mardi 10 février 2015

Charlie...."La barbarie du fort est la principale responsable de l’émergence d’une contre-barbarie"...


 En France la « gauche radicale » a un piètre bilan en ce qui concerne les rapports avec les milieux d’origine immigrée.

 Entretien avec Gilbert Achcar conduit par Ahmed Shawki et publié par alencontre.org  

La condition des populations d’origine immigrée en France est plus proche de celle des Noirs aux Etats-Unis que de l’apartheid au sens strict. Ces populations sont concentrées dans des zones séparées, à la périphérie des villes et vivent dans des conditions extrêmement frustrantes. S’ajoute à cela le racisme qui est largement répandu sous diverses formes dans la société française, y compris les discriminations à l’emploi, au logement, et autres.

Sur ce dernier point, la France est même pire que les Etats-Unis : ce n’est pas  de sitôt que l’on verra une personne d’origine africaine être élue à la présidence de la France, autrement que dans le fantasme extravagant d’un romancier français islamophobe, tristement célèbre.  Cliquer ici

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Les jihadistes ne passent même pas par un endoctrinement politique construit, ils sautent directement dans la case jihad, sans passer par la case islam, car ils ont préalablement ce désir de violence. 20 % d’entre eux ne sont même pas nés dans un milieu théoriquement musulman. Dans les 80 % restants, ce sont des musulmans théoriques, par l’origine, qui sont touchés, mais en général dans un milieu très peu pratiquant. Avant de devenir des professionnels du jihad, les frères Kouachi buvaient de l’alcool, Coulibaly faisait des casses, Mohamed Merah se rêvait militaire d’élite… : ce sont des rêves déchus d’adolescents, des jeunes qui n’ont pas réussi leur processus d’individuation, qui ne trouvent pas de place, sont complètement désocialisés. Désocialisés y compris de leur communauté d’origine. Le problème n’est donc pas le communautarisme. Cliquer ici

Et aussi 

Le marxisme classique n’a pas posé la suppression de la religion comme condition nécessaire et préalable de l’émancipation sociale (le propos du jeune Marx pourrait se lire: afin de pouvoir surmonter les illusions, il faut d’abord mettre fin à la «condition qui a besoin d’illusions»). En tout état de cause, tout comme pour l’État, pourrait-on dire, il ne s’agit pas d’abolir la religion, mais de créer les conditions de son extinction. Il n’est pas question de prohiber «l’opium du peuple», et encore moins d’en réprimer les consommateurs. Il s’agit seulement de mettre fin aux rapports privilégiés qu’entretiennent ceux qui en font commerce avec le pouvoir politique, afin de réduire son emprise sur les esprits. Cliquer ici

Et encore



Dialogue d'anticapitalistes catalanes... 

Teresa Forcades : Il  est très différent de détenir les moyens de production que de dépendre de la vente de sa force de travail pour obtenir l’argent et le nécessaire pour vivre. Si on permet qu’il y ait des personnes qui détiennent la propriété et d’autres qui doivent vendre leur force de travail, une division se crée, ce qui engendre ensuite l’accumulation du capital telle qu’elle a commencé au XVIIe siècle et qui atteint aujourd’hui des niveaux qu’il est difficile de dépasser. C’est ce qu’on peut appeler le 1% en face des 99%.
Cette lutte des classes existe, on doit en être conscient. Et on ne doit pas avoir peur d’utiliser cette expression à cause du spectre de la réalisation historique du marxisme en Union Soviétique où il y a eu une dictature. Mon positionnement personnel est favorable à l’initiative privée, à condition qu’elle se situe dans le cadre de processus coopératifs qui n’ont rien à voir ni avec le capitalisme, ni avec ce qu’un comité central peut dicter, ni avec la dépendance envers un Etat paternaliste. Cliquer ici
NPA 34, NPA