Mobilisons-nous !

Vendredi 30 juin
-à partir de 18h-
Appel à Résistance 34
Réoccupation de l'Esplanade et de la Place de la Comédie.
-Montpellier
-
Ateliers débats thématiques et réflexion sur les modes d'action.
Cliquez sur l'image


samedi 9 mai 2015

Cette laïcité qui se prend les pieds dans des jupes de collégiennes...


"Obsédantes, répétitives, détestables, il est des controverses [autour de la laïcité] qui font le jeu de tous les intégristes" (Le Monde)

 On pourrait imaginer l’histoire suivante : une élève se présente en cours avec petite jupe plissée bleue marine, chemisier blanc, carré en soie et petite croix en or. La direction de l’établissement lui interdit l’entrée en cours : port ostentatoire de signes d’appartenance à la religion catholique ! Tollé dans les médias. Désaveu immédiat de la ministre...

Ce n’est pas exactement ce qui s’est passé à Charleville-Mézières (08), où la jupe étant longue et noire... Les médias sont vite passés à autre chose, la ministre s’empressant d’exprimer sa solidarité avec l’équipe éducative, dont elle a loué le « discernement », précisant que ce n’est pas la longueur de la jupe qui est en cause mais, sans citer le moindre fait concret, « l’attitude » et le « prosélytisme » dont « il a été jugé » que l’élève faisait preuve. Une notion intéressante. À quand l’exclusion de Marie-Paule, connue pour bassiner ses camarades avec ce « grave péché » que représente l’avortement ?

Foin d’ironie, et passons sur le prétendu « dialogue » avec la famille. En tout cas, la maman déclare : « On ne cherche pas de problème ; l’important c’est que ma fille continue ses études mais on ne comprend pas pourquoi l’école a réagi comme ça ». Cliquer ici

Le Monde s'alarme...

Editorial du « Monde » Vous êtes un Français musulman. Et si ce n’est pas le cas, imaginez trois minutes que vous l’êtes. Lundi soir 4 mai, dans l’émission « Mots croisés », sur France 2, vous avez entendu Robert Ménard affirmer qu’il y avait dans les écoles de sa ville « 64,6 % d’enfants musulmans ». Le maire de Béziers, proche du FN, a, semble-t-il, pris les listes des élèves et compté, un à un, les « prénoms musulmans ». Vous avez songé à votre plus jeune fils qui est encore dans le primaire. Vous vous êtes demandé si, un jour, l’un des adultes chargés d’en faire un citoyen instruit et éclairé pourrait avoir l’idée de le ficher sur son prénom.

Il y a longtemps, hélas !, que vous n’êtes plus surpris par ce genre de provocation, tant les mises en causes publiques des musulmans sont devenues fréquentes dans notre pays. Ainsi, lundi 26 avril, vous avez entendu Christian Estrosi, maire (UMP) de Nice, dénoncer les « cinquièmes colonnes » islamistes et leurs « réseaux infiltrés dans nos caves, dans nos garages, dans les lieux clandestins ». Lorsque ce proche lieutenant de Nicolas Sarkozy a clamé que « la carte d’identité ne fait pas un Français » et qu’il était temps de prendre des mesures contre les « ennemis de la France qui ont une carte d’identité française », vous avez pensé à votre fils aîné. « Français de souche » depuis trois générations, cet étudiant n’est pas le seul, dans votre entourage, à trouver que, décidément, un passeport français paraît un bouclier parfois bien fragile contre les préjugés les plus sinistres. Cliquer ici



 Sourire dans une affaire qui ne prête guère à rire



Cliquer ici

A lire aussi

Point de vue...

 Cliquer ici

Et Ici

 Cliquer ici

Nos dossiers

Laïcité de la jupe : louange à toi Dame bêtise

Extrait : En 2003, quand la Commission Stasi avait discuté sur ce qui allait devenir la loi de 2004, un de ses membres avait proposé d’interdire le port de « signes et de tenues religieuses et politiques » par les élèves. D’autres membres de la Commission avaient alors répliqué qu’une liste limitative s’avérait nécessaire pour deux raisons. D’abord la liberté devait rester la règle et l’interdiction l’exception ; ensuite, comme le remarquait un autre de ses membres, il ne fallait pas entrer dans le « jeu stupide du chat et de la souris, où tout peut devenir signe religieux ou être considéré comme tel ». Eh bien, certains profs, heureusement minoritaires, mais quand même !, entrent dans ce jeu-là !
NPA 34, NPA