dimanche 28 juillet 2013

Quartiers populaires : "Le pouvoir socialiste use aujourd'hui de la même méthode que ses prédécesseurs..."

 
La gauche s'éloigne un peu plus encore des quartiers populaires
|  Par Stéphane Alliès

Les événements de Trappes ne font qu'entériner une évolution débutée avec la loi anti-niqab de 2010, alors votée avec le consentement du PS. Tandis que la droite se complaît dans les amalgames, la gauche se réfugie derrière la défense de l'ordre et d'une laïcité de fer. Les quartiers populaires, qui avaient massivement voté Hollande, désespèrent.

De l'embarras à l'abandon. Les événements de Trappes (Yvelines) sont un nouveau révélateur du rapport de plus en plus crispé entretenu par la gauche française avec les quartiers populaires. Guère au clair sur les questions de laïcité, d'islam, ou de sécurité, les différents partis de gauche semblent aujourd'hui démunis face à des problématiques urbaines qu'ils n'ont pas franchement travaillé du temps où ils étaient dans l'opposition.

Le pouvoir socialiste use aujourd'hui de la même méthode que ses prédécesseurs face à l'irruption de violences urbaines consécutives à des interpellations policières qui tournent mal : soutenir d'emblée les policiers, défendre par principe l'ordre républicain, et céder aux amalgames et aux facilités de la stigmatisation, ou observer un assourdissant silence. Depuis que le contrôle d'identité d'une femme en niqab a mal tourné, vendredi dernier à Trappes, l'exécutif a laissé Manuel Valls occuper l'espace médiatique, seul.

Le ministre de l'intérieur s'est jusqu'ici distingué par ses réserves sur le droit de vote des étrangers. Il a enterré sans ménagement la procédure du récépissé de contrôle d'identité, ou a critiqué l'arrêt de la Cour de cassation n'autorisant pas la crèche Baby-loup à refuser l'embauche d'assistantes maternelles voilées. De samedi à lundi dernier, Valls n'a cessé d'alimenter la chronique médiatique, comme aux plus belles heures du Kärcher sarkozyste, au point d'embarquer une grande majorité de la classe politique derrière lui. Consentante sans mot dire.

Valls assume ainsi avec aise l'application de la loi interdisant le niqab (« d'ailleurs, je l'ai votée » – avec dix-sept autres députés socialistes), au contraire d'une grande majorité du groupe PS d'alors qui s'était abstenue, Jean-Marc Ayrault et François Hollande inclus. Le ministre de l'intérieur a une idée bien précise du respect de la loi, qui pourrait surprendre de la part d'un fils de républicain anti-franquiste : « Quelles que soient les circonstances, on ne conteste pas l'autorité de l'État. »

Lui défend les policiers d'emblée, par principe. « Ils ont fait leur travail avec professionnalisme, respect des personnes et sens de la déontologie », a-t-il ainsi assuré dès le lendemain des affrontements de vendredi soir. Depuis, une enquête de l'IGPN a été ouverte, lundi soir, après la révélation de propos racistes de policiers sur un forum, dont certains auraient été présents à Trappes. Le défenseur des droits s'est lui saisi du cas d'un adolescent de 14 ans, qui a perdu un œil suite à un tir de Flash-ball lors des affrontements. Sur ces sujets, Valls, en revanche, ne dit rien.

Alors même qu'il a d'abord affiché sa prudence, appelant à « éviter les amalgames », expliquant qu'il fallait distinguer « 200 voyous » d'une « ville qui compte 30 000 habitants », Manuel Valls n'a pu s'empêcher de lâcher dans la foulée : « Je sais quels peuvent être les liens entre des groupes qui s'en prennent à nos institutions et des groupes fondamentalistes, c'est une réalité qui existe dans un certain nombre de nos villes. » Une assertion qui colle à la position de l'exécutif, pour lequel la forte présence d'une communauté salafiste à Trappes suffit à conclure à un contexte particulier, pour qualifier les événements du week-end.

Preuve du relatif désintérêt du gouvernement, les événements de Trappes n'ont pas été au menu de la réunion des directeurs de cabinet en ce début de semaine. Manuel Valls a le champ libre pour imprimer sa marque.
Mais à force de s'ébrouer dans le champ de la communication toute personnalisée, le ministre s'est brûlé les ailes. Face à la sœur d'un jeune interpellé, croisée dans le quartier des Merisiers, à Trappes, il s'irrite vite : « La mise en cause d'un élu, d'un ministre, des forces de l'ordre, y compris dans vos mots, montre bien qu'il y a un problème », réplique-t-il sèchement à celle qui a pourtant condamné l'attaque du commissariat, mais demande davantage d'écoute et de prise en compte des problèmes vécus au quotidien. Au moment où un rapport sur « l'empowerment à la française » vient d'être remis au gouvernement, rarement la mise en images de la déconnexion entre élus et quartiers populaires n'a été si frappante.


Sans surprise, Valls a ensuite estimé que la scène avait été « sans doute fabriquée », retrouvant ses inclinations un brin paranoïaques, qui lui font voir des « ennemis de l'intérieur » à tout bout de champ (par exemple ici à Marseille ou là, devant le Sénat), ou encore des « sectes prônant le djihad et la haine de la France à l'intérieur de nos quartiers » (à la tribune du dernier congrès PS de Toulouse, sous les acclamations des délégué socialistes).

Avec un souci de rééquilibrage, Jean-Marc Ayrault a préféré jouer l'apaisement lundi soir. « La République doit rappeler sans cesse les règles, les faire appliquer quand il le faut avec la plus grande sévérité », a-t-il ainsi déclaré lors d'un déplacement à Grenoble, tout en ajoutant qu’« en même temps, la République doit tenir ses promesses et n’abandonner personne ». Contrairement à de précédents épisodes quand l'ordre public est troublé, nulle consigne n'a été donnée cette fois-ci aux autres membres du gouvernement quant à leur expression.

Mais hormis la ministre du logement Cécile Duflot, qui a franchement nuancé le propos sécuritaire, et son ministre délégué à la ville François Lamy (qui se rend à Trappes en fin de semaine pour discuter avec les habitants), peu ont divergé de la ligne républicaine musclée de leur collègue de l'intérieur. Comme si celle-ci s'était définitivement imposée dans son camp, Valls profitant de l'impensé de ses camarades, comme de ses concurrents à gauche, sur le sujet.

De rares voix pour rompre le silence de la gauche


À gauche, les questions touchant les quartiers populaires n'entraînent pour l'heure aucun mouvement de réflexion en profondeur, bien que sa population ait massivement voté pour elle (autour de 60 % pour Hollande, 20 % pour Mélenchon) lors de la dernière présidentielle. Avec des taux de participation certes inférieurs à la moyenne nationale, mais bien plus élevés que lors des précédents scrutins locaux et européens. C'était le signe d'une remobilisation ponctuelle, mais qui s'est depuis désespérée de ne rien voir venir.

Depuis que les événements de Trappes ont eu lieu, les partis de gauche n'ont pas fait dans la surenchère de communiqués, loin de là. Il a fallu attendre mardi après-midi pour qu'Europe Écologie-Les Verts (EELV - lire ici) et le NPA (lire ici) sortent de leur silence, pour critiquer durement le ministère de l'intérieur et le comportement des forces de l'ordre. Dès lundi, les parlementaires écologistes Noël Mamère (lire ici) et Esther Benbassa (lire ici) ont chacun publié une tribune remettant fortement en cause le modèle laïque français et la continuité de pratiques discriminatoires.

« La vulgate anticommunautariste n’est qu’un prêt-à-penser inutile pour comprendre notre société multiculturelle, écrit le député Mamère. Il faudra un jour dépasser cette contradiction : ou accepter une certaine logique communautaire, ou appliquer l’égalité réelle des droits. » « S'il n'est pas question d'encourager le port de la “burqa” dans l'espace public ni de le tolérer dans l'indifférence, force est de constater que la loi de 2011 n'a pas eu l'effet escompté, renchérit la sénatrice Benbassa. (…) Cette loi n'a servi qu'à une chose, à stigmatiser un peu plus les musulmans. »

Les partis du Front de gauche partagent ce même goût de l'absence de commentaires officiels sur Trappes. Hormis la Gauche anticapitaliste (scission du NPA - lire ici) qui a axé sa critique sur le ministre de l'intérieur ce mercredi, aucun communiqué n'a été publié par le PCF ou le Parti de gauche, alors même que les débats sur ces questions divisent les composantes de l'autre gauche. Les déchirements après la candidature d'Ilham Moussaïd, une militante du NPA portant un foulard et investie tête de liste départementale lors des dernières régionales de 2010, ont laissé des traces.

Les divisions furent tellement nettes parmi les anticapitalistes, comme chez les autres militants du Front de gauche, qu'un consensus s'est peu à peu dégagé, pour mettre le sujet sous le tapis, plaçant du même coup les quartiers hors de ses radars militants. Pourtant, l'expérience vite avortée de l'implantation du NPA dans les banlieues avait vu émerger de nouveaux profils militants motivés et dynamiques (par exemple à Avignon), cassant les codes des bienséances partisanes et les certitudes idéologiques, parfois de façon réjouissante.


Le PS a lui réagi promptement, dès samedi matin, mais pour soutenir l'action de Manuel Valls et critiquer le passif sarkozyste. Sur la question des quartiers, il a abandonné tout effort de réflexion sur les thématiques liées aux quartiers populaires depuis belle lurette. Trente ans après la marche des Beurs, les leaders associatifs de l'époque, ainsi que leurs successeurs, n'en finissent pas de dénoncer les trahisons et renoncements socialistes à leur égard, droit de vote aux étrangers en tête.

Les travaux du think-tank Terra-Nova, par exemple sa note sur « la citoyenneté musulmane » ou son fameux rapport sur « la fin de la coalition ouvrière », ont constitué la seule tentative notoire de redéfinition d'une stratégie politique tournée vers les banlieues. Mais ils ont été très vivement critiqués par la majorité des dirigeants socialistes. Olivier Ferrand, fondateur de Terra-Nova, y appelait le PS à « reconfigurer sa stratégie électorale vers les outsiders, sociologiquement davantage les femmes et les minorités », et à ne plus considérer « uniquement la catégorie ouvrière comme seul électorat à défendre ».

Critiquée de toutes parts, à la gauche comme à la droite du PS, cette note a provoqué la naissance du courant intellectuel de la « gauche populaire », prônant une gauche s'adressant en priorité aux ouvriers et employés français, plongés dans « l'insécurité culturelle ». Dans l'entre-deux tours de la dernière présidentielle, ce sont vers les délaissés des zones péri-urbaines, où le FN réalise ses plus grosses percées, que se sont tournés le candidat Hollande et son entourage, plutôt que vers les délaissés des quartiers populaires.

Pourtant, une innovante campagne de mobilisation électorale dans les quartiers populaires avait été entamée durant le premier tour. Mais depuis, les mobilisations associatives d'égalité des droits ont été profondément déçues (comme par exemple le collectif Stop contrôle au faciès). En un an de pouvoir socialiste, les émeutes urbaines continuent, comme à l'époque Sarkozy.

Après les émeutes d'Amiens l'été dernier, Argenteuil et Trappes ont donc connu ce mois-ci des moments de tensions, consécutifs à des contrôles policiers sur des femmes en niqab. Et les agressions de femmes voilées sont en augmentation (par exemple à Reims dernièrement). Pour l'heure, la réponse du gouvernement repose sur le rapport en cours de préparation de l'observatoire de la laïcité (lire le billet de Jean Baubérot). Et, surtout, sur une deuxième opération de renouvellement urbain. Avec l'espoir que les critiques nombreuses, des habitants comme de nombreux sociologues (lire ici ou ici), sur le bilan des premiers programmes, soient cette fois-ci prises en compte.
  
Une fracture difficile à réparer

Pour les socialistes, l'heure est à l'analyse de la droitisation de la société, une marotte du président du groupe PS au Sénat, François Rebsamen. Ce diagnostic posé lors d'un colloque au Sénat a laissé en substance l'impression que les socialistes se convertissaient à la vision de Manuel Valls d'un socialisme recentré sur l'ordre républicain et la lutte contre l'islamisme. Pas sûr que cette évolution contribue à apaiser la situation.


Comme un symbole, l'origine des tensions de Trappes renvoie à la loi interdisant le port du niqab, votée en 2010 par l'UMP, avec l'abstention d'abord gênée puis consentante des députés socialistes. À gauche, le débat sur la laïcité et la place de l'islam en France a dès lors été mis sous l'éteignoir. Le PS s'est d'ailleurs régulièrement illustré ces dernières années par ses positions proches de celles de l'UMP, lors du débat sur le voile à l'école, sur l'alimentation halal (c'est le maire socialiste de Roubaix qui avait initié la polémique sur les Quick halal, ou Manuel Valls qui avait refusé l'ouverture d'une supérette halal à Évry), ou encore sur les prières de rue.

Lors du débat sur l'identité nationale de 2011, rejeté par l'ensemble des forces de gauche, Martine Aubry s'était empressée de retirer sa signature d'une pétition de Respect Mag et du Nouvel Obs s'opposant au « débat procès de l'islam », au seul motif que l'universitaire controversé Tariq Ramadan faisait partie de la centaine de signataires initiaux.

Depuis une dizaine d'années, en fait depuis le 11-Septembre 2001, alors que la droite n'a eu de cesse de radicaliser et simplifier son discours, la gauche a fait preuve d'un embarras croissant, face à la « menace islamiste » en général, et à la communauté musulmane française en particulier. La défaite de Lionel Jospin le 21 avril 2002, sur fond de campagne sécuritaire et d'accusations de laxisme par la droite, a par la suite initié un début d'aggiornamento socialiste sur son rapport aux banlieues. Or cette remise à plat doctrinale impulsée par les anciens de SOS-Racisme, Julien Dray, Malek Boutih ou Delphine Batho, incitant le PS à un virage en matière de sécurité et de contrôle des flux migratoires, n'a jamais vraiment été entériné par le premier secrétaire d'alors, François Hollande. Quant à son rapport à la laïcité, le PS navigue aussi à vue.

Si aucune orientation claire n'a été tranchée, la position compréhensive du même Jospin, ministre de l'éducation nationale lors de la première affaire du voile en 1989, a été rangée dans les tiroirs de l'histoire. À l'époque, l'ancien leader de la gauche française s'était rangé à l'avis du conseil d'État, estimant que le refus d'admission ou l'exclusion d'une élève voilée dans le secondaire « ne serait justifié que par le risque d'une menace pour l'ordre dans l'établissement ou pour le fonctionnement normal du service de l'enseignement ».

La gauche, qui porte la laïcité en héritage, était alors traversée par des courants contraires, écartelée entre partisans d'une laïcité « ouverte » et « laïcistes », voire « laïcards », sur fond de controverses entre multiculturalisme ou universalisme républicain. À l'époque, le sociologue Pierre Bourdieu écrivait un texte qui résonne aujourd'hui avec acuité (lire ici) pour la gauche française. Il y estimait notamment ceci : « En projetant sur cet événement mineur, d’ailleurs aussitôt oublié, le voile des grands principes, liberté, laïcité, libération de la femme, etc., les éternels prétendants au titre de maître à penser ont livré, comme dans un test projectif, leurs prises de position inavouées sur le problème de l’immigration : du fait que la question patente – faut-il ou non accepter à l’école le port du voile dit islamique ? – occulte la question latente – faut-il ou non accepter en France les immigrés d’origine nord-africaine ? –, ils peuvent donner à cette dernière une réponse autrement inavouable. »


Vingt-cinq ans plus tard, de nouvelles complexités se sont ajoutées au débat. À Trappes, la femme en niqab contrôlée s'appelle Cassandra, est martiniquaise et convertie depuis quelques années à l'islam (lire ici le témoignage de sa mère). Son mari, lui aussi converti, et qui a contesté mardi soir avoir étranglé un policier lors du contrôle d'identité, est blanc et se nomme Mickaël. Comme l'adolescent se disant victime de violences policières en marge de l'affrontement, dont le prénom est Julien. Autant que le sentiment vexatoire d'une partie de la communauté musulmane, la loi sur l'interdiction du niqab renvoie à la question des contrôles d'identité en banlieue, et à l'attitude des forces de l'ordre dans ces quartiers. Plusieurs syndicats de police avait d'ailleurs, à l'époque de cette loi, questionné la difficulté de son application.

La situation de Trappes renvoie également à la fracture entre les habitants de quartiers abandonnés et leurs élus locaux. Depuis un an, le ministre délégué à la ville, François Lamy, mène un travail relativement anonyme, axé sur la concertation et la discussion avec les habitants des quartiers populaires. Si la sincérité de son action n'est pas en cause, son efficacité se heurte aux méfiances conservatrices d'une majorité d'élus locaux, souvent méfiants à l'idée d'abandonner une part de leur pouvoir.

Ainsi les préconisations du rapport commandé par le ministre à Mohammed Mechmache (fondateur d'AC LE FEU) et Marie-Hélène Bacqué (sociologue spécialiste de l'empowerment), n'ont guère de chances d'être reprises dans la future loi sur la politique de la ville.

Outre les quelques expérimentations locales déjà actées de « tables citoyennes », que deviendront les propositions de budgets participatifs importants attribués aux collectifs d'habitants ? Ou celle d'un fond de financement étatique des associations de quartier, trop dépendantes des subventions municipales ? Quid encore de la légitimation d'une instance nationale de représentants associatifs et d'habitants comme interlocuteurs, pouvant à terme se substituer à un conseil français des cultes musulmans (CFCM), aujourd'hui paralysé par son institutionnalisation et ses lourdes dissensions internes ?

À Trappes, les versions des émeutiers sont renvoyées à des suspicions de communautarisme, au mieux, si ce n'est de fondamentalisme djihadiste. Pourtant, les blogs et collectifs de lutte contre l'islamophobie ont adopté une posture bien plus mesurée que certains ténors, essentiellement à droite, dans l'analyse de la situation. Ainsi, ce témoignage filmé le soir des heurts entre les jeunes et la police (ci-dessus). S'il n'est qu'un témoignage à prendre avec précaution, il ne paraît à chaud ni plus ni moins crédible, ou manipulatoire, que les interventions régulières, et amplement relayées, du syndicat de police Alliance, proche de l'extrême droite.

Parmi les représentants associatifs, ils sont déjà nombreux à souligner que la montée en puissance de l'islamophobie n'est pas que le fait d'une droite ultra et caricaturale, option pain au chocolat. Et de citer régulièrement la proposition de loi à l'initiative de la gauche sénatoriale sur l'interdiction professionnelle pour les femmes voilées d'exercer le métier d'assistance maternelle, ou le maintien de la circulaire Chatel permettant d'empêcher une mère voilée d'être accompagnatrice d'une sortie scolaire de son enfant (lire ici).

Autre récrimination récurrente des associations : le retour à la police de proximité, promis de façon pavlovienne pendant les dix ans d'opposition du PS, est resté en attente. Au détriment de la mise en œuvre de zones de sécurité prioritaires. Et les procédures judiciaires entamées après la mort des jeunes Zyed et Bouna (à Clichy-sous-Bois) ou du vieux Ali Ziri (à Argenteuil) sont restées lettre morte, dans l'indifférence quasi générale de la gauche.

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