Sivens. Pas de barrage à l'endroit où Rémi a été tué !


 Alerte ! La justice est en train d'enterrer l'enquête...


L’enquête sur la mort de Rémi Fraisse avance péniblement : les magistrats ont refusé une reconstitution des faits ainsi que l’audition du préfet du Tarn, responsable du dispositif de maintien de l’ordre à Sivens la nuit du 25 octobre 2014. D’autres plaintes de zadistes sont en souffrance.

Comme très souvent en matière de violences policières, la justice française fait preuve d’une extrême prudence, pour ne pas dire d’une grande frilosité, dans le traitement des événements survenus ces derniers mois à Sivens. L’affaire la plus grave, le décès de Rémi Fraisse, tué à 21 ans ans par une grenade offensive lancée sur lui par un gendarme mobile, n’échappe pas à la règle.

Depuis le 29 octobre 2014, soit trois jours après le drame, deux juges d’instruction toulousaines, Anissa Oumohand et Élodie Billot, sont chargées d’une information judiciaire contre X pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Or après plus de quatre mois d’enquête, les défenseurs de la famille Fraisse (Claire Dujardin, Arié Alimi et Éric Dupond-Moretti), ont l’impression désagréable de se « heurter à un mur », selon l’expression de Me Arié Alimi. Cliquer ici

par les correspondantEs de la commission nationale écologie.

Les travaux du barrage de Sivens étant arrêtés depuis un peu plus de 4 mois suite à la mort de Rémi Fraisse, le conseil général du Tarn devait décider lors de sa session du vendredi 6 mars des suites à donner à ce projet...

Après avoir tenté de passer en force coûte que coûte au prix d’un mort, les promoteurs du projet avaient dû faire machine arrière tant il était décrié... Même l’expertise commandée par Ségolène Royal avait abouti à la conclusion que le barrage était clairement surdimensionné et la Commission européenne, estimant que le projet enfreignait les directives européennes sur l’eau, avait procédé en novembre dernier à une mise en demeure.

Nouveau coup de force

Face à cela, les partisans du barrage ont su employer les gros moyens et mettre sur pied de véritables milices aux méthodes fascistes pour terroriser les opposantEs : depuis plusieurs semaines, intimidations, vols, destructions de biens, menaces de mort et agressions des opposantEs se sont ainsi multipliés dans l’impunité la plus totale, voire avec la bienveillance des pouvoirs publics. Cliquer ici