Guerre d'Algérie. Harkis : une histoire à revisiter...


Un tabou à lever... dans la gauche radicale aussi !
 Pour Pierre Daum, « les harkis ont été les ultimes victimes de la colonisation française en Algérie » 

Avec « Le Dernier tabou », le journaliste Pierre Daum signe un nouvel ouvrage explosif sur l’histoire de la guerre d’Algérie. Il le présentera ce soir au Mucem. 

Après Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952), et Ni valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie après l’indépendance, le journaliste Pierre Daum signe chez Actes Sud Le Dernier tabou, les harkis restés en Algérie après l’Indépendance, un nouvel ouvrage qui questionne le passé colonial de la France. Il le présente ce soir à Marseille*.

Qu’est-ce qui vous a conduit à consacrer ce livre aux harkis qui témoigne d’une réalité plus complexe que celle communément admise par la mémoire collective ?

Cette nouvelle enquête s’inscrit dans le fil de mon précédent travail sur les pieds-noirs restés en Algérie après l’Indépendance. Elle permet de complexifier notre connaissance du passé colonial français en Algérie qui parfois reste figé sur certaines idées reçues. Mon travail sur les pieds-noirs m’avait permis de fissurer un des piliers du discours des nostalgiques de l’Algérie française qui martèlent qu’à l’Indépendance c’était « la valise ou le cercueil ». Avec cette nouvelle enquête, je fais exploser un deuxième pilier de leur discours selon lequel la France gaulliste aurait lamentablement abandonné en 1962 les harkis à la vengeance du FLN qui les aurait « massacrés » jusqu’au dernier. Je montre que ce ne fut pas le cas, et que la majorité des « harkis » est restée vivre en Algérie, sans y être tuée. Issus de la paysannerie, écrasés par une misère renforcée par la guerre après 130 ans d’oppression coloniale, ces hommes sont retournés dans leurs villages où les sociétés paysannes se sont retrouvées à devoir recoller les morceaux. Cliquer ici

Illustration NPA 34 


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 2006 : Georges Frêche face à des Harkis...

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Dérapage de Georges Frêche : des médias imprécis

A noter

Acrimed soulignait l'imprécision, voire l'enfumage, médiatique qui avait pesé sur cet épisode peu ragoûtant de la Frêchie : le bonhomme n'avait certes pas traité LES Harkis de sous-hommes, seulement (sic) DES Harkis... L'extension de l'ignominie n'étant pas aussi grande qu'il a pu être dit alors, cela change-t-il quelque chose au fond ! Il aurait dû être évident que traiter un seul homme, une seule femme, de "sous-être", vous classe fasciste, non ? En fait, non, ce ne fut pas évident pour nombre de gens... Y compris "de gauche". Ce qui au demeurant en dit long sur "la gauche" ! Ah oui, on ne s'en lasse pas, l'appareil du PS 34 est pour l'essentiel issu des couveuses politiques de "Big Georges", le faux dissident socialo Saurel aussi ! On ne vous fait pas un dessin sur le déterminisme politicien, autoritaire, méprisant et, nec plus ultra, profondément capitaliste, qui est à l'oeuvre chez eux sous les dehors les plus policés et les pseudos originalités, indépendances d'esprit, blabla, revendiquées...
  
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