Bouches-du-Rhône. 2 ans d'une lutte rageuse qui tient tête au patronat et aux flics...


« L’usine est à nous », « On a repris ce qui nous appartient », « Tout est à nous, rien n’est à eux » !

En lutte depuis plus de deux ans pour sauvegarder leurs emplois, les travailleurs des Moulins Maurel (dans le 11e arrondissement de Marseille) occupaient l’usine depuis fin novembre 2013.

Un repreneur s’est déclaré et a été avalisé par la préfecture. Toutefois, la société Nutrixo, propriétaire du site, refuse de négocier avec lui, car elle ne veut pas voir s’établir un concurrent et surtout désire faire une opération immobilière, en vendant le terrain dans un secteur à très forte valeur foncière, à proximité d’une immense zone commerciale en extension.
Avec un gouvernement toujours plus à l’écoute des multinationales que préoccupé par l’emploi, les services de la préfecture, plus spectateurs qu’acteurs, laissent pourrir la situation et ne se risquent surtout pas à faire quoi que ce soit qui gêne Nutrixo, y compris en propageant – par l’intermédiaire de la Provence (le quotidien de Bernard Tapie) – de faux bruits selon lesquels le repreneur aurait renoncé !

Fort de cette « information », Nutrixo s’est cru autorisé à envoyer ses vigiles (les mêmes qui s’étaient signalés à Gémenos avant que les Fralib ne les expulsent de leur usine) pour chasser les salariéEs qui se relayaient devant l’usine pour en éviter le démantèlement. Cliquer ici

Soutiens et convergence des luttes comme un grain de semoule dans les rouages d’un patronat aux faveurs de l’État. Ainsi vont salariés, militants et citoyens réunis au pied des silos.
 
Les uns veulent travailler, les autres liquider. Nouvel épisode d’une casse sociale en bande organisée? Rappel des faits : la Préfecture, mandatée par le gouvernement, a octroyé jeudi dernier l’usage de la force publique au géant de l’agro-alimentaire Nutrixo contre une poignée de salariés qui s’accrochent depuis sept mois à leur outil de travail.
Riposte des travailleurs, deux jours plus tard, devant les silos des Grandes Minoteries de la Méditerranée (ex-Moulins Maurel) venus de tout le département à l’appel de l’UD CGT pour montrer, contre ce nouveau mensonge d’État, qu’il est encore possible de moudre le grain dans les silos de la Valentine, en activité depuis 1860 à Marseille. Cliquer ici

 L'Hérault du jour 8 octobre 2014


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