Dernière minute (16 septembre)
A l’assemblée nationale, aujourd’hui, Valls demandait un vote de
confiance aux députés de sa majorité. Pour faire taire son opposition
interne, celle des frondeurs, il a annoncé qu'il ne toucherait ni au
SMIC, ni aux 35 heures et qu’il revaloriserait les petites retraites.
Quelques miettes alors que d’un autre côté, il a réaffirmé, à grands
coups d’autoritarisme et de républicanisme qu’il ne changerait rien et
qu’il fallait « aller plus vite et plus fort ». Cliquer ici
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Si les dirigeants du PCF et du PG « bénissent » les luttes, ils n’en font pas les leviers et les perspectives majeures de leur politique

Si les dirigeants du PCF et du PG « bénissent » les luttes, ils n’en font pas les leviers et les perspectives majeures de leur politique


Avant ce coup de la dissolution gouvernementale, la « fronde » socialiste s’était avérée plutôt frileuse. Benoît Hamon et Arnaud Montebourg étaient censés incarner la gauche du PS en 2012. Mais le premier a assumé l’austérité au ministère de l’éducation, le second est devenu le bouffon du roi en marinière. Emietté et même étêté, ce qui reste de la nébuleuse de la « gauche » du PS s’est bruyamment agité après la débâcle des municipales. Mais l’« Appel des 100 » députés qui menaçait de rejeter le pacte de responsabilité a fait pschitt : 41 députés se sont finalement abstenus. Puis les « frondeurs » ont voté le collectif budgétaire et les mesures sur la sécu, les deux clefs de voûte de l’austérité. Ces « gauches », pas vraiment prêtes à rompre, affirmaient alors vouloir préparer le congrès du PS de l’automne 2015 et même rêver d’une alliance avec Martine Aubry.
Leur opposition est
d’ailleurs aussi timorée sur le fond. Les frondeurs ont seulement
demandé à Valls de rééquilibrer le pacte de responsabilité (et les 50
milliards de baisse des dépenses publiques qui le financent) par des
mesures de relance du pouvoir d’achat pour les plus modestes. Pour eux, « changer de cap », c’est « rééquilibrer la politique de l’offre par une politique de la demande » et « cibler l’aide sur les entreprises qui en ont vraiment besoin. » Cliquer ici
NPA 34, NPA
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