Gaz de schiste . Nîmes : "Pas touche à nos terres sinon on vous promet l'enfer" !


Gaz de schiste : manifestation à Nîmes contre l'exploration du bassin d'Alès
Les manifestants étaient  750 selon la police zt un millier selon les organisateurs.
Les manifestants étaient 750 selon la police zt un millier selon les organisateurs. (FRANCOIS GALLIER)

Des opposants au gaz de schiste se sont réunis ce vendredi après-midi devant la préfecture du Gard à Nîmes pour protester contre l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste à Alès.
Quelque 750 personnes selon la police, un millier selon les organisateurs, ont manifesté vendredi après-midi devant la préfecture du Gard à Nîmes contre l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste dans le bassin d'Alès.

Campagne d'exploration

Cette manifestation à l'initiative de différents collectifs s'est tenue à l'occasion de la remise d'un rapport d'expertise indépendant commandé par le ministère de l'écologie qui conclut qu'une campagne d'exploration est nécessaire pour "une meilleure connaissance géologique du secteur" qui recèle "des hydrocarbures de type huile lourde riche en soufre pouvant être exploités sans recours à la fracturation hydraulique". Sur des pancartes de manifestants on pouvait lire "Pas touche à nos terres sinon on vous promet l'enfer", "Stop au gaz et huile de schiste" ou "Le gaz de schiste est une forme de colonialisme".

"C'est l'huile de pétrole qui nous intéresse"

Le cortège de manifestants était accompagné d'une vingtaine d'élus qui ont été reçus par le Préfet du Gard, Hugues Bousiges, en milieu d'après-midi. L'expertise relève également que "la campagne sismique projetée par MouvOil (société détentrice du permis de recherche) est nécessaire à la meilleure connaissance géologique du secteur et que la technique d'acquisition par camion vibrateur ne présente aucun danger pour l'environnement". "On ne s'intéresse pas au gaz de schiste, ce qui nous intéresse c'est l'huile et le pétrole", a indiqué de son côté le vice-président "exploration" de MouvOil, Max Bordenave, ajoutant "nous n'avons strictement rien à voir avec la fracturation hydraulique. Cette manifestation ne nous concerne pas."

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