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Montpellier, ville palestinienne : nous étions plus de 2000 !


20 juillet : Journée sanglante à Gaza : près de 100 Palestiniens tués
A Chajaya, une journaliste de l’AFP a décrit des scènes de carnage et de chaos, tel cet homme éventré et à la tête arrachée. Beaucoup de maisons situées en première ligne, face aux chars, sont complètement détruites, et dans les rues s’amassent des cadavres, certains complètement carbonisés, qu’il faut ramasser rapidement.

 Objectif mairie !

Correspondance NPA 34

Troisième manifestation en une semaine, la solidarité avec le peuple palestinien de Gaza ne se dément pas sur la ville. Malgré le mois de juillet bien avancé, une foule de jeunes et de moins jeunes a repris le pavé pour crier à Israël et à ses complices français que la barbarie qui s'abat sur Gaza nous révolte, nous révulse. La mobilisation de ce jour était spécialement dédiée aux nombreux enfants victimes de l'action terroriste de l'Etat israélien et dont les noms et âges étaient inscrits en lettres rouges sur de sobres pancartes blanches ouvrant le défilé.

Comme lors des précédentes manifestations c'est le déshonneur qui a été massivement signifié aux socialistes de la canonnière que sont Hollande et Valls : à l'unisson de ce qu'est la politique sioniste de déni des droits des Palestiniens et en relais des provocations de la Ligue de Défense Juive, ce groupuscule d'extrême droite ultrasioniste, ils n'ont pas hésité à porter atteinte aux libertés en interdisant la manifestation de solidarité de Paris ! Comme l'a rappelé le NPA, seule organisation politique à intervenir dans ce rassemblement de Montpellier et seule à appeler à maintenir la manifestation interdite, combattre le colonialisme israélien, c'est s'opposer aussi de front à "notre" gouvernement. Tellement la spirale de sa dégénérescence est sans fin. A Montpellier, mais tous les échos confirment qu'ailleurs également, le message de ce suicide politique a été reçu cinq sur cinq : "Israël assassin, Hollande complice" a été un des slogans les plus repris par les manifestants ! 

Mais la situation locale n'a pas été oubliée puisque l'axe de mobilisation de ce jour concernait les positions de la mairie sur la  Palestine et Israël. Le maire Philippe Saurel a beau tenter de la jouer "moi, homme nouveau" ayant rompu avec le PS, il saute aux yeux que, comme d'ailleurs sur bien d'autres sujets, notre homme, resté grand ami de Manuel Valls, est, sur le rapport à l'Etat sioniste, dans la continuité de ce qu'il a fait du temps de son affiliation socialiste : 
en fidèle indécrottable de son mentor Georges Frêche et des clones qui ont relayé ses décisions, Philippe Saurel persiste, comme tous ses ex camarades socialistes du Conseil Général et de la Région, à financer largement l'opération de propagande proisraélienne qui chaque année se tient à Grammont sur le thème sans équivoque de la "Journée de Jérusalem, une et indivisible capitale d'Israël"; appellation qui consacre clairement, en contrevenant ainsi au droit international, l'annexion de cette ville par l'Etat d'Israël. 

C'est donc pour exiger, en riposte à l'actuelle agression que subit Gaza, que la municipalité renonce à son soutien financier et politique à cette journée explicitement sioniste mais aussi rompe le jumelage de la ville avec Tibériade, que les manifestants ont fini leur périple devant la mairie ! Le succès de cette manifestation, placée sous l'égide du B, comme Boycott, de BDS, ciblant, sur Montpellier, Jérusalem et Tibériade, atteste sans conteste d'une reconnaissance accrue de la légitimité de la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanction : cette campagne approuvées par nombre d'organisations et associations palestiniennes, a su, depuis des années, faire la preuve de sa détermination mais aussi de son efficacité à mettre en difficulté le gouvernement israélien. 


BDS, ces trois lettres, ces trois mots, sont devenus l'emblème d'une mobilisation de terrain permettant, par ses succès, de créer le rapport de force international pour travailler à déjouer l'impunité de cet Etat colonial et à l'isoler radicalement. 

Mais il est évident que, pour faire face au défi de la monstrueuse agression actuelle de Gaza, cette campagne doit élever sa capacité de percussion. Les actuelles mobilisations participent de ce renforcement mais, comme l'a rappelé José Luis de BDS 34, l'heure d'actions Boycott, Désinvestissement, Sanction plus massives et plus continues a sonné ! Invitation est faite aux manifestants de ... s'investir dans BDS ! C'est sur le temps, tout en mobilisant sur l'instant, la meilleure façon de riposter à Israël et d'apporter notre soutien au peuple martyr de Gaza.

Une émouvante communication en direct sur le parvis de la mairie avec le Gazaoui Ziad Medoukh, qui tient courageusement le terrible décompte des massacres et destructions en cours, l'a confirmé : les Palestiniens de Gaza voient dans nos mobilisations un motif majeur de continuer à résister...

Texte et photos d'Antoine pour le NPA 34

 Reportage photo que l'on peut voir en diaporama en cliquant sur la première photo de cette page

 



 


 

 


 



 

 


 


 

 





 


 


Plus de photos et le texte de l'intervention de José Luis Moraguès pour BDS France 34 sur le site de ce collectif : 2500 à MONTPELLIER CONTRE LES MASSACRES ET POUR LE BOYCOTT D’ISRAËL

Et aussi



Communiqué du NPA

En interdisant dans plusieurs villes et notamment à Paris, les manifestations de solidarité avec la Palestine, Hollande et le gouvernement Valls ont enclenché une épreuve de force qu’ils ont finalement perdue. Depuis l’Afrique où il organise l’aventure militaire de l’impérialisme français, Hollande avait joué les gros bras « ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité ». C’est ce qu’ont fait aujourd'hui des milliers de manifestant-e-s qui sont descendus dans la rue pour exiger l'arrêt de l'intervention militaire de l’État d'Israël dans la bande de Gaza, pour crier leur révolte face au plus de 300 morts palestiniens depuis le début de cette intervention. Et pour faire respecter le droit démocratique à exprimer collectivement la solidarité. Cliquer ici

   NPA (Nouveau parti anticapitaliste), seul parti à avoir appelé à la manifestation pro-palestinienne interdite à Paris, a estimé samedi que François Hollande et le gouvernement «ont enclenché une épreuve de force qu’ils ont finalement perdue». Cliquer ici


Extraits :
« Ça aurait été plus simple de l'autoriser ». Ce soupir d'un CRS, au coin du boulevard et de la rue de Rochechouart, a dû rôder dans bien des têtes parmi ses collègues. Ce samedi après-midi à Paris, dans le quartier populaire de Barbès, la manifestation de soutien à la Palestine a réuni entre 5 000 et 10 000 manifestants selon les moments et les lieux. En dépit de l'interdiction prononcée la veille par la préfecture de police, avec l'accord de l'exécutif. […] In fine, et sans conteste, la stratégie gouvernementale s'est avérée un fiasco. […]

L'arrivée d'un cortège du NPA peu avant 15h, permet de canaliser la foule. Il a été retardé par les multiples barrages tout autour du quartier, et sera rejoint ensuite par des militants d'Ensemble! (anticapitalistes du Front de gauche). Après discussion avec les policiers, ils organisent une marche sur le boulevard Barbès, malgré quelques mécontentements des premiers arrivés, plus ardents que la moyenne d'un rassemblement qui grossit considérablement. 

Dans le cortège, qui s'étend sur près de 500 mètres, on retrouve, comme dimanche dernier, l'Union des juifs pour la paix (UJFP), on aperçoit le chercheur Julien Salingue (spécialiste du Proche-Orient) en pleines négociation avec les CRS, Sandra Demarcq, dirigeante du NPA, Youssef Boussoumah des Indigènes de la République, ou Clémentine Autain du Front de gauche. […]

A Barbès, il n'y avait aucun drapeaux communistes ou écologistes, en tout cas pas visibles. Un militant du NPA reconnaît que « la situation est freestyle, mais comme les CRS ne veulent pas nous laisser passer, on ne peut que rester ici, on ne va pas aller dans les petites rues… » Pour lui, « il est impensable de laisser la rue. C'est comme pour les “Bonnets rouges”, ce sont avant tout des classes populaires qui se mobilisent ». […]

Bloqués par un nouveau cordon de policiers, plusieurs militants de la cause palestinienne, ainsi que le service d'ordre du NPA, discutent avec les CRS pour essayer de négocier une sortie de cette souricière policière que n'aurait pas reniée le Jules Moch de la grande époque. Mais aux alentours de 16h, en quelques minutes, la situation a dégénérée. […]

Les premières grenades lacrymogènes sont lancées, et le gaz se propagent à l'ensemble du rassemblement. Méthode classique de post-manif dispersée sur grande place. A la légère différence que la manif n'était pas dispersée (elle était même assise en sit-in). Quant aux voies d'évacuation, alors que le métro était fermé, elles prenaient la forme de petites rues commerçantes, souvent barrés par d'autres filtrages policiers. Les ruelles de la Goutte-d'Or auront même été le cadre d'affrontements. […]

" Sans surprise, la police a réservé un traitement plus violent aux habitants du quartier populaire de Barbès, alors que la présence de nombreux touristes à Gare du Nord semble avoir favorisé une relative retenue ; cela rappelle les plus sombres heures de l’ère coloniale ». […]

Le NPA appelle « l’ensemble des forces de gauche et démocratiques, syndicales, associatives et politiques, à exprimer leur refus de la répression et leur solidarité active avec la lutte du peuple palestinien ». Cliquer ici pour retrouver le texte complet sur Mediapart (réservé aux abonnés)

L'article a été reproduit sur le site d'Europe Solidaire Sans Frontières : cliquer ici


Un reportage de Libération à prendre avec des pincettes quant au point de vue adopté : "N’étant nullement là pour faire de la politique ... " : Comment la manifestation propalestinienne a dégénéré La comparaison avec le reportage du Monde (Comment la manifestation à Barbès en soutien à Gaza a dégénéré) n'est pas flatteuse pour Libération sur l'objectivité revendiquée qui, contre ce que dit ce dernier, a vu des manifestants provoquer les incidents : Le Monde a vu, lui, des policiers "tirer les premiers" ! 
 Vous avez dit désinformation ?








Et encore


 

Une entrevue de 2009 qui mérite d'être lue ou relue...


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16 juillet. Un Palestinien inspecte une maison détruite par une frappe israélienne, dans la ville de Gaza. AFP Cliquer ici
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