lundi 13 avril 2015

Le FN, derrière l'écume médiatique du conflit familial...


... les convergences lepéno-lepénistes sur l'essentiel malgré quelques divergences tactiques sur la façon de récupérer le mécontentement populaire !

Mettre à l’écart Jean-Marie Le Pen suffira-t-il au Front national pour achever sa stratégie de « dédiabolisation » ? Depuis son accession à la tête du parti, Marine Le Pen n’a cessé de détacher la formation politique de l’image de son père et de ses dérapages flirtant avec l’antisémitisme.

 Un cordon qui pourrait bien avoir été coupé pour de bon avec l’annonce, jeudi 9 avril, par la présidente du FN, de l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre son père après ses propos sur BFMTV et dans le journal d’extrême droite Rivarol.

Symboliquement, la fracture est importante, mais il suffit de se plonger dans le projet politique du parti pour constater que, contrairement à ce qu’affirme sa présidente, le Front national demeure un parti idéologiquement ancré à l'extrême droite, et porte des thématiques fortes n’ont pas beaucoup varié depuis sa création.

Un parti qui n’est plus antisémite mais qui reste « altérophobe »
 
L’élément déclencheur de la crise actuelle n’est pas un hasard. En répétant que les chambres à gaz sont un « point de détail » de la seconde guerre mondiale, Jean-Marie Le Pen flirte à nouveau avec l’antisémitisme. Sur ce thème, Marine Le Pen cherche clairement à se démarquer de son père et de se détacher du caractère antijuif du parti. Cliquer ici
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  Par Jean-Michel Zakhartchouk, publié sur son blog Enseigner au XXe siècle.


Si l’on veut connaitre les positions précises du Front national sur l’école, on ne peut se référer sur le site officiel qu’à un ensemble assez court qui apparemment date de la fin du quinquennat de Sarkozy et qui n’a pas été mis à jour. Certes, depuis a été créé le collectif Racine, les enseignants « bleu marine » dont j’ai parlé dans un précédent billet et qui régulièrement publient des communiqués qui vont toujours dans le sens de la nostalgie d’un passé mythifié et de la soi-disant « restauration », dans le démolissage de toutes les initiatives gouvernementales et dans le soutien aux mouvements les plus réactionnaires dans le domaine scolaire.

Mais revenons au programme FN qui ose se qualifier de « refondateur » -il sera peut-être prochainement réactualisé, probablement en allant vers le pire puisqu’on suppose que les reproches adressées à l’école de Sarkozy ne sont rien par rapport à l’attaque en règle contre l’école « socialiste » (théorie du genre, interdisciplinarité ou fin des bourses au mérite …) Cliquer ici


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