jeudi 9 octobre 2014

Contre le gaz de schiste, des alternatives énergétiques...


...pour des alternatives énergétiques, une alternative politique, de gauche, écologique et sociale!

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A lire ci-dessous A notre avis : les écologistes vigilants ?





 
Le gaz de schiste suscite toujours la controverse et replace la question de l’énergie au centre des débats.
Le gaz de schiste est un point commun entre la Pennsylvanie, le village de Zurawlow en Pologne et plusieurs dizaines de villes et villages de Paca… Si, en France, les permis de recherche de gaz de schiste - signés par Jean-Louis Borloo à l’époque - ont depuis fait l’objet d’un moratoire, la Pennsylvanie a été l’un des états pionniers de son exploitation tandis que les multinationales s’installent en Europe.

Le sujet, brûlant, a été mis une nouvelle fois sur la table mercredi 24 septembre, à l’Eden, par l’association Art et Essai Lumière et le comité local d’Attac-La Ciotat à l’occasion de la projection de La malédiction du gaz de schiste, suivie d’un débat animé par Jacqueline Balvet, membre du réseau Européen gaz de schiste Frack-Free Europe et du conseil d’administration d’Attac France. Cliquer ici

L'Hérault du jour du 3 octobre 2014


 A notre avis: les écologistes vigilants ?

C'est ce que nous suggère l'article ci-dessus. Mais la vigilance est-elle compatible avec "l'emballage" ou "l'emballement"? En effet Libération titre A Amiens, Ségolène Royal emballe les écologistes et, avec une mention spéciale pour la béatitude admirative de Jean-Vincent Placé, nous confirme la stratégie de toujours d'EELV : "Au-delà de ces vibrants témoignages de camaraderie [envers Ségolène Royal], les Verts n’ont pas vraiment insisté sur les sujets qui fâchent ou pourraient fâcher." Ah ! la pratique "écolo" de l'évitement de questions essentielles...

Un "cadre du parti" mange d'ailleurs le morceau : «Dans le rapport de force actuel avec les socialistes, on a obtenu de réelles avancées. Il fallait les sécuriser.» Comprenons bien : les écologistes "vigilants" le sont avant tout sur les mots (qui "sécurisent") et, depuis le début de leur participation au gouvernement, sans être encore vraiment "emballés", le "rapport de force" avec le PS les a amenés à être baladés, en particulier par un Montebourg expert dans le jeu du chat et de la souris sur le gaz de schiste : contraint par le refus de principe (!) de Hollande d'accepter la fracturation hydraulique, il n'a eu de cesse d'agiter l'épouvantail d'une extraction "propre" (d'un "gaz de schiste écologique" !) qui permettrait de lever ledit blocage de principe alors que rien de crédible ne plaide en faveur d'une telle alternative extractive (lire ici). 

De fait, malgré quelques rodomontades "royales", les compagnies  d'hydrocarbures sentent bien qu' elles ont raison de maintenir leur lobbying... La preuve étant ce qui se joue actuellement sur le parc de Lubéron, comme nous le rappelle l'article de L'Hérault du jour ! Les grandes envolées ségolénesques sur la transition énergétique "emballant" des gogos d'EELV, dont la marge de manoeuvre politique se réduit à peser (mot magique des pseudoréalistes), désormais de l'extérieur-mais-ça-ne-fait-rien-on-continue, pour mieux rester dans le giron d'un gouvernement qu'ils ne bousculent jamais vraiment (1),  ne sont que cela, des envolées, du vent : sur le gaz de schiste, ces écologistes à prétention pragmatique, n'ont d'autre politique que de la jouer vigilance verbale envers une ministre qui, à l'instar du gouvernement dans son entier, pratique l'enfumage lui permettant de "travailler", sous un vernis de "gauche", pour les entreprises. Contre les salariés, contre les pauvres, contre les immigrés, aussi contre les défenseurs du climat et autres écologistes de terrain qui, au Testet par exemple (lire ici), comprennent ce qui leur en coûte de se mettre pour de bon en travers de l'antiécologisme foncier des Hollande et Cie !

En somme, soyons ... vigilants sur le gaz de schiste comme sur le nucléaire et tant d'autres sujets "écologiques" envers le gouvernement mais aussi envers ses camarades, tout justes trublions circonstanciels, d'EELV : dans son propre pragmatisme, social-libéral, et plus que probablement dans le souci de son plan de carrière politique, Ségolène Royal pourra toujours afficher sa "verte" intransigeance  et s'élever contre les velléités d'un Macron, plus directement indexé sur les logiques du capital, de valider une agression contre le parc du Lubéron. Elle pourra peut-être même avoir gain de cause, ce dont on pourra bien sûr se féliciter. Mais même dans ce cas de figure le plus favorable pour les opposants au gaz de schiste, dont au NPA nous sommes, il faudra avoir à l'esprit la nécessité de maintenir la "vraie" vigilance, sur le terrain (lire ici), et ne pas se laisser leurrer par les jeux tacticiens, combinés à ceux des socialos, des prétendants écolos à se maintenir dans les eaux troubles desdits socialos entièrement voués aux intérêts des sociétés. Les palinodies des uns et des autres sur le nucléaire (lire ici), par exemple, incitent à leur signifier la plus grande défiance. Tôt ou tard le reniement des acquis d'un moment sera de mise ! Il en va ainsi de cette écologie, tellement peu politique et si manoeuvrière qu'elle en devient politicienne, qui depuis des décennies offre un bilan d'échec total au vu des enjeux qu'elle est censée prendre en compte et que la nature du capitalisme (son insatiable et prédatrice appétence de profit) ne peut intrinsèquement, dans sa matrice, pas prendre en compte ! José Bové et Michèle Rivasi peuvent bien s'en prendre à "l'absence de cohérence" du gouvernement sur les questions d'énergie. 

Que ne s'interrogent-ils pas, spécialement José Bové, hier virulent pourfendeur de l'écologie libérale de ses actuels camarades d'EELV, sur leur propre "cohérence" de fans du capitalisme vert ? Lequel est le nom de leur capitulation procapitaliste incolore, inodore et sans saveur !

Antoine

(1) Rappelons-nous la fameuse "muselière" assumée par Duflot : "quand on est secrétaire nationale, on porte un licol. Depuis trois mois, on m’a rajoutée une muselière. J’en ai une qui laisse la possibilité de l’ouvrir un peu". Voir Europe Ecologie au gouvernement, l'écologie politique muselée

NB : ce 9 octobre les écolosgogos d'EELV sont pris à revers : plus dure est la chute depuis les cimes de la béatitude proRoyal. Il ne s'est pas écoulé une semaine de cette expérience nirvanesque que l'adorée se vérifie être ce qu'elle...est, une opportuniste XXXL. Les routiers ont à peine agité la menace de bloquer les routes que les grandes et fortes déclarations sur l'écotaxe finissent à la poubelle. Lire Le gouvernement suspend (encore) la mise en place de l'écotaxe
Les Verts l'ont grise, je veux parler de leur mine...




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Contrairement aux gages donnés aux écologistes, il semble être de moins en moins question de "sortir" du nucléaire, mais seulement d'en "plafonner" la puissance actuelle ; c'est ça qui est commode quand François Hollande parle de "50 %" d'électricité d'origine nucléaire, il ne dit pas 50 % de combien, comme ça chacun peut continuer à appeler un chat un chien si ça lui chante (aussi madré que Mitterrand avec la centrale de Plogoff). Cliquer ici





 NPA 34, NPA