mercredi 6 mai 2015

Loi Renseignement. C'est voté : big brother socialiste sera aux écoutes !


 Liberticide...

 

Des rassemblements [ont été organisés] ce lundi 4 mai contre le projet de loi sur le renseignement que l’Assemblée nationale se prépare à voter mardi. Les organisations de défense des libertés et des droits dénoncent un texte qui met en place une surveillance de masse de la population. De la captation en temps réel des métadonnées des abonnés à Internet, à la mise en place d’algorithmes pour la détection automatique des profils suspects sur le réseau, petite synthèse des points qui font débat dans cette loi.

La nouvelle loi sur le renseignement doit être votée ce mardi 5 mai à l’Assemblée nationale, soit moins de deux mois après sa présentation en Conseil des ministres. Le projet était déjà dans les cartons l’année dernière. Mais après les attentats de janvier, le gouvernement l’a fait passer en procédure accélérée. Le texte est pourtant loin d’être sans conséquences. Il va encore élargir les possibilités de surveillance du net, déjà étendues par la dernière loi de programmation militaire de 2013 et la loi antiterroriste votée en novembre 2014 (lire notre article Logiciels mouchards, métadonnées, réseaux sociaux et profilage : comment l’État français nous surveille). Cliquer ici





  



On a demandé à des spécialistes en informatique s’il était possible de concevoir un programme répondant aux attentes du gouvernement en matière de renseignement. Résultat : techniquement, c’est très foireux. Cliquer ici

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Le but de ce texte est évidemment clair, il ne vise pas uniquement les actes de terrorisme mais vise toutes activités citoyennes qui pourraient entrer en collision avec les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France ou les « intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements internationaux de la France », intérêts dont  la décision est laissée à la discrétion du pouvoir. Quant à la prévention des violences collectives de nature à porter atteinte à la paix publique, là encore le caractère général de cette expression peut conduire à une extension généralisée  du contrôle. Cliquer ici

Mais, qu’est-ce qu’un panoptique, dira-t-on ? Bentham, philosophe et juriste de son état, le définit bien sûr [dès 1780] sous les angles les plus divers, dont nous retiendrons le suivant : «L’ensemble de cet édifice est comme une ruche dont chaque cellule est visible d’un point central. L’inspecteur invisible lui-même règne comme un esprit ; mais cet esprit peut, au besoin, donner immédiatement la preuve d’une présence réelle. Cette maison de pénitence serait appelée panoptique, pour exprimer d’un seul mot son avantage essentiel, la faculté de voir d’un coup d’œil tout ce qui s’y passe.» Cliquer ici

Du côté du NPA

La loi est étendue à des champs tellement vastes que son domaine est quasi illimité : la politique étrangère, les intérêts économiques et industriels de la France, la prévention des violences collectives pouvant remettre en cause la paix publique... Le secret défense va continuer de protéger les OPEX (les « opérations extérieures », l’autre nom de la guerre...), ainsi que les barons de l’industrie et leurs actionnaires, car ce qui est vraiment attaqué par ce projet, ce sont bien nos droits fondamentaux à une vie privée et à la protection de nos données, à la critique et à la manifestation, bref à la contestation, à la rébellion. Cliquer ici




NPA 34, NPA