Montpellier. Roms à la rue = Roms à reloger...


 Une gifle pour Valls et son pote Philippe Saurel...

L'Hérault du jour. Voir ci-dessous

 [A lire ci-dessous également  A notre avis ]

Les caravanes d'une vingtaine de Roms avaient été détruites lors des inondations du début du mois dans l'Hérault.

Le tribunal administratif de Montpellier a ordonné mercredi à l’Etat et à la ville de Montpellier de trouver un logement décent d’urgence «dès la nuit de mercredi» pour une vingtaine de Roms, dont les caravanes avaient été détruites lors des intempéries des 6 et 7 octobre.

«C’est un jugement qui fait jurisprudence au niveau national, il enjoint le préfet de l’Hérault de trouver des logements décents à des familles de Roms sinistrées depuis les inondations de début octobre et qui étaient à la rue après deux nuits d’hébergement», s’est félicitée jeudi, lors d’une conférence de presse, Me Sophie Mazas, au nom de la Ligue des droits de l’Homme. Cliquer ici


"La seule question pertinente c'est : y a-t-il des familles avec enfants à la rue ? Si c'est le cas, vous connaissez la position du tribunal". […] "Toute personne en situation de détresse mérite qu'on lui prête assistance sans considération de ses origines". Cliquer ici

A notre avis

Le hasard, dit-on un peu facilement, fait (parfois) bien les choses : après l'expulsion des Roms de Bobigny, voilà que des Roms de Montpellier vont pouvoir éviter l'errance dans les rues de la ville et la nuit à la belle (?) étoile. Ne mégotons pas notre plaisir de voir le TA de Montpellier rappeler à l'ordre (sic) nos bons socialos gouvernants (le leurre  du Philippe Saurel "indépendant des partis", cela se confirme une fois de plus, ne trompe plus grand monde : il est de droite comme son ami Valls). Cet ordre-là nous en redemandons car il pointe 1/ le désordre politique et moral qu'il y a à voir des gens, en l'occurrence des Roms, sans logement et 2/ l'obligation institutionnelle d'y mettre fin. Il s'agit certes d'une goutte d'humanité dans l'océan de mesures antipopulaires et d'arbitraire où les "socialistes" noient leur identité revendiquée de gauche... Nous verrons bien en effet ce que permettra la jurisprudence là où ce ne sont pas les éléments naturels qui mettent à la rue les gens : par exemple dans le cas cité plus haut de Bobigny où c'est le choix politique de transformer les Roms en masse de manoeuvre stigmatisée pour se gagner les voix lepénistes, qui amène le clone de Guéant à leur envoyer les pandores.

Le plus remarquable dans cette réjouissante histoire, reste probablement la pitoyable déclaration de la représentante de la mairie citée par l'AFP/Libération : «c’était à l’État de trouver des logements décents à ces familles de Roms, si la préfecture nous demande d’en mettre à disposition, nous le ferons». Et pan, une phrase, deux défaussements sur le mode "c'est pas à moi, m'sieur, c'est à lui de faire" et "si on me le demande, je le fais" ! par lesquels le saurélisme démontre qu'il ne conçoit pas l'action d'humanité comme un devoir impératif de soi ! Devant les drames humains, il est dans l'attente d'abord que l'autre, en l'occurrence l'Etat (qu'au demeurant il soutient politiquement), agisse, puis que, chahuté par le "rappel à l'ordre", celui-ci vienne lui signifier que c'est à lui de se bouger... Philippe Saurel et son équipe ont un rapport au peuple, spécialement à sa fraction en détresse, non immédiat. Pour tout dire distant, ô combien distancié. Sans étonnement puisqu'il a été dit par eux qu'ils sont dans la continuité frêchienne : ils incarnent la politique institutionnelle dans ce qu'elle a de "mundillo" cultivant l'entre-soi des puissants et des gens installés et leurs petits intérêts, politique institutionnelle qui "méconnaît" ce qu'est et vit le peuple : cinq familles à la rue par temps devenu froid ? Passez votrre chemin, dit le Ponce Pilate "logé" à la mairie... Quand l'urgence de l'aide à apporter est là, c'est chez ces élus... du peuple un réflexe, ils détournent les yeux... Mieux, pire encore, ils sont ailleurs. Peut-être même pestent-ils que les inondations ramènent vers eux, au centre de la ville et de l'attention médiatique, ces gens  dont on s'accommode tant, en temps (a)normal, qu'ils restent aux marges, en marge de leur univers...

Le fait est que, comme pour ces Roms, lors de l'expulsion, matraque au poing, de Luttopia ce matin (voir ci-dessous), le pourtant très médiatique maire de Montpellier sait, à l'occasion, fort opportunément briller par son absence. Cela dit, soyons clairs : il aurait été là, vous imaginez qu'il aurait fait quoi ? 

Il est des fois où, à bien y réfléchir, vivre caché dit paradoxalement la politique que, sous la rhétorique de l'homme nouveau, on mène ! Vous suivez ?

Alors crions-le, si à Montpellier on peut reloger les Roms, et nous nous en réjouissons, on peut aussi reloger les gens, nos camarades, de Luttopia en commençant par dénoncer le scandale de l'agression qu'ils ont subie... Eh ! Valls, Saurel et tous ceux qui avez de la complaisance et de la compréhension pour ce qu'ils font, ne font pas, défont et laissent faire, l'honneur de l'aide aux "galériens" de cette société est, pour nous, irrécusable et indivisible...

Antoine

Chronique du socialisme hollando-vallsien : les Roms, des gens qu'on expulse et qu'on oublie dans la rue...

Il est 17 heures quand une soixantaine d’anciens habitants des Coquetiers arrivent place de la République, à Paris. Parmi eux, plus de 25 enfants, beaucoup en bas âge. Expulsés de leur campement à la mi-journée, ils ont été «oubliés» lors du diagnostic social mené sur place par les autorités. Rien ne leur a été proposé. Ni places dans des foyers d’hébergement d’urgence, ni nuits d’hôtel. Le froid tombe sur la capitale, et ils n’ont pas d’endroit où dormir. En début de soirée, les Roms trouvent refuge dans le hall de l’hôpital Saint-Louis. Plusieurs dizaines de CRS interviennent pour les en déloger. Vers 23 heures, une solution d’urgence est finalement trouvée. Cliquer ici

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 NPA 34, NPA