Réforme territoriale, métropolisation/régionalisation : une machine à concentrer les richesses et les lieux de décision ...


 ... une machine à désertifier les territoires

 L'analyse de la CGT des services publics : "En cohérence avec le Pacte de responsabilité et les autres réformes de l’action publique, elle vise à réduire la participation du capital au financement de notre modèle social et à mettre les moyens publics au service des grandes entreprises"

A lire ci-dessous aussi : le cas de Montpellier (ville et métropole) ainsi que celui du Conseil départemental de l’Hérault

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 Entretien. Secrétaire général de la Fédération CGT des services publics, Baptiste Talbot nous explique les enjeux de la journée de grève qui a eu lieu ce mardi 19 mai.

Quels sont les enjeux de la réforme territoriale qui justifient cette mobilisation ?

La réforme territoriale menée par Hollande et son gouvernement prolonge celle de Sarkozy. Elle participe ainsi d’une forme de consensus austéritaire dont l’objectif premier est la baisse forcenée de la dépense publique.


Cette réforme, avec son volet métropolisation/régionalisation, est une machine à concentrer les richesses et les lieux de décision et donc à désertifier le territoire. En cohérence avec le Pacte de responsabilité et les autres réformes de l’action publique, elle vise à réduire la participation du capital au financement de notre modèle social et à mettre les moyens publics au service des grandes entreprises.

Cette concentration sur les grandes entités contribue aussi à l’affaiblissement de la démocratie de proximité. Le gouvernement veut donner aux régions un pouvoir d’adaptation réglementaire pour tenir compte de leurs spécificités. La loi ne serait donc plus la même sur l’ensemble du territoire : c’est la République une et indivisible qui est en jeu.


Il faut enfin souligner que cette ­réforme est menée sans débat public digne de ce nom, sans consultation démocratique, sans négociation avec les représentants des personnels.


Ce grand recul social et démocratique contribue puissamment à la montée de l’extrême droite. Cliquer ici


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 Extrait : « C’est la crise ! », rabâchent les élus de tous bord pour justifier les coupes drastiques dans les budgets. L’austérité se généralise effectivement dans l’ensemble des collectivités saccageant toujours plus les services publics. On pourrait alors légitimement penser que les élus dépensent avec parcimonie les deniers publics pour le bien commun. Pas de roses sans épines ! a scruté de plus près les délibérations de la ville et de la métropole de Montpellier ainsi que du Conseil départemental de l’Hérault. Et, surprise, les élus subventionnent allègrement le secteur privé ! Au détriment des emplois publics et des associations.

Le Conseil départemental de l’Hérault perd 17,4 millions d’euros dans son budget 2015 en raison de la baisse des dotations de l’État. Du côté de Montpellier, Philippe Saurel, maire et président de Montpellier métropole, est un adepte du « faire plus avec moins ». À voir comment il va se débrouiller pour la métropole avec « 4,5M€ qui ont manqué en caisse en 2014, près de 15M€ pour 2015 et la chute promet d’être encore plus douloureuse jusqu’en 2017 conformément aux annonces du gouvernement de faire de sérieuses économies sur le dos des collectivités locales, près de 50 milliards d’euros d’ici 2017, à l’échelle nationale », (Midi Libre – 06/02/15). À noter que pour les communes de la collectivité qui est passée d’agglomération à métropole, les trente-et-une communes devront verser 55 millions à la métropole dans le cadre du transfert de compétences. La cure d’austérité est donc sévère pour les différentes collectivités. Mais ces dernières sont bien décidées à ne pas laisser tomber le secteur privé en le rémunérant grassement au détriment des associations qui voient leurs budgets fondre ! Cliquer ici

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