Mobilisons-nous !
Lundi 19 juin
-à 19h-
Place de La Comédie
-Montpellier-
Rassemblement/Manifestation

CONTRE MACRON ET SES ORDONNANCES
Samedi 24 juin
-à 14h30-
Jardins du Peyrou
-Montpellier
-
MANIFESTATION :
ACCUEIL DE TOUT-ES LES RÉFUGIÉ-ES
Samedi 24 juin
-à 16h-
Place de La Comédie
-Montpellier
-
RASSEMBLEMENT
puis à 17h30 : MANIFESTATION
STOP COLONISATION JÉRUSALEM

dimanche 19 avril 2015

Presse. La Marseillaise est sauvée, pas 40% des effectifs !


15 avril


S’il existe un réel projet de développement, cette reprise se fera dans la souffrance avec 117 postes sur 208 actuellement (une suppression d’effectifs à répartir entre les journalistes, les services centraux et l’imprimerie externalisée). C’est plus de 40 % de ses effectifs. Reprise douloureuse. Cliquer ici 

Note

L'offre, faite par les Nouvelles éditions marseillaises (NEM), portées par Jean-Marc Adolphe, journaliste, et Fabrice Kéhayan, consultant, avait suscité des espoirs dans une partie du personnel séduite par la préservation d’un plus grand nombre d’emplois en conservant notamment l’imprimerie et le service photo. Elle s’est avérée financièrement vide et a été retirée en conséquence par les NEM le 3 avril dernier. Un état de fait appris par les salariés quatre jours plus tard devant le tribunal. Tiré de La Marseillaise/L'Hérault du jour : dernière page d'une histoire, nouveau livre à écrire...

L'offre de reprise du journal « La Marseillaise » acceptée par le tribunal 

La Marseillaise : une nouvelle ère s’amorce


2 avril

Propositions de reprise du titre : Les Nouvelles Editions Marseillaises contre Les Editions des Fédérés


Voilà qu’aujourd’hui, un journal menace ruine. Ce n’est certes pas un «monument», au sens classique du terme. Et pourtant… un titre né dans la clandestinité en 1943, contre le nazisme et la collaboration, ne fait-il partie de notre patrimoine commun ? A fortiori, quand il s’appelle la Marseillaise ?

Le quotidien, dont la diffusion couvre six départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur et du Languedoc-Roussillon, est très concrètement menacé de disparition. Nul tremblement de terre n’est à l’origine d’une telle situation, mais une série continue de secousses économiques et politiques.

Si souvent évoquée, la «crise de la presse» est l’un de ces facteurs d’ébranlement. Mais les crises ne sont pas nécessairement fatales ; elles obligent, en revanche, à remplacer des rouages devenus caducs, et à inventer de «nouveaux modèles». Et puis, dans cette France du Sud, avec toutes les valeurs et les saveurs qui lui sont attachées, d’autres lézardes, plus politiques, sont venues fragiliser l’édifice. Là où le Front national confirme, d’élection en élection, son implantation, le Parti communiste ne peut plus, à lui seul, porter la charge d’un quotidien régional. Enfin, pourquoi dissimuler le fait que ceux qui ont reçu en héritage le patrimoine historique de la Marseillaise l’ont grandement dilapidé, incapables qu’ils furent d’impulser une nouvelle dynamique éditoriale ? Cliquer ici

Du côté des Editions des Fédérés

La proposition de la SAS Les Nouvelles Éditions Marseillaises (NEM) défendue dans la tribune ci-dessus s'oppose à celle des « éditions des Fédérés, émanation de l’actuel propriétaire de la Marseillaise qui n’a su ni gérer ni faire évoluer ce journal », selon NEM. Voir ci-dessous.

L’administrateur judiciaire […] a  relevé le caractère irréaliste du projet [des NEM]  au vu de la faiblesse des capitaux engagés [évalués à] 100 000 euros de fonds propres.

Une analyse qui rejoint celle des syndicats SNJ-CGT et Filpac CGT de la Marseillaise-l’Hérault du jour, par ailleurs inquiets du manque de garanties sur la ligne éditoriale du journal. En conséquence, les élus du comité d’entreprise se sont prononcés à l’unanimité de l’offre déposée le 15 janvier, celle de la SAS les éditions des Fédérés, emmenée par Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF 13. Un projet que les organisations syndicales estiment le « plus abouti en matière de structure financière et de projet d’entreprise », même si elles ne manquent pas de déplorer le nombre insuffisant de postes repris, 118 sur 208. Bénéficiant d’au moins 700 000 euros de fonds, les éditions des Fédérés ont également obtenu mardi dernier le déblocage de 350 000 euros a minima par le Fonds de développement économique et social. Cet apport étant destiné à favoriser la participation des établissements bancaires dans le cadre de prêts garantis à hauteur de 70% par la Banque publique d’investissement (BPI).
Conscients que rien n’est encore joué, après de multiples actions et plus que jamais investis pour que vive la Marseillaise, les salariés mobilisés et la CGT appellent d’ores et déjà au rassemblement le mardi 7 avril à 9h30 devant le tribunal. Cliquer ici

 A noter

Les deux propositions en concurrence supposent une véritable saignée dans les emplois puisque les NEM envisagent d'en sacrifier 30% contre 43% pour les Editions des Fédérés, liées au PCF et soutenues par les syndicats de l'entreprise.

"Diffusé sur six départements, et employant 213 [218 selon des infos récentes] personnes, le quotidien devrait enregistrer des pertes comprises entre 1 et 1,5 million d'euros en 2014, selon son PDG Jean-Louis Bousquet, après un exercice équilibré faisant suite à un plan de départs d'une quarantaine de personnes. 

Il fait état de ventes "6 à 7 fois moindres que celles de (ses) concurrents, La Provence et Midi Libre" (120.000 exemplaires environ chacun).  " Cliquer ici


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A lire aussi

Les aides à la presse sont pourtant significatives mais elles restent bien trop dirigées vers les titres de presse magazine de « loisirs ». Les journaux de presse d’information politique en auraient pourtant bien besoin, à l’heure où les titres liés peu ou prou au PCF sont en péril, de Liberté hebdo à La Marseillaise. […]
 
Force est de le constater, chaque maillon de la filière presse s’est « débrouillé » à son propre compte, avec à la clef la disparition de milliers d’emplois. En imprimerie de presse et dans la distribution, les cessations d’activité anticipées des travailleurs du Livre ont limité la conflictualité sociale. Dans les sièges éditoriaux, beaucoup de moins de 40 ans choisissent les plans de départs volontaires ou les modes conventionnels de rupture propres aux journalistes. D’autres salariéEs, se considérant comme « privilégiéEs », acceptent les remises en cause des statuts de la presse. Le rapport de forces n’est pas susceptible d’enrayer la mécanique de destruction d’emplois.

Il est vrai que le transfert de salariéEs du papier vers le numérique n’est en rien évident. Pour les éditeurs, le numérique, ses jeunes pousses allaitées à Internet, est une opportunité rêvée pour raboter les acquis conventionnels de la presse et leurs « rigidités ». Aucune mobilisation n’a à ce jour contrarié ce constat. Pourtant les revendications ne manquent pas : effectifs, qualifications numériques, durée du travail, etc. […]

Culture du fait divers, exclusion des couches populaires, dogmatisme libéral… les recettes médiatiques en vigueur n’ont rien pour passionner les lecteurs. Comment s’étonner alors qu’en particulier les jeunes préfèrent s’orienter vers les solutions ouvertes de débats et d’échanges proposées, pour le meilleur et pour le pire, par Internet et ses réseaux sociaux ?
La presse doit devenir un acteur essentiel du débat démocratique et donc pluraliste. En ce sens, si un secteur privé médiatique doit subsister, la loi doit garantir l’indépendance des rédactions vis-à-vis des actionnaires et la confidentialité des sources. Ces actionnaires privés ne doivent pouvoir détenir qu’un seul titre de presse. Un seuil de concentration capitalistique, ainsi que d’audience ou de diffusion, doit être déterminé. Le nombre de titres ou de canaux pouvant être détenus par une personne, un groupe de personnes ou une entreprise, doit être limité à un seul. Enfin, la loi doit interdire à des entreprises bénéficiant des commandes publiques la détention, même indirecte, de médias.
En dernière instance, les médias constituent un bien commun qu’il faudra soustraire à l’emprise capitaliste. Cliquer ici

Et aussi


Nous reproduisons, avec l’aimable autorisation de son auteur et du Ravi, un article publié le 16 janvier sur le site du Ravi. L’occasion de rappeler l’appel aux dons lancé il y a plusieurs semaines par le journal (Acrimed).
Ce qu’il y a de bien, pour les défenseurs du pluralisme de la presse, c’est qu’en ce moment, il y a l’embarras du choix : en Paca, le Ravi, La Marseillaise, Nice-Matin, au national Libération et beaucoup d’autres titubent… Si après avoir vidé votre porte-monnaie pour le Ravi, il vous reste quelques euros, deux autres appels viennent d’être lancés par Siné Mensuel et Charlie Hebdo. Et les deux satiriques d’assurer que les dons seront défiscalisés. Ce que ne peut plus faire le Ravi, suite à une joyeuseté du fisc privant l’association qui édite le journal de la possibilité d’émettre des rescrits fiscaux ! Pour bénéficier à nouveau de la ristourne de 66 %, nous pourrions toutefois adhérer à « Presse et pluralisme ». Mais il faut pour cela s’affilier à un syndicat professionnel de la presse. Coût de cette « formalité » ? L’équivalent de l’impression d’un numéro ! On vous rassure, des dons à l’ordre de « la Tchatche » pour le Ravi sont toujours possibles mais sans abattement fiscal... Cliquer ici

Et encore 1




« Ni immobilisme, ni grand soir mais pragmatisme pour accompagner la modernisation de la presse », peut-on lire dans l’exposé de la proposition de loi de modernisation du secteur de la presse telle qu’elle a été enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 17 septembre 2014. Au nom du « pragmatisme », une loi fourre-tout qui mêle le pire et l’insuffisant.

Au moment où nous écrivons elle a été amendée et adoptée par le Sénat le 5 février 2015. Elle doit être examinée par la « commission mixte paritaire » ; cet article sera peut-être modifié en conséquence. Cliquer ici



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 NPA 34, NPA