Pas de vacances pour la mobilisation à Sanofi


Les Sanofi ne lâchent rien !
     Pas besoin de longs commentaires, l'article de La Dépêche du Midi reproduit ci-dessous démontre le dynamisme des salarié-e-s en lutte. Et leur volonté de ne pas laisser en paix des patrons qui espèrent toujours pouvoir perpétrer leurs mauvais coups en douce, en profitant de la torpeur de l'été...

Les salariés de Sanofi ont la cote

Publié le 31/07/2013 à 08:12

Distribution de tracts au Capitole./ Photo DDm, Nathalie Saint-Affre
Distribution de tracts au Capitole.
/ Photo DDm, Nathalie Saint-Affre
     L’été ne démobilise pas les salariés toulousains du groupe pharmaceutique Sanofi, qui ont manifesté, hier, à midi, sur la place du Capitole. L’occasion de distribuer des tracts d’information au public sur un conflit, qui dure maintenant depuis plus d’un an, après l’annonce d’une restructuration du pôle recherche et développement de la société et d’une suppression de postes sur le site de la route d’Espagne.

     «Nous avons écoulé 3 000 tracts», se félicite Laurent Besson-Imbert, le représentant du syndicat SUD. Surpris par l’accueil des Toulousains. «Ils sont venus à nous pour nous dire tout leur soutien». Les salariés ont même pu croiser le maire de la ville, Pierre Cohen, qui passait par là, avec lequel ils ont pu échanger et faire le point sur la situation. Une situation toujours aussi floue, si l’on s’en tient au discours de la direction de Sanofi. «Ils disent à la fois qu’ils se placent dans la feuille de route fixée par le rapport Saintouil, validé par le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, au mois de mai, et d’autre part, ils parlent maintenant de 364 emplois salariés maintenus au lieu des 500 prévus», note Laurent Besson-Imbert, qui dénonce ce double langage. Le syndicaliste juge inadmissible le désengagement de Sanofi qui se dessine à terme à Toulouse.

     «Alors même qu’il y a un gros potentiel, ici», souligne-t-il. La rentrée pourrait être chaude.



Quels chiffres ?


     Le plan global de restructuration du groupe pharmaceutique porte sur 375 suppressions d’emplois, et environ 764 transferts de personnel. Soit 1 140 personnes concernées au total. Sur le site de Toulouse, le rapport Saintouil, sous l’autorité d’Arnaud Montebourg, prévoyait le maintien de 500 emplois sur les 640 que compte actuellement le centre de recherche de la route d’Espagne, mais la direction de Sanofi ne parle plus que de 364 postes sauvés…

Gilles-R. Souillés
npa 34