dimanche 7 décembre 2014

Montpellier. Mogère : "Leur gare en 2017, ils ne l'auront pas" !


 ... "On est dans le rapport de force maintenant" mais... dans un esprit de dialogue !

[A lire ci-dessous A notre avis]

 
5 décembre 2014


A notre avis

La FNE a une légitimité indiscutable à procéder comme l'article ci-dessus montre qu'elle fait. Il serait mal venu de critiquer ce qui pourtant ressemble à un solo prétendant bousculer le rapport de force en faveur d'une annulation du projet abracadabrantesque de gare de la Mogère. Après tout l'angle d'attaque autour de la Loi sur l'eau, du plan inondation, auxquels contreviendrait ledit projet, est habile. L'effet de retardement des travaux qu'induirait une telle démarche auprès de la Préfecture, de l'administration mais aussi des élus, donnerait une respiration à la mobilisation. Mais il est risqué le pari sur le dialogue avec des gens et des structures inféodées à une logique d'occupation des espaces peu soucieuse de la protection environnementale et axée prioritairement sur la profitabilité du chantier et de la gestion et des retombées économiques des futures insfrastructures. 

On ne saurait donc négliger la mobilisation que le collectif d'opposition au projet tente de mettre en place ni la nécessité de déplacer, très vite, le rapport de force des bureaux feutrés au terrain lui-même. NDDL ou Sivens nous montrent 1/ la détermination des institutionnels à passer en force et à tout prix, ce dont témoigne déjà l'enquête d'utilité publique sur cette gare TGV et 2/ l'impact que peut avoir une action radicale sur le lieu même concerné par le projet. 

Reconnaissons-le, rien n'est simple, les mobilisations ne se décrètent pas. Mais justement, elles se préparent, s'organisent. D'où d'ailleurs l'utilité de gagner du temps. Donc, de ce point de vue-là, bravo de mener une guérilla de "papier", de dossiers, cherchant à jouer sur les failles et les contradictions des échafaudages administratifs et politiques. Mais il serait illusoire et grave de ne pas travailler au fond le volet "complémentarité" avec le collectif de mobilisation pour aller vers la création d'une dynamique de vraie unité afin que la population se sente encouragée à intervenir et à peser sur les actions engagées autour de la Loi eau ou sur d'autres recours. Il s'agit bien surtout de peser pour réduire toute marge de manoeuvre des élus dont il vaut mieux ne pas escompter qu'ils ont une propension au dialogue et au "doute raisonnable" que semble entrevoir la responsable de la FNE. Ces qualités ne se sont guère manifestées du côté de Nantes  ni du Tarn. A ce constat général négatif concernant les "politiques" s'ajoute la spécificité locale de la culture frêchiste de la servilité envers les chefs et la tradition des coups de force de ceux-ci, autant de déterminants puissants jouant sur le comportement de "nos" élus. L'attitude première sur ce projet (voir ci-dessous) d'un homme élevé dans ce bouillon de culture antidémocratique comme est le maire de la ville, a immédiatement donné le ton : spontanément c'est non à toute intromission des gens dans les affaires sérieuses des hommes et des femmes de l'entre soi politicien... Autant être averti et ne pas se bercer d'espoirs sur cet univers des gens de pouvoir, ces élites (!) politiques travaillant en symbiose avec les élites économiques, dit plus simplement, le patronat local. A l'exclusion des pékins que nous sommes avec nos fixettes sur l'écologie, le refus des grands et moyens (les petits aussi) projets inutiles, la démocratie locale, etc.

Antoine

A lire aussi



 Mogère. Loi eau oblige, Saurel boira-t-il la tasse pour de bon ?

 NPA 34, NPA