jeudi 18 décembre 2014

Région. Baisse alarmante du nombre de médecins généralistes ...


 La solution serait-elle du côté des Maisons de santé ?




Pourquoi pas les Centres de santé ?

À la différence des maisons de santé (les MSP – regroupements de libéraux sous forme de sociétés commerciales à but lucratif), les centres de santé sont gérés par des municipalités, des mutuelles, ou des associations – comme La Case de santé. « Tous sont essentiellement financés par l’Assurance maladie via le paiement à l’acte ; le problème, c’est que la Case de santé n’est pas un centre lambda », explique Bernard Giusti, vice-président de la Caisse primaire d’assurance maladie Haute-Garonne. Si la Case « n’est pas un centre lambda », c’est parce que, sur la base d’un projet associatif, elle
associe depuis huit ans une expertise inédite à une forte identité politique.

[…]  L’équipe de la Case de santé rêve d’un système de financement « par capitation », déjà expérimenté dans des centres de santé belges. Le principe est des plus simples : un forfait annuel est alloué en fonction du nombre d’usagers inscrits. Cliquer ici


Une étude récente de l’Observatoire Jalma/IFOP sur les difficultés pour la population d’accéder aux soins montre que 65 % des personnes interrogées constatent une dégradation du système de soins.
Soixante pour cent répondent que l’hôpital public se dégrade et 52 % portent le même diagnostic pour les soins en ville. La première cause avancée concerne les délais d’attente pour 64 % des interrogés. La situation est particulièrement critique pour l’accès aux spécialistes : le délai d’attente est de 51 jours contre 44 en 2011 : 36 jours pour l’ORL, 50 pour un dermato, 57 jours pour un gynéco et 111 jours pour l’ophtalmo ! La deuxième cause est le coût : 46 % des personnes. Pas étonnant quand on sait que la sécu ne rembourse plus que 55 % des soins courants. La troisième cause porte sur l’éloignement géographique et trouve donc ses racines dans la fermeture des établissements de proximité (maternités, centre d’IVG, centres sociaux) et dans les déserts médicaux. Cliquer ici

 Lire la suite ---> 

Et aussi

Entretien. Bruno Toussaint est directeur éditorial de la revue indépendante Prescrire (1). Il dénonce le scandale du prix du Sovaldi et revient sur la politique du médicament en France, théâtre d’opérateurs aux appétits financiers démesurés.

Le Sovaldi, médicament révolutionnaire ou hold-up sur la Sécu ?
 
Le Sovaldi (sofosbuvir) est un nouveau médicament contre l’hépatite C qui touche en France près de 240 000 personnes, dont 2 600 vont mourir chaque année. Un médicament plus révolutionnaire par le prix exigé par le laboratoire Gilead, qui possède le brevet, que par son efficacité. S’il apporte quelque chose d’utile aux malades, il laisse dans l’ombre bien des interrogations sur ses effets secondaires, notamment chez ceux qui en auraient le plus besoin. Cliquer ici



Nos dossiers

NPA 34, NPA