Aux origines de la catastrophe de Brétigny, il y a la libéralisation du transport ferroviaire...


Lu dans L'Hérault du jour

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Service public : leur austérité mène à la catastrophe


 Le 12 juillet dernier, la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, due à la désolidarisation d'une éclisse du rail, nous renseigne de façon dramatique sur la vétusté des infrastructures et le manque de moyens pour assurer l'entretien du matériel. Une situation due au démantèlement des services publics depuis plusieurs années et qui se poursuit depuis l'arrivée de Hollande au pouvoir.

Le quinquennat de Sarkozy aura été marqué par une véritable politique de destruction des services publics. Éducation, santé, emploi, justice, finances, transport, poste, énergie... tous sont passés à la moulinette, celle de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), celle de la privatisation, de l’ouverture du capital, et de la recherche de rentabilité. Et le résultat en a été sans surprise catastrophique.

La continuité de la destruction du service public

Sous Hollande, la Modernisation de l'action publique (MAP) a remplacé la RGPP mais la même logique est en marche. Celle qui veut qu’un bien ne soit produit que lorsqu’il peut devenir une marchandise et fournir un profit rapide au propriétaire des moyens de production. C’est dans cette logique que s’inscrivent toutes les attaques contre les services publics en France (et dans toute l’Europe). Prenant prétexte de la dette pour « réduire les déficits publics », Hollande est tout à fait « raccord ».

Aux origines de la catastrophe de Brétigny, il y a la libéralisation du transport ferroviaire qui a conduit depuis 1991 à la séparation des différentes activités pour rechercher la rentabilité, au détriment de la sécurité des personnels et des usagerEs. Sa mise en œuvre par les gouvernements successifs a conduit à une grave détérioration du réseau. Les usagerEs constatent depuis des années la dégradation continue du service, avec ses pannes et retards... La maintenance et le contrôle du matériel sont rendus très difficile par manque de moyens humains : 10 000 emplois ont été supprimés depuis 2007, et 1 800 nouvelles suppressions d'emplois sont prévues. Et la nouvelle « réforme » envisagée par le gouvernement va dégrader encore plus cette situation.


L'Hérault du jour du 29 juillet 2013
 
 

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