Coup de gueule. "Visiblement dans le domaine du droit au logement le changement n'est pas pour maintenant"


Expulsions locatives : la Fondation Abbé Pierre "en colère"

Midi Libre/AFP 20/08/2013

 La Fondation dénonce des traitements "inhumains et disproportionnés" (AFP THOMAS SAMSON)

La Fondation Abbé Pierre a crié sa colère mardi face aux expulsions locatives en août qui se poursuivent. Pour la Fondation "la loi n'est pas respectée". 

La Fondation Abbé Pierre a dit mardi sa "colère" de constater que "la loi n'est pas respectée" en ce qui concerne les expulsions locatives qui se poursuivent en août et font subir un "traitement inhumain, disproportionné" aux personnes concernées. 

"La loi n'est pas respectée"

Août est "un mois de forte activité pour les expulsions locatives, en particulier les plus scandaleuses, les plus inacceptables", s'énerve l'association dans un communiqué. Selon elle, "la loi n'est pas respectée, des ménages reconnus prioritaires au droit au logement opposable par l'administration continuent d'être expulsés. Des préfets accordent le concours de la force publique contrairement aux engagements gouvernementaux, au respect de la loi, aux circulaires ministérielles qui devraient s'imposer à cette même administration". 

"Traitement inhumain, disproportionné" 

Dénonçant "un scandale qui se renouvelle chaque été", la fondation constate que "des familles sont mises à la rue avec des enfants sans aucune proposition, même pas d'hébergement. (...) Certaines de ces familles n'ont pourtant aucune dette, elles paient régulièrement leur loyer... Que l'on ne nous dise pas que les dossiers ont été étudiés au cas par cas. Quand en finira-t-on avec un traitement inhumain, disproportionné au vu des conséquences sociales et familiales" ? "Visiblement dans ce domaine le changement n'est pas pour maintenant" ajoute la fondation. Les expulsions locatives s'effectuent traditionnellement à un rythme nettement plus soutenu en été que le reste de l'année. Début juillet, dans un contexte de crise économique durable, les associations d'aide aux sans-abri et aux mal-logés avaient demandé un moratoire sur les expulsions, craignant qu'elles ne fassent "basculer à la rue" les personnes ou familles expulsées.

L'article sur le site de Midi Libre

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