La Mogère, Oxylane, Las Rebes et maintenant Caylus, même combat !


 Et si on fédérait les luttes pour la préservation des espaces naturels et agricoles du grand Montpellier ?

 
 

Castelnau-le-Lez. La découverte d'une nappe phréatique haute et d'un site gaulois émeut plusieurs associations.

Ce n'est pas Notre Dame des Landes, mais le projet d'une ZAC de 19 hectares de constructions immobilières sur la zone de Caylus à Castelnau-le-Lez, échauffe les esprits.

C'est que Jean-Pierre Grand, sénateur-maire UMP, envisage la construction de 650 logements, d'une école et d'une gendarmerie notamment. Le projet était ancien mais a été réactivé après les municipales de 2014.

« Pendant 25 ans, il n'a pas construit de logements sociaux, nous payons une amende SRU considérable, mais depuis 2008, la ville a vu sa population s'accroître d'un quart », indique Aliénor Bertrand, membre du collectif « Que vive Caylus, la colline des sources » qui compte plusieurs associations*. Selon cette ancienne conseillère municipale EELV, « les finances de la commune qui prennent l'eau en raison notamment d'un emprunt toxique Dexia » expliquent « cette urbanisation galopante. » Cliquer ici

 A lire aussi





Un site à consulter...


Et aussi

L'artificialisation des sols en France

Les zones artificialisées occupent 4,9 millions d’hectares en 2010, 
soit près de 9 % de la métropole. La moitié correspond à des sols 
revêtus ou stabilisés (routes, parkings), dont l’imperméabilisation a 
notamment des impacts négatifs sur le cycle de l’eau. Les espaces 
artificialisés se sont étendus d’environ 260 000 hectares entre 2006 
et 2009, en grande partie aux dépens de terres agricoles, mais aussi 
de milieux semi-naturels.
4.900.000 ha

bonhomme-croissanceLes zones artificialisées occupent 4,9 millions d’hectares en 2010, soit près de 9 % de la métropole. La moitié correspond à des sols revêtus ou stabilisés (routes, parkings), dont l’imperméabilisation a notamment des impacts négatifs sur le cycle de l’eau. 

Les espaces artificialisés se sont étendus d’environ 260 000 hectares entre 2006 et 2009, en grande partie aux dépens de terres agricoles, mais aussi de milieux semi-naturels.

78.000 ha
  
En France, cette artificialisation préoccupante a fait disparaitre, en moyenne, 78 000 ha1 de surfaces agricoles par an, entre 2006 et 2010.

Cela équivaut à la surface moyenne d'un département entier tous les 7 ans, à un stade de football toutes les 5 minutes, ou un potager de 25 m2 toutes les secondes. Cet incroyable gaspillage est d'autant plus préoccupant qu'il n'a fait qu'accélérer au cours de ces dernières décennies (54 000 hectares par an entre 1982 et 1992, 61 000 hectares par an entre 1993 et 2003 (2) même si ce rythme a temporairement ralenti depuis 2009, sous l’effet de la crise économique.  

"La principale cause en est l'urbanisation qui, de zones industrielles en centres commerciaux, d'habitations en parkings. 40.000 hectares étaient urbanisés par an dans les années 1960, 78.000 hectares le sont actuellement. La nécessité de construire routes et logements n'est pas l'unique cause. La recherche de rentabilité économique - d'autant plus pressante que les agriculteurs dégagent en moyenne de faibles revenus - a aussi conduit à l'abandon des parcelles insuffisamment productives ou rentables, au profit de la forêt notamment. 

Faillites, départs à la retraite, difficultés à trouver un successeur sont autant d'occasions qui amènent les exploitants à profiter de l'aubaine financière que peut représenter la vente de terres. Cliquer ici

Juin 2011

En 2010, [en Languedoc-Roussillon], 4 400 hectares ont été utilisés pour l’urbanisation et l’espace résidentiel. Si ces données soulignent le côté attractif de la région, elles signifient aussi une perte importante : "Aujourd’hui il faut tirer la sonnette d’alarme, c’est notre potentiel de production future qui est en danger", explique le Gardois Dominique Granier.

En Languedoc-Roussillon, le taux d’urbanisation (10 %) est supérieur à la moyenne nationale (7,8 %), elle-même supérieure à la moyenne européenne. Pour le directeur général de la Safer L.-R., Jean-Philippe Tronche, le phénomène s’explique également par le retard pris sur le plan des infrastructures, qui justifie aujourd’hui la création de lignes ferroviaires à grande vitesse ou le doublement de l’A9.

Mais Dominique Granier souligne : "Le développement ne doit pas se faire n’importe où. Dans la région, les difficultés que connaissent les agriculteurs les incitent à vendre et on commence seulement à se poser la question de savoir comment préserver les meilleures terres..."

"Il faut préserver notre potentiel agricole pour répondre aux besoins de demain", renchérit Jean-Philippe Tronche, qui évoque divers exemples : à Barcelone, où 3 000 hectares ont été bloqués entre l’aéroport et la ville, à Lille, Nantes, Rennes... "Aurons-nous le courage de créer une ceinture verte autour de nos villes ?" - cela commence timidement à Nîmes et Montpellier - s’interroge la Safer. Cliquer ici
 
Le point de vue et les préconisations du Conseil Economique, Social et Environnemental


Selon les sources et les données exploitées, le repli des espaces agricoles serait situé, entre 2000 et 2012, dans une fourchette extrêmement large comprise entre 40 000 et 90 000 hectares par an pour la seule Métropole". Cliquer ici

"Les sols restent globalement ignorés du droit et le caractère abondant mais épars des dispositions les concernant ne doit pas donner l'illusion d'une prise en compte effective"

[…]

Et aussi



Un grand raout écolo-raisonnable-comme-il-s'en-tient-régulièrement-sans-rien-changer-au-fond ? On va y faire un tour ?


NPA 34, NPA