mardi 9 décembre 2014

Hérault. Elections professionnelles : CGT et FSU paient le prix d'orientations qui désorientent...


A lire ci-dessous
... le prix d'une adhésion, plus ou moins assumée ouvertement, au "dialogue social" et à un syndicalisme d'accompagnement des "réformes" gouvernementales, laissant les luttes à leur isolement !


 Les premières tendances qui ressortent des élections professionnelles laissent apparaître dans l'Hérault une baisse sensible de la CGT aussi bien dans la fonction publique hospitalière que dans la fonction publique territoriale. Les résultats de la fonction publique d'Etat ne seront pas connus avant lundi. FO en revanche reprend des points dans les deux catégories précitées. Dans l'Education nationale, si la FSU reste largement devant les autres organisations syndicales et même majoritaire dans le primaire dans trois des cinq départements de l'Académie de Montpellier, on assiste à l'entrée du Snalc (pour lequel le comité Racine, émanation du FN avait appelé à voter) dans les organismes paritaires. Lire, résultats, analyses et commentaires dans nos éditions papier de l'Hérault du Jour du samedi 6 décembre. 
 
 



A lire aussi

Si l’on regarde les chiffres, deux conclusions s’imposent. D’abord, l’abstention est élevée. Il confirme une tendance observée ces dernières années: le monde de l’éducation, historiquement bien syndiqué et réputé à gauche, se détourne des représentations traditionnelles. On le voit dans les actions de protestation. De plus en plus souvent, ce sont des collectifs qui les lancent. Et les syndicats prennent le train en marche. […] Seconde leçon du scrutin: deux syndicats font une percée, FO et le SNALC. Deux organisations qui ont combattu la plupart des réformes ces dernières années, notamment la Refondation de l’école engagée sous la présidence Hollande. Deux organisations qui, au delà de visions différentes, se posent en défenseurs d’une profession malmenée et dévalorisée. […]
Par ailleurs, la question mérite d’être posée: l’appel du collectif Racine (rassemblant les profs Bleu Marine) à voter SNALC et FO, a-t-il pu avoir un quelconque impact ? Les deux syndicats avaient aussitôt pris leurs distances. Et les profs frontistes, en tout cas s’affichant comme tels,  ne sont pas légion. Mais si les enseignants sont des Français comme les autres, cela signifie que chez eux aussi, les idées FN progressent. […] Cliquer ici


Et aussi


[…] La question essentielle est celle de l’orientation confédérale. Au moment où le Canard Enchaîné « sortait » l’affaire, la commission exécutive confédérale approuvait un laborieux texte sur le dialogue social qui commence par déplorer que « l’ouverture d’une réelle négociation n’est pas assurée ». Négociation « à froid » dans laquelle la défense des institutions représentatives du personnel (IRP) est présentée, avant tout, comme la défense du droit à l’information, à la consultation des salariéEs, et non comme celle d’outils de combat contre le patronat. « Contester, proposer, peser sur le rapport de forces pour obtenir un niveau de compromis traduisant des avancées pour les salariés » résume la feuille de route d’un syndicalisme guère éloigné de celui proposé par d’autres. Cliquer ici
Salut à toutes et tous

Lepaon est dans la mouise et il ne l'a pas volé. Cela commence même à faire beaucoup : un appart tout neuf, un bureau de DRH et des indemnités autour de 100 000 euros pour un boulot qu'il n'a même pas perdu. La direction de la Cgt essaie de se dépêtrer de cette situation indéfendable. Forcément, Lepaon doit se sentir de plus en plus seul et visiblement il pourrait se faire débarquer dans les semaines qui viennent. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il manque de transparence à la Cgt, il manque aussi de démocratie, et même une bonne grosse dose de démocratie. Les histoires de Lepaon c'est la partie visible de vieux problèmes profonds qui concernent l'ensemble de la direction du syndicat. Lepaon n'est pas le seul à mettre en cause. Et puis on ne doit pas se contenter de parler moquette ou tiroirs.
Il faut parler de l'orientation plus que discutable de la Cgt, de ses positionnements inquiétants sur les seuls sociaux par exemple. De cette Cgt qui refuse de se positionner en adversaire du gouvernement, qui n'offre aucune perspective de lutte d'ensemble, de convergence des résistances, de rupture avec le capitalisme. Lepaon est à l'image des dirigeants de la confédération : tous ces bureaucrates se "droitisent" rapidement et abandonnent le combat de classe.
Oui c'est grave. Certes ce n'est pas un phénomène nouveau mais ça s'approfondit. Et ça commence à se voir clairement. Il ne faut surtout pas hésiter à critiquer la politique de ce syndicat (du mien notamment) car cela fait partie des problèmes que nous avons aujourd'hui.
Il ne faut pas laisser la critique des syndicats aux médias qui n'ont pas tous de bonnes intentions, à la droite, à l'extrême droite qui ne veulent que régler leurs comptes avec le syndicalisme, avec le camp des salariés. Il faut une critique de "gauche", une critique radicale et lutte de classes. Les salariés, les militants doivent reprendre en main leur organisation, imposer une orientation anti-capitaliste. Y a du boulot.


Philippe 

 
Le secrétaire général de la CGT tiendra-t-il plus de quelques jours ? Après les révélations successives sur le coût des rénovations de son appartement et de son bureau, et sur l'indemnité qu'il a touchée pour devenir dirigeant, le leader syndical est en position de grande faiblesse. Et c'est aussi le signe révélateur d'une crise interne, qui couve depuis des années.

C’est la révélation de trop. Mardi 2 décembre, L’Express a révélé que Thierry Lepaon avait touché des indemnités de départ lorsqu'il a quitté le comité régional de la CGT Basse-Normandie, pour devenir... secrétaire général du syndicat, en mars 2013. 31 000 euros, selon nos informations qui confirment celles du Figaro, pour obtenir une promotion ? Officiellement, Lepaon ne voit pas le problème. Mais tous les autres membres de l’organisation pensent le contraire. D’autant que ce scoop arrive après les précédentes révélations du Canard enchaîné sur le coût de la rénovation de son appartement francilien et de son bureau.

Dans les jours qui viennent, l’homme, qui avait été choisi par défaut après un an de guerre fratricide pour la succession de Bernard Thibault, devrait être poussé vers la sortie. « Il est mort, le tout est de savoir quand et comment il va partir », juge un membre de la direction de la CGT qui, comme tous les interlocuteurs ces derniers jours, s’exprime sous le sceau du secret. Un bureau confédéral, l’organe de direction resserré (10 membres), était réuni ce vendredi. Selon le communiqué publié à l’issue de la réunion, « aucun membre du bureau confédéral n’a demandé la démission de Thierry Lepaon ». Comme pour prouver qu'il est toujours le patron, ce dernier est apparu à l'issue de la réunion, détendu et souriant, dans une courte vidéo publiée sur le site de la CGT, où il se félicite du bon score (sans donner aucun détail) du syndicat aux élections de la fonction publique de jeudi.

La commission exécutive, qui comprend 56 membres, se rassemblera mardi, avant un comité confédéral national (CCN), regroupant les 129 plus hauts dirigeants de la CGT, qui devrait se tenir dans les jours suivants. Chacun espère que le patron de la CGT démissionnera de lui-même très vite, mais s’il ne le fait pas, il paraît impossible qu’il survive au CCN. Cet organe est le seul à détenir le pouvoir de révoquer le dirigeant de l’organisation, et peut être convoqué dès qu’un tiers de ses membres le demandent. Ce qui ne manquera pas d’être fait, au vu de l’ambiance interne. « Le message qui arrive par tous les canaux, c’est : “Démissionne avant qu’on te révoque” », résume un membre du CCN.

Pourquoi Thierry Lepaon est-il si affaibli ? Que signifie le psychodrame qui secoue la CGT depuis des semaines ? Peut-elle s’en sortir sans trop de mal ? Explications et analyse de l’état de santé du premier syndicat de France.

  • Que reproche-t-on à Thierry Lepaon ?
Les attaques ont eu lieu en trois vagues, toutes allumées par des révélations dans la presse, comme le rappelle @rrêt sur images. Tout démarre le 29 octobre, quand Le Canard enchaîné révèle que la CGT a dépensé plus de 100 000 euros pour rénover l'appartement que le syndicat loue pour son dirigeant dans un quartier chic de Vincennes (Val-de-Marne). La semaine suivante, le Canard alourdit le dossier en rappelant que l'appartement avait déjà été rénové par son propriétaire. Le 29 novembre, l’hebdomadaire satirique poursuit ses révélations, et détaille la rénovation du bureau du patron de la CGT, qui a coûté la bagatelle de 62 000 euros. En octobre, Lepaon était même très fier de présenter son bureau à France 5 (passage repéré par @rrêt sur images).

Mais l’affaire qui cause le plus de tort au dirigeant, c’est le dernier scoop de L’Express. Même si rien n’est illégal, comment justifier que l’antenne de Basse-Normandie verse plus de 30 000 euros quand son dirigeant est appelé aux plus hautes responsabilités à Montreuil ? « Là, c’est carrément de l’enrichissement personnel, en plus en se servant dans les cotisations versées par les syndiqués ! » s’étrangle un responsable de fédération.
Désormais, la chasse est lancée, et d’anciens doutes sur la probité du dirigeant ressortent. Ainsi, Le Point est allé interroger ses anciens camarades de Moulinex, dont il avait créé la section CGT. De leurs témoignages, il ressort que Lepaon aurait été proche de la direction, voire qu’il aurait été poussé par le chef du personnel, un certain… Alfred Sirven, qui fut ensuite une figure de l’affaire Elf, à créer une section pour casser la mainmise de la CFDT dans la société. En 1997, l’homme aurait fait louer par le comité d’entreprise une limousine pour se rendre aux obsèques de l'ancien secrétaire général du PC, Georges Marchais. « Thierry Lepaon a toujours rêvé d'être cadre sup. Il s'est trompé de syndicat : il était plus fait pour la CGC que la CGT », témoigne cruellement un ancien syndicaliste de Moulinex.

  • Qui veut la peau du secrétaire général ?
Thierry Lepaon et ses soutiens, de plus en plus rares, dénoncent un complot destiné à faire vaciller la CGT en pleine campagne pour les élections générales de représentativité dans la fonction publique, qui se sont tenues ce jeudi. Mais les attaques viennent bien plus probablement de l’intérieur. Les devis sur lesquels a mis la main Le Canard n’étaient accessibles qu’à une poignée de dirigeants cégétistes. Et une semaine avant d’être publiés, ils avaient déjà été envoyés par une main anonyme à une bonne partie des 33 secrétaires généraux de fédérations.
Et ces attaques ont touché leur cible, c’est le moins que l’on puisse dire. « Depuis un mois, nous recevons de très nombreux courriers indignés de la part de nos membres, raconte une source au siège de la CGT. Et depuis les révélations sur l’indemnité de départ, nos dirigeants reçoivent des centaines de mails d’insultes. Des gens rendent leur carte, ou menacent de ne plus payer leur cotisation tant que Thierry Lepaon reste à son poste. »
Interrogé par le Bien public, l’historien du syndicat René Mouriaux résume bien les choses : « Par tradition, les militants et les dirigeants de la CGT se targuent d’être non seulement intègres mais aussi rigoureux, voire austères. Les affaires qui touchent Thierry Lepaon (...) donnent l’image de quelqu’un de très soucieux de ses intérêts, qui ne se pose pas en exemple. »
Plusieurs antennes départementales du syndicat se sont désolidarisées du dirigeant confédéral. À titre d’exemple, l’union départementale du Loir-et-Cher dénonçait dès le 5 novembre « des agissement internes intolérables, au plus haut niveau de la direction confédérale, qui ont créé ce déballage médiatique qui nuit à l’unité de la CGT, à son image et à son positionnement ». Celle de Seine-et-Marne lui emboîte le pas dans un texte du 4 décembre, « s’indigne que de telles sommes aient été investies à fonds perdus et note le caractère démesuré de ces dépenses ». Et ce vendredi 5 décembre, c’est le SNJ-CGT, la fédération des médias, qui critique des faits « inacceptables au regard de l'histoire et des valeurs de la confédération » et appelle le secrétaire général à « en tirer toutes les conséquences en démissionnant ».

  • Un leader mal élu et peu aimé
La chute probable de Thierry Lepaon est vue par plusieurs responsables de la CGT comme une fatalité, tant le dirigeant est considéré comme un choix par défaut, qui n’aurait jamais émergé sans la sanglante guerre de succession pour prendre le siège de Bernard Thibault. « En le choisissant, on s’est foutus collectivement dans la merde », grommelle un permanent. Lorsqu’en 2012, après quatorze ans de règne, Bernard Thibault prépare sa sortie, il n’a en effet aucunement l’intention de faire nommer l’homme de Basse-Normandie à sa place.
« Le sphinx » entend placer sa protégée, Nadine Prigent. Qui est recalée par le CCN. Autre candidat déclaré, Éric Aubin est un des ennemis jurés de Thibault, qui use de toute son influence pour lui barrer la route. Agnès Naton est donc désignée candidate, sans succès elle non plus (elle est aujourd’hui chargée de la communication au bureau confédéral, et est le dernier soutien affiché de Lepaon). La guerre des chefs est sans pitié, et sur le champ de ruines qu’est alors la CGT, Lepaon s’impose comme le dernier candidat anti-Aubin valable aux yeux de Thibault. Son nom est proposé et il est élu. « On était tellement à bout que quand il est sorti du chapeau, on s’est dit qu’on n’avait plus le choix et que si on le refusait, on était à court de solution », raconte un participant au CCN qui l’a nommé en mars 2013.
Mais comme le rappelle un dirigeant dans Libération, c’est un quasi-inconnu qui devient chef : « Personne ne sait ce qu’il pense de la CGT et de ses réformes internes. Il ne s’est jamais exprimé sur sa vision de la démocratie et du modèle de développement de l’organisation. » Après sa nomination, plusieurs journalistes estiment qu’il ne maîtrise pas bien ses dossiers, à tel point qu’une rumeur insistante circule, voulant que la centrale de Montreuil évite de l’envoyer sur les plateaux télés si des interventions longues sont prévues.
Ses opposants, nombreux dans les fédérations, racontent volontiers qu’il manque de sens politique, et qu’il compense par des accès d’autoritarisme ce déficit, qui l’empêcherait de comprendre les enjeux des réunions parfois jésuitiques de l’organisation.
  • Le symbole d’une CGT en crise
Dans leur texte publié le 4 décembre, les dirigeants de l'union de Seine-et-Marne affirment que « l’affaire de “l’appartement” n’est que le révélateur de dysfonctionnements internes qui touchent certes les questions financières mais aussi notre capacité de débattre, de décider, d’agir collectivement et d’impulser l’action collective pour gagner le progrès social ». Et ils sont nombreux dans l’organisation à penser de même.

Ce jeudi, pour la première fois, les 5,4 millions de fonctionnaires français (fonction publique d’État, territoriale et hospitalière) étaient tous appelés à voter en même temps. Les résultats sont attendus pour le début de semaine prochaine, et c’est peu de dire que la CGT va scruter de près les résultats. Aujourd’hui, le syndicat est le premier de la fonction publique, avec 25,4 % des voix, devant la CFDT (19,1 %) et FO (18,1 %). Même si les premières tendances fuitant en interne semblent indiquer que la centrale a limité la casse, il est probable que l’écart se resserre avec ses concurrents. Ce serait un coup dur. Comme le rappellent Les Échos, la CGT a déjà perdu deux points en mars, à 35,6 %, et son score s’érode toujours plus chez EDF et GDF. Et chez Orange, le syndicat vient de confirmer aux élections de représentativité la perte de sa première place, au profit de la CFDT.

Au-delà des scores, les militants sont en perte de repères, au sein d’un syndicalisme hexagonal lui-même très mal en point (avec seulement 9 % de la population active syndiquée, la France est le dernier de tous les pays riches sur ce critère). Comme nous le racontions lors du congrès de mars 2013, il y a urgence à rajeunir et à diversifier les profils des militants. Quant au positionnement exact de la CGT, l’équation est la même que durant la fin des années Thibault. Comment naviguer entre négociations et compromis avec le gouvernement et les entreprises, et opposition à des réformes largement jugées comme inacceptables par la base ? Thierry Lepaon n’a pas su trancher, les troupes de la CGT non plus. Depuis que Louis Viannet, le mythique prédécesseur de Thibault, a rompu le lien entre CGT et Parti communiste français, la ligne politique du syndicat reste à définir.
Dans Libération, Bernard Vivier, ancien dirigeant de la CFTC (traditionnellement hostile à la CGT), pointe cette « difficulté, au-delà du seul cas Thierry Lepaon, de se donner une direction, une orientation, une ligne claire ». Par exemple, au-delà de son positionnement contestataire, « la CGT signe 85 % des accords qui lui sont présentés dans les entreprises. Et Lepaon, dans le sillage de Thibault, a signé des accords importants, même s’il a dû reculer sur certains points sensibles, comme la réforme sur la formation professionnelle ».
S’il faut un seul exemple du difficile positionnement du syndicat, il faut regarder ses prises de parole successives concernant les seuils sociaux dans les entreprises. Le gouvernement souhaite supprimer certaines des obligations pour les entreprises lorsqu’elles passent le seuil de 11 et de 50 salariés. Mi-novembre, la centrale a annoncé qu’elle était favorable à la suppression des élections obligatoires de délégués du personnel à partir de 11 salariés. Or, fin août, Lepaon assurait que ses troupes ne négocieraient « rien » sur les seuils sociaux. Réflexion d’un membre du CCN : « Au sens de la démocratie syndicale, il n'est pas acceptable de ne pas être informé de l'état des réflexions de la CGT sur ce sujet fondamental. »

  • Les manœuvres d’appareil resurgissent
Ces derniers jours, les avis des dirigeants du syndicat étaient unanimes, Thierry Lepaon était « cuit », « fini », « carbonisé ». Au sein du bureau confédéral, tous ses fidèles l’avaient abandonné, entendait-on. Le 2 décembre, aucun ne l’avait soutenu, et son unique soutien, Agnès Naton, n'était pas présente. Résultat : une déclaration a été envoyée aux membres du CCN pour indiquer que « la transparence complète sera donnée » dès la réunion de la commission exécutive de mardi 9 décembre, afin de « prendre toutes les dispositions nécessaires ».
Les interprétations de ce message allaient toutes dans le même sens : soit Lepaon démissionnait à l’issue de cette commission, soit un CCN serait convoqué pour le faire partir. Mais ce vendredi, un article de la journaliste des Échos Leïla de Comarmond, toujours excellemment informée, a laissé un peu plus de place au doute. Le secrétaire général, bien décidé à sauver sa tête, a invité mercredi soir les dirigeants des fédérations de la métallurgie, de l’énergie, des transports, des cheminots, des travailleurs de l’État et de la santé, qui représentent plus du tiers des 680 000 adhérents (chiffres de 2010). Il leur a proposé « de céder la place au secrétaire général de la Fédération de la métallurgie, Philippe Martinez... mais au prochain congrès, prévu pour l’instant en 2016 » !
Lepaon aurait plaidé que s’il quittait son poste aujourd’hui, une nouvelle guerre des chefs ne manquerait pas d’éclater. Ceux qui demandent son départ en sont conscients, mais ne veulent pas croire à cette hypothèse, tellement la précédente a laissé exsangue la centrale. Ils plaident donc soit pour un dirigeant transitoire qui exercerait jusqu’au congrès de 2016, soit pour une direction collégiale. Elle serait à même, espère-t-on, d’apaiser les tensions. Ou bien de prolonger les incertitudes ?

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