Samedi Montpellier sera à l'heure des mobilisations espagnoles...


 "Marée grenat" en vue...
 

Appel en soutien au grand mouvement de contestation "Marea Granate".  
Appel à la mobilisation pour le 21 mars, jour de manifestation dans plusieurs villes. Et cette Marea Granate prendra l'Ecusson avec les collectifs de jeunes espagnols émigrés qui veulent ainsi montrer leur soutien aux 'Marches de la dignité', mouvement de contestation parti de Madrid et qui prend à París, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Marseille comme Montpellier. Pour "soutenir le peuple espagnol dans sa lutte contre la précarité sociale et l'austérité". 

Rendez-vous est donné, à 17h, place Jean-Jaurès
 
Pour la deuxième année, le collectif « Marea Granate-Montpellier », constitué par des citoyens espagnols émigrés en raison de la situation économique qui mine l’Espagne, appelle à un rassemblement le 21 mars à 17h à la Place Jean-Jaurès de Montpellier pour soutenir les « Marches de la dignité ». Ces marches sont parties des principales villes espagnoles et se rejoindront à Madrid le 21 mars afin de manifester contre la rigueur budgétaire, le paiement de la dette extérieure, et la précarité sociale et des services publics en Espagne.


Le mot "marée" a été lancé par le mouvement des indignés (né en 2011) pour organiser les mobilisations par secteurs, chacun avec sa couleur (santé, éducation, services sociaux, chômage...). Elles convergèrent pour la première fois lors de la manifestation du 23 février 2013 désignée comme "Marée citoyenne contre le coup d'Etat des marchés". La couleur grenat pour les exilés économiques a été choisie en référence à la couleur des passeports espagnols. Le blanc est la couleur de la "marée" de la santé, le vert, celle de la marée de l'éducation, etc.


  
Par Lali Sandiumenge
 
Ce ne sont pas des globe-trotters aventuriers, ni des personnes bourrées de talents qui recherchent le succès à l’extérieur. Il s’agit d’émigrant·e·s au sens le plus littéral du terme: des personnes qui se déplacent au-delà des frontières de leur propre pays dans un autre, et cela dans le strict but de travailler. Ils ne sont pas partis, ils ont été jetés dehors et c’est cela qu’ils revendiquent aujourd’hui depuis exactement une année. Ainsi, lorsque le 7 avril 2013, la plateforme Juventud Sin Futuro [jeunesse sans futur] convoqua par le biais de Facebook [1] à une manifestation internationale sous la devise et la bannière de: «¡Que se vayan ellos!» [que eux s’en aillent!].  Cliquer ici

 Les Indignés, Podemos ? Pour s'y retrouver... Une étude fouillée, parfois touffue et discutable mais qui apporte des informations utiles et pose souvent les bonnes questions !

Créé en janvier 2014, par une douzaine d’ex-militants gauchistes, nourris aux expériences révolutionnaires bolivariennes, trentenaires et docteurs en sociologie ou sciences politiques de la prestigieuse Université de Complutense à Madrid, Podemos («Nous pouvons», «We can») serait devenu, au bout d’un an à peine, la première force politique d’Espagne(1). Aux élections européennes du 22 mai 2014, avec à peine quatre mois d’existence, sans argent, sans structures réelles et sans adhérents, il avait déjà réussi à totaliser 7,9% des voix, soit en chiffres absolus 1,2 millions de votes (sur une population électorale de 32 millions de personnes, avec un taux de participation à presque 46%)(2). Au même moment, le Parti Populaire au pouvoir et le Parti Socialiste (PSOE) perdaient chacun 2 ,5 millions de votes, tandis qu’Izquierda Unida (l’organisation héritière du Parti Communiste espagnol) connaissait une croissance limitée. Aux prochaines élections régionales et nationales, au printemps et à l’automne 2015, Podemos rassemblerait 27% des électeurs. Au centre de l’attention des médias, Podemos l’est aussi des préoccupations des autres partis, forcés de se redéfinir par rapport à lui. Cliquer ici



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280 000 jeunes, travailleurs exilés, en 2012
55% au chômage et on nous appelle aventuriers.

Ils nous éjectent du travail, ils nous jettent hors du pays.
Nous ne partons pas, ils nous mettent dehors.

NPA 34, NPA