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Béziers. Quand un élu socialiste parle le FN...le PS couvre...


Ménard balise le débat "d'idées", l'extrême droite marque des points !

 L'Hérault du jour du 19 décembre 2013


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 A notre avis...

Les déclarations du conseiller régional socialiste fonctionnent comme une piqûre de rappel pour ceux qui s'intoxiquent à vouloir courir après le mirage de l'union de "toute" la gauche : il y a une gauche dont, à l'évidence, il nous faut nous défaire, sous peine d'être entraînés vers des rivages politiques des plus dommageables, ces rivages qui, terribles sables mouvants, vous font perdre pied et vous enfoncer dans la gestion loyale d'un capitalisme toujours plus agressif. C'est ce qu'Hollande et sa bande illustrent implacablement avec le refus par exemple d'un "coup de pouce du Smic" (mesurons déjà la portée de l'expression) au profit d'une revalorisation automatique de ... 10 centimes l'heure qui prendra effet le même jour que l'augmentation "matraquante" de la TVA. Ce qui fait dire à Laurent Mauduit que nous avons là "des indices lourds et concordants. Les indices que le gouvernement est en vérité assez indifférent aux souffrances sociales qui traversent le pays.". Le cofondateur de Mediapart poursuit : "François Hollande, après avoir vivement dénoncé durant la campagne présidentielle le « choc de compétitivité » en faveur des entreprises mis en chantier par Nicolas Sarkozy, ainsi que la hausse de la TVA décidée pour le financer, a radicalement tourné casaque. Violant toutes ses promesses de campagne, le chef de l’État a finalement décidé d’accorder 20 milliards d’euros aux entreprises sous la forme de crédit d’impôt, sans contrepartie ni condition. Et toujours pour financer la mesure, François Hollande a décidé de faire l’exact contraire de ce qu’il avait promis, en relevant massivement la TVA de 8 milliards d’euros, à compter du 1er janvier 2014" (Smic et TVA : les détestables étrennes de François Hollande. Article réservé aux abonnés). 

Ceci étant posé, nous n'avons pas perdu de vue le Biterrois Zemmour, car il condense à lui seul, ce qui reste souvent brouillé chez les autres socialistes : un alignement sans fard sur cette orientation capitaliste de leur parti que porte l'actuel gouvernement mais aussi l'autre face du renoncement, celui des "valeurs de gauche", comme si ces valeurs n'étaient pas déjà mises à mal par le premier volet social et économique. Celui qui incarne le mieux ce qui nous occupe directement aujourd'hui avec Zemmour, c'est bien entendu Valls avec ses ... sorties d'avant son ... entrée dans le gouvernement sur les blancos et les whites de sa bonne ville d 'Evry (lire ici) et ses actuelles chasses aux Roms et aux sans-papiers ! Ces socialos, véritables socialauds,  nous la jouent franchement-franchouillement FN à partir d'un électoralisme intégral à résonance intégriste qui cherche à rattraper ce qu'ils provoquent d'un côté, l'accroissement de la pauvreté et le rejet du gouvernement qu'il induit, en se positionnant à droite ou même à l'extrême droite pour essayer de fixer ledit mécontentement. Incroyable cabriole politique où la cause (la gauche discréditant la gauche) travaille à être l'effet (le récupérateur de "droite" de ce discrédit) !

Sur Béziers le calcul consiste à assumer que Ménard a gagné les esprits et que cette lepénisation des esprits est un fait à mettre en mots sans plus d'état d'âme imbécilement accroché à des idéaux "de gauche": l'allusion à ces quatre boucheries halal qui seraient "trop" sur une voie publique de Béziers est d'une perversité rhétorique remarquable d'hypocrisie sainte nitouche dans son enrobage euphémisant ("peut-être") alors qu'elle renvoie par synecdoque (la partie disant le tout) au bon gros fonds de commerce lepéniste diabolisant le halal en tant qu'altérité absolue négatrice de LA civilisation. Cette gauche de droite s'engage ainsi dans une concurrence effrénée avec un vulgaire Copé (mais Fillon s'y met aussi) pour chasser à l'extrême droite. Ce qui confirme que, sous toutes ses facettes, le PS relève bien du label de la "gauche de droite" où le centre de gravité politique est calé sur le deuxième terme et où l'axe politique est orienté vers le bord qui touche à l'extrême droite. Alors, on dira, pour conjurer l'horreur de la révélation : mais Taubira ? Qu'est-ce que vous faites de Taubira ? A quoi il faudrait répondre : mais Taubira, que fait Taubira de ses compagnons Valls et Zemmour... ? Question qui vaut également pour les écoloministres Duflot et Canfin pourtant si sourcilleux en matière de racisme, en particulier d'islamophobie...

La conclusion ? C'est du côté d'Hussein Bourgi qu'il faut aller la tirer : on a connu le secrétaire départemental du PS, confronté à l'affaire Zemmour, beaucoup plus "radical" sur les discriminations, concernant plus précisément les LGBTI. D'où la question à lui adressée : le musulman/la musulmane ne méritent-ils pas, autant que les gays, les lesbiennes, les trans, etc., de bénéficier de la défense solidaire contre la vindicte des stigmatiseurs patentés qu'ils soient de la droite extrême ou de l'extrême droite mais aussi de celle qui sait s'afficher, tel ce Zemmour, comme une extrême "gauche de droite"... dans son propre parti ?  Mais il est vrai qu' à l'école de Georges Frêche, le socialisme local a toujours eu une longueur d'avance dans la mise à mort des idéaux de gauche, comme le rappelle fort à propos L'Hérault du jour.

Et il faudrait, pour les prochaines municipales, faire liste commune avec ça ? Au premier tour ou au deuxième tour pour... faire barrage à ... la droite et à l'extrême droite ? Et si on commençait par expertiser l'état actuel du barrage socialiste ?

Antoine

Vous voyez un lien avec les mots de Zemmour ?


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NPA 34, NPA

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