Dépasser la crise politique à la gauche du PS...


  Dernière minute (16 septembre)


A l’assemblée nationale, aujourd’hui, Valls demandait un vote de confiance aux députés de sa majorité. Pour faire taire son opposition interne, celle des frondeurs, il a annoncé qu'il ne toucherait ni au SMIC, ni aux 35 heures et qu’il revaloriserait les petites retraites. Quelques miettes alors que d’un autre côté, il a réaffirmé, à grands coups d’autoritarisme et de républicanisme qu’il ne changerait rien et qu’il fallait « aller plus vite et plus fort ». Cliquer ici
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Si les dirigeants du PCF et du PG « bénissent » les luttes, ils n’en font pas les leviers et les perspectives majeures de leur politique


 

Le 25 août 2014, coup de théâtre : Hollande et Valls forment un nouveau gouvernement pour mettre leurs dissidents au pied du mur et accélérer la fuite en avant dans l’austérité. Cet article est bouclé ce jour même et ne peut préjuger de la suite. Mais la dernière séquence politique est déjà lourde de sens.

Avant ce coup de la dissolution gouvernementale, la « fronde » socialiste s’était avérée plutôt frileuse. Benoît Hamon et Arnaud Montebourg étaient censés incarner la gauche du PS en 2012. Mais le premier a assumé l’austérité au ministère de l’éducation, le second est devenu le bouffon du roi en marinière. Emietté et même étêté, ce qui reste de la nébuleuse de la « gauche » du PS s’est bruyamment agité après la débâcle des municipales. Mais l’« Appel des 100 » députés qui menaçait de rejeter le pacte de responsabilité a fait pschitt : 41 députés se sont finalement abstenus. Puis les « frondeurs » ont voté le collectif budgétaire et les mesures sur la sécu, les deux clefs de voûte de l’austérité. Ces « gauches », pas vraiment prêtes à rompre, affirmaient alors vouloir préparer le congrès du PS de l’automne 2015 et même rêver d’une alliance avec Martine Aubry.

Leur opposition est d’ailleurs aussi timorée sur le fond. Les frondeurs ont seulement demandé à Valls de rééquilibrer le pacte de responsabilité (et les 50 milliards de baisse des dépenses publiques qui le financent) par des mesures de relance du pouvoir d’achat pour les plus modestes. Pour eux, « changer de cap », c’est « rééquilibrer la politique de l’offre par une politique de la demande » et « cibler l’aide sur les entreprises qui en ont vraiment besoin. » Cliquer ici

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 Du flou politique de l'unité aux brûlantes clartés de la division...

Clémentine Autain, porte-parole nationale d'Ensemble ! (Front de Gauche) : pas de "cordon sanitaire" avec le PS, vive les "passerelles" avec Fabius et Cie...

 « Nous sommes aujourd’hui en tension entre la nécessité d’occuper un espace politique distinct de la gauche gouvernementale et la difficulté de ne pas tomber pour autant dans la logique de cordon sanitaire avec le PS  […] [Il faut] être clair sur notre positionnement et créer des passerelles », jusqu’à des socialistes (comme Fabius, Emmanuelli ou… Mélenchon (Mediapart : A Montreuil, le Front de gauche choisit de se maintenir en vie, 7 septembre 2014)
 
NPA 34, NPA