heures.

Ces deux actions étaient destinées à alerter sur les dangers de ces installations nucléaires et des convois radioactifs qui circulent quotidiennement de l’une à l’autre.


Retour en images

Comurhex Malvési

L’action a commencé vers 14 h près du site de la Comurhex Malvési, cette usine où l’uranium venu d’Afrique, d’Australie et du Kazakhstan subit ses premières transformations. 

©Martin Leers

Une soixantaine de militants va affluer sur le site. 


©Martin Leers

Des militants couchés à terre sont enchaînés. 

©Martin Leers

On apprend que l’action de blocage devant le site du Tricastin a commencé. 40 personnes sont rassemblées devant l’usine Eurodif.

Beaucoup de monde devant les grilles ! 

©Martin Leers

Vers 15 h, la police commence à évacuer... cela prendra du temps car le blocage est efficace et les militants 
déterminés !   
 

  ©Martin Leers

À 15 h 45, tout le monde a été évacué.

Tricastin


Blocage du Tricastin

Revue de presse : 

Sur l’action de Malvési :
Sur l’action au Tricastin :
Par cette double action, les collectifs ont souhaité dénoncer les risques quotidiens que fait courir l’industrie nucléaire aux populations du Languedoc Roussillon et de Rhône-Alpes. Qui connaît en effet les nombreuses étapes par lesquelles l’uranium est transformé en combustible nucléaire, ainsi que les pollutions et les transports incessants d’un site à l’autre que chacune d’entre elle génère ? 

Deux usines à hauts risques 

À son arrivée en France, l’uranium est acheminé à l’usine Comurhex de Malvési, où il est transformé en tétrafluorure d’uranium (UF4) - une substance qui, au contact de l’humidité de l’air, peut générer une solution toxique et très corrosive capable de percer le verre. Ce raffinage rejette de nombreux produits radioactifs et chimiques dans l’environnement [1], les solutions étant décantées dans des bassins à ciel ouvert. La CRIIRAD a révélé en 2006 que ces bassins contiennent encore des traces de plutonium, substance extrêmement toxique et nocive [2]. De nombreux accidents (inondation, rupture de digue...) ont été recensés à Malvési.

Le futur combustible est ensuite transporté en camion vers l’usine Comurhex de Pierrelatte, sur le site du Tricastin (Drôme). Au terme de multiples manipulations et rejets de produits radioactifs et chimiques cancérigènes, il y est ensuite transformé en hexafluorure d’uranium (UF6), un composé chimique corrosif, très actif et nocif qui réagit violemment tant avec l’eau qu’avec l’humidité de l’air. Ce n’est qu’une des multiples substances à risque que l’on peut trouver sur le site du Tricastin, véritable bombe à retardement présentant une concentration exceptionnelle de matières radioactives.

… et des transports quotidiens dangereux 

Une enquête réalisée par les militants locaux confirme qu’en moyenne 60 tonnes de matières radioactives - soit 3 à 5 camions - circulent chaque jour entre les usines de Malvési et de Pierrelatte. Non sécurisés, circulant sans aucune protection, ces convois empruntent l’A9, passent à proximité d’agglomérations comme Montpellier, stationnent sur des aires d’autoroute et croisent des milliers d’usagers de la route chaque jour comme si de rien n’était. Pourtant, ces chargements d’uranium sont irradiants et émettent une quantité notable de rayonnements gamma [3]. Les conducteurs connaissent-ils ces risques ? Les communes traversées sont-elles informées du danger des convois ? En cas d’accident, pompiers et préfectures disposent-ils de plans d’intervention ? Comme pour tout ce qui concerne le nucléaire, le mystère est entier et l’opacité règne.

Le cliché d’une industrie nucléaire « propre » et maîtrisée est bien éloigné de la réalité. Ces premières étapes de la chaîne de l’uranium prouvent que cette industrie, même dans son fonctionnement quotidien et « régulier », fait peser un risque considérable sur les populations, de l’extraction du minerai jusqu’à la « gestion » des déchets, et ce sur tout le territoire. Il n’y a pas de nucléaire sûr et la meilleure façon de garantir l’absence de risque est de se passer de cette technologie mortifère.

Nucléaire : de la mines aux déchets, nous sommes tous concernés !

Pour comprendre en 3 minutes la chaîne du combustible et en savoir plus sur la campagne « Nucléaire : de la mine aux déchets, tous concernés ! » : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Tous-concernes 

Notes :

[1] Uranium, nitrates, fluorures, oxydes d’azote, ammoniac… Voir le rapport de la CRIIRAD : http://www.criirad.org/actualites/dossiers2006/comurhex/rapportcomurhex_criirad_1.pdf
[2] http://www.criirad.org/actualites/dossiers2006/comurhex/rapportcomurhex_criirad_3.pdf
[3] « Contrairement à un mensonge répété du lobby nucléaire, les chargements d’uranium sont des chargements irradiants, qu’il s’agisse, comme c’est le cas ici, d’uranium naturel, ou qu’il s’agisse d’uranium appauvri. Le rayonnement mesuré dans la voiture qui double le camion provient, pour l’essentiel, des descendants à vie courte de l’uranium 238, le thorium 234 et le protactinium 234m, ainsi que de l’uranium 235 ». Extrait d’une vidéo réalisée par la CRIIRAD : http://www.youtube.com/watch?v=0eBICCIbsWA


L'article  sur le site de Réseau Sortir du Nucléaire

[Rappel : le NPA 34 est membre à part entière de Réseau Sortir du Nucléaire 34]

Marche contre le nucléaire et pour la paix, étape de Poussan à Montpellier samedi 6 juillet


Un collectif d'individus vous invite à participer en juillet 2013 à une marche qui démarrera dans les environs de Narbonne et se terminera au Bugey (Ain), en remontant la vallée du Rhône. 

L’objectif est de sensibiliser aux impacts mortifères de l’ensemble de la chaîne du combustible et d’informer sur la sortie du nucléaire civil et militaire, le tout dans un esprit non-violent mais déterminé. 
 Seront présents à nos côtés des marcheurs internationaux dont des Australiens (blancs et aborigènes), des Anglais, Américains, Français, etc. Tout au long du parcours, nous comptons sur le soutien de sympathisants et militants antinucléaires pour nous accueillir et organiser des événements en lien avec :

a - ce que nous dénonçons :

  • La pollution et l’assèchement des nappes phréatiques lors de l’extraction de l’uranium dans les pays concernés
  • Les risques croissants de catastrophe avec 58 réacteurs vieillissants en France
  • La contamination de l’environnement par les rejets radioactifs autorisés
  • La prolifération des matières nucléaires à des fins militaires
  • L’absence de solution pour les déchets radioactifs
  • Un simulacre de démocratie, la manipulation de l’opinion publique et un gouffre financier.
b – Nos revendications :

  • Arrêt des expropriations des peuples indigènes pour exploiter les mines d’uranium : Niger, Canada, Australie, USA, …
  • Abandon des projets de nouvelles mines et fermeture de celles en activité
  • Décontamination des sites miniers et gestion des stériles
  • Arrêt du nucléaire civil et militaire en France et ailleurs
  • Pas d’enfouissement pour les déchets nucléaires
  • Développement d’alternatives pour la consommation, production et diffusion de l’énergie.

Voici le programme de l'accueil de la marche, à laquelle chacun peut participer, selon ses disponibilités , désirs ...



- Pour les plus motivés: possibilité d'accompagner les marcheurs depuis Poussan

départ 8 heures de Poussan


- Premier accueil à l'entrée de Montpellier: rond point de Laverune, Maurice Gennevaux 15H, marche avec banderoles, panneaux ..., jusqu'au jardin de Figuerolles où sont accueillis les marcheurs pour l'étape 

- Deuxième rendez vous:plan Cabane, 17H 

 Accueil en fanfare et défilé (le plus nombreux possible) par rues piétonnes, du plan Cabane à l'Esplanade,

 à côté de la Comédie; rendez vous près du kiosque Bosc (kiosque à musique); prises de parole, contacts avec public et presse ....


- Repas partagé sur les pelouses de l'Esplanade; les marcheurs sont nos invités; chacun apporte : à boire (attention, pas d'alcool , à la demande expresse des marcheurs), à manger , en abondance ( les "restes" seront bienvenus pour le lendemain);

pour les marcheurs, prévoir des plats végétariens.


- Soirée salle Pétrarque à partir de 20H30, avec projection d'un petit film, prise de parole sur les problématiques du nucléaire dans la région, et sur tous les aspects liés à cette marche internationale (expropriation des peuples indigènes, etc): parole donnée surtout aux marcheurs ; échanges avec les nombreuses associations locales relayant la marche, et bien sûr le public.


- Les marcheurs se reposent le lendemain.


- Le 8, possibilité de les accompagner pour l'étape suivante (ou une partie ); but: Restinclières, route de Sommières.

Départ tôt le matin, du jardin de Figuerolles.


Mercredi 3 juillet, 11H, conférence de presse à " La pleine lune" (place Salengro)


plus d'info:   elisabethmartinez@free.fr

lien pour infos:
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Marche-internationale-contre-le

 
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