Montpellier. Le rectorat point de convergence des enseignants et des étudiants en lutte...


 Contre les rythmes scolaires peillonesques...
Contre l'austérité fiorasienne...
De l'école à l'université, une autre éducation, une autre société sont possibles !

Correspondance (texte et photos) NPA 34

 250 enseignants du primaire se sont retrouvés cet après midi devant le rectorat de Montpellier pour demander le retrait de la réforme Peillon des rythmes scolaires. Les grévistes ont représenté 25 % de la profession sur le département :  pour les syndicats qui appelaient à la mobilisation, CGT, Fnec FP-FO, Snudi FO et Sud Éducation (lire ici), pour un coup d'essai c'est un coup de... maître qui appelle des prolongements avec un élargissement rapide de l'action tellement les présents ont été confortés dans leur sentiment que quelque chose d'important pour le service public d'éducation était à l'oeuvre. 

On ne relèvera que pour la forme que la délégation syndicale reçue par les services rectoraux est venue annoncer sans surprise qu'"ils (ceux du rectorat) transmettront" les doléances revendicatives. Autant dire qu'il faudra monter de plusieurs crans pour faire sauter cette langue de bois administrative et surtout faire reculer un gouvernement politiquement dans les choux mais dangereux par son obstination à jouer toujours plus à droite dans l'éducation comme sur tous les terrains sociaux.

Comme annoncé,  environ 400 étudiants de Paul Valéry ont fait le déplacement pour se joindre quelques instants aux enseignants mobilisés. En lutte depuis plusieurs semaines pour imposer la récupération de dotation budgétaire nécessaire au maintien  en l'état d'une situation par ailleurs peu satisfaisante mais aussi pour obtenir le retrait de la réforme Fioraso LRU 2, ils ont à nouveau montré leur détermination et leur volonté de faire la convergence avec les autres luttes. Après des adresses au mégaphone des étudiants aux enseignants et vice-versa, les premiers ont poursuivi leur manifestation dans le centre de Montpellier jusqu'au Plan Cabanne. Des équipes volantes sont ensuite parties distribuer des tracts devant les lycées pour élargir l'action en ce jour où par ailleurs des mobilisations ont eu lieu dans diverses autres universités. Retenons qu'aujourd'hui des actes forts ont été posés pour que, dans l'éducation, des luttes s'engagent, s'élargissent et dessinent en filigrane des possibilités de convergences contre une politique gouvernementale qui a totalement perdu le sens du service public, de l'intérêt des salariés comme des enfants et des usagers... Voilà par où la crise de la lamentable gauche de gouvernement pourrait se résoudre contre une droite et une extrême droite à l'affût mais incapable de "suivre" ou même d'être à l'initiative d'une contestation des politiques libérales que, sur le fond, elles partagent !

Le tract distribué par les militants du NPA 34 devant le rectorat



 Reportage photo NPA 34

Cliquer sur la première photo pour faire défiler le diaporama

Les enseignants devant le rectorat



La délégation syndicale sortant du rectorat



Les étudiants de Paul Va arrivent


Les enseignants parlent aux étudiants



 Les étudiants parlent aux enseignants





 Les étudiants remontent la rue de l'Université et partent pour un périple dans le centre ville




Un petit tour par la Chambre de Commerce (CCI)



Certains ont le sens de la solidarité (et/ou quelques arrières pensées commerciales ?)






Le tract diffusé aux lycéens par les étudiants


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SNUipp/FSU13 


Rythmes scolaires

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Jeudi 14 novembre, les enseignants du 1er degré des Bouches-du-Rhône se sont fortement mobilisés pour exprimer leur refus de la réforme des rythmes scolaires mise en place par Vincent Peillon.
A l'appel du SNUipp-FSU, de la FNEC-FP-FO, de la CGT Educ'action et de SUD Education, 65% des professeurs des écoles étaient en grève et près de 400 écoles (sur 1170) étaient fermées.

Après un rassemblement devant l'Inspection Académique, un cortège de plus de 2000 manifestants s'est dirigé vers la préfecture où une délégation a été reçue.

Pour le SNUipp-FSU, la réforme Peillon n'est pas acceptable.

- Elle dégrade les conditions de travail des enseignants (temps de présence, accès à leur classe, frais supplémentaires...).

- Elle n'apporte pas de meilleures conditions d'apprentissage pour les élèves (fatigue, multiplication des intervenants, perte de repères pour les plus jeunes...).

- Elle fait peser des charges supplémentaires sur les communes, renforçant les inégalités de l'offre éducative sur le territoire national.

Si le SNUipp-FSU rejette catégoriquement cette réforme, il n'est pour autant pas opposé à une modification des rythmes scolaires. Cependant, l'élaboration de celle-ci ne peut se faire sans tenir compte de l'expertise des professeurs des écoles.

Vincent Peillon doit donc suspendre sa réforme,  retirer son décret et ouvrir des discussions avec la profession.

D'ores et déjà, le SNUipp-FSU a invité ses partenaires syndicaux une rencontre, au niveau national, et y proposera une journée nationale de grève début décembre.

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NPA 34, NPA