Homoparentalité. "L’homosexualité n’est pas une maladie contagieuse" ...


 ..."Elle ne se transmet pas par contact. On ne l’attrape pas en respirant dans la même pièce qu’un(e) homo, ni en partageant les mêmes repas, ni en grandissant sous le même toit…"

 Myriam Blanc a fondé une famille qui «ressemble à toutes les familles, à ce détail près qu’elle compte deux mères et pas de père.» Une famille sans père, est-ce possible ? Oui. N’en déplaise aux défenseurs de l’ordre symbolique.

Dans un livre passionnant, délicat et lumineux (Elles eurent beaucoup d’enfants… et se marièrent), Myriam Blanc répond à toutes les questions que l’on pourrait se poser sur la façon dont elle élève ses deux filles avec sa compagne, Astrid. Elle ne prétend pas détenir la vérité. Elle se contente d’évoquer son cas. Est-il possible d’avoir des enfants quand on est lesbienne ? Ces enfants peuvent-ils devenir heureux ? Ce serait plus facile, peut-être, si le contexte en France n’était pas si tendu. Il faut sans cesse se justifier. «J’essaie de vivre selon le précepte de Brassens, «de ne pas trop emmerder mes voisins», et j’aimerais bien qu’on fiche la paix à mes enfants (et aussi à tous les enfants en général), qui ont besoin de grandir dans la confiance, dans la joie, dans la sécurité affective et dans la paix.» Voici ce qu’elle a à dire, concernant les arguments qui reviennent dans la bouche de ceux-celles qui veulent soi-disant le bien des enfants… tout en leur prédisant les pires horreurs (1).


Les enfants d’homos deviennent-ils homos ?

Idée reçue n°1 : «On est contre le mariage homo, parce qu’après les homos vont adopter des petits et les petits ils vont avoir deux papas ou deux mamans. Donc les petits, ils vont être homos aussi», (deux passants interrogés par Valérie Mitteaux dans son documentaire «Le baiser de Marseille», fin 2012). Cliquer ici




A lire aussi


 

Et aussi

Les patrons gays peuvent faire de belles déclarations sur la nécessité de mettre fin aux discriminations, mais ils n’ont pas intérêt à l’émancipation des gays et des lesbiennes. En tant que rouages du système capitaliste, qui les supporte, ils ont un intérêt matériel à perpétuer ce système dont leurs profits dépendent. Ces hommes d’affaires s’identifient à la « communauté gay » dans la stricte mesure où il s’agit de la source de leurs revenus. Dès lors, la perspective de mettre fin à l’oppression des gays et lesbiennes n’est pas considérée comme une lutte contre le système : il s’agit plutôt d’être en capacité d’acheter et de consommer au sein du système. L’émancipation ne correspond plus à une résistance au marché : elle est censée passer par le marché. […]
Les préjugés homophobes, et plus généralement les idées réactionnaires, sont intégrés par les travailleurs parce que ces préjugés sont profondément inscrits dans la société – un enfant peut insulter un autre enfant en le traitant d’« enculé », avant même de comprendre ce que ce mot signifie. Si de tels préjugés ont émergé, c’est parce qu’au même titre que d’autres préjugés et stéréotypes, ils avaient pour fonction de justifier le rôle central joué par ce qu’on appelle la famille nucléaire dans la reproduction de la force de travail et la division sexuelle du travail. Une famille nucléaire au centre de laquelle se trouve l’hétérosexualité.  Cliquer ici






NPA 34, NPA