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vendredi 6 février 2015

6 février, Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines


 Rappelons que l'équivalent de l'excision pour un homme serait, non pas la circoncision, mais l'ablation du gland...

 
On célèbre aujourd'hui 6 février la journée internationale de tolérance zéro de à l'égard des mutilations génitales féminines (MGF). Pour ceux qui ont raté le début, il s'agit d'une coutume millénaire consistant à couper le clitoris des fillettes, le plus souvent à vif, et dans certains cas à recoudre le vagin pour ne laisser qu'une fente étroite rouverte au couteau pour le mariage et les accouchements. 

125 millions de femmes sont aujourd'hui excisées dans le monde. Chaque année, 3 millions de fillettes subissent cette mutilation. Au regard de l'importance de ce phénomène, de ses conséquences sur la santé, sur la vie même des femmes, le terme de « tolérance », même assorti d'un zéro, fait immanquablement penser à cette citation attribuée à Paul Claudel : « La tolérance, y a des maisons pour ça. »

Or c'est dans un bordel que fut scientifiquement découvert, au milieu du XVIe siècle, le clitoris dont il est question ici. Le « découvreur » était bien entendu un homme, qui répondait au nom de Renaldus Matteo Colomb (oui, comme Christophe, le découvreur de l'Amérique). Cela se passait au milieu du XVIe siècle, à Venise. Dans son roman, «L'Anatomiste » 1997, Federico Adahazi retrace le parcours de ce savant de la Renaissance à qui l'on doit une description de la circulation pulmonaire, et qui se vanta d'avoir découvert le clitoris dont Hippocrate parlait pourtant déjà dans ses traités médicaux. Cliquer ici

Il est important de préciser que critiquer de façon politique le discours répandu sur l'excision, en France, ne revient pas à soutenir l’excision elle-même, qui est incontestablement une des manifestations les plus visibles de la violence patriarcale. 
S'il est fondamental d'oeuvrer à la disparition des mutilations sexuelles féminines, le discours paternaliste et culpabilisant ne semble pas être la stratégie la plus efficace: il génère une honte et un sentiment de culpabilité chez les femmes concernées et une crispation dans la communauté africaine. Cliquer ici

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