Toute une vie de combat...


... liberté pour Abdallah !



LANNEMEZAN : 5817 habitants. au pied des Pyrénées. On ne sait pas si les 170 prisonniers de la Centrale sont comptabilisés comme habitants ou comme touristes...
Dimanche 27 octobre, la population s'est soudainement agrandie : nous étions bien 400 à venir soutenir Georges Ibrahim Abdallah détenu politique en France depuis 1984. 
30 ans !
Libérable depuis 1999.
Maintenu en prison malgré un avis du Tribunal d'Application des Peines favorable à sa libération.
Militant infatigable, communiste, anti impérialiste. L'état américain et l'état israélien voudraient le voir crever en prison et ont su trouver un appui complaisant au sein de l'état français dont le ministre de l'Intérieur (celui qui n'aime pas les Roms et expulse à tour de bras les sans-papiers) refuse de signer le décret qui permettrait de mettre un terme à la plus longue incarcération politique d'Europe.
Lors de son procès....
Les soutiens commencent à affluer, avec 14 élus (députés, sénateurs, maires) qui ont envoyé une lettre ouverte au président de la République demandant qu'il soit libéré et puisse rejoindre le Liban "quelles que soient les pression étrangères". Sans compter le préfet Yves Bonnet, ancien directeur de la DST qui "trouve anormal et scandaleux de maintenir Georges Ibrahim Abdallah en prison".
  Une manifestation dynamique et militante.
Venus de Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Lyon, Paris, Lille, Arras... de Belgique aussi, avec un foisonnement de banderoles et de drapeaux, nous étions là pour soutenir Georges, et aussi crier notre haine des prisons ("pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons toutes les prisons ! "). Nos cris ont été entendus au sein même de la Centrale où les prisonniers nous ont répondu par des slogans. 
La liste des organisations représentées est longue, et la jeunesse était bien présente, preuve que la politique répressive de l'état français rencontre une opposition croissante. Le combat contre l'emprisonnement et pour la libération des détenus politiques doit continuer et s'amplifier.
Le NPA, partie prenante de cette lutte, le crie haut et fort :

Georges Abdallah doit être libéré !

TIENS BON, CAMARADE, NOUS SOMMES À TES CÔTÉS !