mercredi 19 novembre 2014

L'Occupation et la Libération à la télévision...


 Les héros et les salauds d’Un village français, jamais d’un bloc, toujours fissurés...

A LA TÉLÉ CE SOIR 
A la fois violente et insouciante, la 6e saison de la série de France 3 se frotte à la période trouble de la Libération.
Grave et lente, la caméra s’arrête sur chaque visage, les scrute, les interroge, guette une réaction, un rictus, un sourire. «Paris libéré, crachote la TSF, libéré par lui-même.» C’est sûr, aux mots du général de Gaulle, les visages vont s’ouvrir d’un coup et les hommes bondir de joie, on est le 25 août 1944, ça y est, enfin Glenn Miller et son orchestre dans les rues, enfin les Américains qu’on embrassera à bouche que veux-tu, enfin, enfin, enfin. «Coupe-moi ces conneries, tranche un milicien à la mèche antisémite, moi je peux vous dire qu’avant que les libérateurs arrivent, il y aura du sang juif et antifrançais qui coulera sous les ponts.»

Il y a là, dans les premiers instants de la sixième et avant-dernière saison qui démarre ce mardi sur France 3, tout ce qui fait Un village français. La petite histoire que la grande emboutit brusquement, la surprise permanente qui laisse le téléspectateur comme deux ronds de flan, une caméra toujours placée au bon endroit, et une série toujours meilleure. Cliquer ici

INTERVIEW 
Frédéric Krivine, scénariste de la série.

Avant, il y a eu les années PJ, du nom de la série de France 2 qu’il a créée. Après, il ne sait pas ; peut-être plus tard, quelque chose sur la Commune de Paris qui le poursuit. L’année prochaine, Frédéric Krivine en aura fini avec «Suzanne», avec «Jean» (il appelle ses personnages par leur prénom) et avec son «gros machin», ainsi qu’il appelle Un village français. Cliquer ici



Pour sa sixième saison, « Un village français » ouvre sur un face-à-face entre miliciens et résistants (Mardi 18 novembre à 20 h 45 sur France 3).

Pour qui n’a jamais suivi « Un village français », depuis juin 2009, notons qu’il s’agit à notre sens de la meilleure série française produite par le service public à ce jour. Chronique historique et qualité d’écriture y font chemin ensemble, depuis le départ, sous la conduite de Frédéric Krivine (scénario), Philippe Triboit (réalisation) et Emmanuel Daucé (producteur chez Tetra Media), sous le regard vigilant de l’historien Jean-Pierre Azema. Cliquer ici

A voir aussi

A l’occasion de la 4e Automnale de l’APHG Bureau de Picardie, à l’Université J. Verne d’Amiens (janvier 2014). Intervention de Mme Marjolaine Boutet, maître de conférences en Histoire contemporaine UPJV d’Amiens, La représentation de la Seconde Guerre mondiale en séries télévisées : l’exemple d’Un village français. Cliquer ici pour voir la vidéo

Pour (re)voir les deux premiers épisodes, programmés hier soir, de la série 6 : 



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