Région. « La présence de pesticides est aujourd’hui la première cause de déclassement de nos rivières »


Midi Libre (14 09 14). Lire ci-dessous

 « En Roussillon, les concentrations d'herbicides peuvent dépasser 200 fois la norme autorisée pour l’eau potable... »



Les produits phytosanitaires sont les principaux responsables du mauvais état des cours d’eau, a insisté l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, qui présentait son rapport annuel. 

« Au milieu du gué ». A l’heure de dévoiler son rapport annuel sur la qualité des cours d’eau et des nappes souterraines, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a utilisé cette image. Si « les poissons préfèrent ce bilan à celui de 2013 », a souri Martin Guespereau, directeur général, avec, cette année, « 52% de rivières en très bon et bon état », l’autre moitié s’avère être en moyen, médiocre ou mauvais état. La notion de bon état, définie par une directive européenne datant de 2000, signifie, dans une rivière, « le bon fonctionnement des processus écologiques, la présence et le maintien de la faune et de la flore aquatiques », poursuit Martin Guespereau.

Après les pollutions organiques urbaines, vaincues dans les années 2000 (obligation faite par l’Europe, à partir des années 1990, de collecter et traiter les eaux usées), « la présence de pesticides est aujourd’hui la première cause de déclassement de nos rivières », pointe le directeur général. Selon les mesures de l’Agence de l’eau, qui analyse pour son rapport trois millions de données, « on en retrouve 150 dans les cours d’eau, les plus désastreux étant les herbicides, notamment le Roundup. Il se vend plus de 4 000 tonnes par an de ce produit sur la zone étudiée. En Roussillon, les concentrations peuvent dépasser 200 fois la norme autorisée pour l’eau potable... ». La vie aquatique : microflore, microfaune, n’y résiste pas. Cliquer ici


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