Grèce. "Infos en continu" ... C'est fait, Tsipras se "pasokise" !


"Il n’existe pas de victoire plus grande que de transformer en instrument et propagandiste dans la pratique de votre politique le chef-même des adversaires rebelles"
Nous présentons le suivi des infos sur la Grèce en proposant les articles qui nous semblent aider à organiser la solidarité active avec le peuple grec et avec tous ceux qui travaillent à lui permettre de porter le fer contre le nouveau mémorandum, tsiprien, relayant les desiderata des créanciers, de la Troïka. Cette sélection, faite dans un esprit d'ouverture respectant le cadre ci-avant énoncé, ne nous engage pas nécessairement. NPA 34

5 septembre

Argumentaire (ironique ?) peu convaincant pour une défense et illustration (faussement ?) naïve d'une démarche de négociation avec l'Eurogroupe vouée à l'échec. Avec un refus d'assumer politiquement la rupture avec celui-ci ... 

«Nous sommes confrontés à une "guerre de religions" entre "l’Europe catholique", prête à la mansuétude face au mauvais payeur, et "l’Europe calviniste", rigoureuse et soucieuse du respect des engagements». «Je me demande où se trouvent les Grecs» dans ce contexte, s’est-il interrogé, évoquant une situation où «on a voulu imposer des réformes économiques orthodoxes et que tout cela s’est fini dans une grande contestation catholique». Cliquer ici

Olivier Besancenot, NPA; Antonis Ntavanellos, conseil politique d’Unité populaire en Grèce et Miguel Urban, député européen de Podemos en  Espagne lancent un appel à sortir de l'austérité. « Nous ne voulons pas plus du règne de la troïka que celui de nos castes nationales. Nous proposons à toutes celles et ceux qui ne veulent plus courber l'échine de discuter ensemble pour envisager l’organisation d’une grande conférence européenne de la résistance sociale et politique dans les prochaines semaines et débattre du sens que nous pourrions donner à cette campagne pour l'Austerexit ». Cliquer ici

4 septembre

Tsipras. Ce n'est plus une chute politique mais une dégringolade sans fin ! 




 C'est un tabou important que vient de briser Alexis Tsipras. Jeudi 3 septembre, pour la première fois, Alexis Tsipras a ouvert la possibilité à une alliance avec le Pasok, le parti social-démocrate, alliance qu'il excluait jusqu'ici. [...] Cette ouverture d'Alexis Tsipras vers le Pasok traduit en réalité l'évolution de Syriza qui, en acceptant les conditions des créanciers, est entré dans le jeu « normal » de la politique grecque. Progressivement, les différences entre Syriza et le Pasok risquent de devenir très réduites. [...] Ce mouvement d'Alexis Tsipras est donc fort risqué. Pour pouvoir prétendre à la capacité d'assurer la stabilité politique, il met en danger ce qui restait de fort dans le programme de Syriza, autrement dit sa capacité de parti « neuf », capable de rénover le pays et de le réformer réellement. Il prend donc le risque de rajouter de la déception à la déception. Cliquer ici


Recomposition et décompositions politiques...Tandis que les jeunes de Syriza abandonnent le parti, qu'un des plus proches conseillers de Tsipras (il rédigeait ses discours) en démissionne... le dirigeant de Dimar, un petit parti pro-mémorandum, vient d'adhérer avec ses camarades à Syriza (sa minorité a préféré aller au Pasok) ! Cliquer ici



3 septembre

Alexis Tsipras a souhaité se « débarrasser » de sa gauche pour avoir les mains libres. Son calcul était que sa gauche disparaîtrait si elle faisait sécession et serait écartée si elle restait au sein de Syriza. 

Là encore, l’erreur est patente : si Unité Populaire réalise un score modeste (entre 4,5 % et 5 % des intentions de vote), c’est suffisant pour peser sur l’élection et sur le score de Syriza. Si on additionne les intentions de vote de Syriza et Unité Populaire, on obtient 34 % environ, soit un niveau assez proche des 36 % de janvier. La scission de la gauche de Syriza est donc un désastre pour ce parti. Alexis Tsipras a, là encore, surestimé sa position personnelle, pensant qu’il rallierait sur son simple nom et sur son caractère affirmé de « gauche », l’essentiel des électeurs de Syriza. Cliquer ici 


 
Mesdames et messieurs, la dette souveraine est actuellement utilisée contre la population grecque et le Parlement Hellénique pour affaiblir la démocratie, mais la démocratie est une valeur suprême, et le Parlement ne peut être réduit à des sceaux, entérinant des normes dictées, rejetées par le peuple et conçues pour anéantir les sociétés et les générations futures. Cliquer ici

1er septembre

 Jusqu’ici, cette proposition n’a jamais été publiée. En effet, j’ai considéré que je n’avais pas reçu suffisamment de réponses aux demandes répétées de commentaires et d’améliorations pour mettre cette proposition sur la place publique. J’étais également bien conscient que je ne connais pas assez la réalité grecque et qu’il est nécessaire de produire une proposition collective essentiellement élaborée par des Grecs investis dans la réalité nationale. Malgré les réserves que je viens d’émettre, suite à la capitulation de juillet 2015, je décide de rendre publique cette proposition écrite il y a déjà deux ans. Cliquer ici Ci-dessous également d'Eric Toussaint : Ce qu'aurait pu faire le gouvernement d'Alexis Tsipras (vidéo) 

A court terme et pour l’instant, le seul vœu, utopique à ce stade, qu’on peut formuler est d’éviter que cet accord criminel soit mis en œuvre. C’est après seulement que les Grecs soutiendront, tous ensemble, le retour à la souveraineté et à l’Europe. Cliquer ici

 Si l’exit de l’euro n’est pas l’axe convaincant des luttes ni une solution générale, l’exclure est une erreur qui ne permettait pas en Grèce de tenir tête... aux risques d’un Grexit imposé par les créanciers, ou à un nouveau diktat financier et monétaire. Cliquer ici


La vraie colère de Maria Kamma, c’est que le gouvernement grec, selon elle, a dû rembourser en Juin 2015 à l’Union européenne une somme énorme qu’il avait reçue en soutien à une politique d’immigration qu’il n’a jamais menée. Cliquer ici

Lors de la procédure d’approbation du plan d'aide à la Grèce par le parlement néerlandais, le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a déposé un document comportant 55 actions de privatisation que le gouvernement grec doit réaliser dans les deux mois à venir. Asteras, Hellinikon, Kassiopi, Port du Pirée, Port de Thessalonique, aéroports, marinas ainsi que des clauses étranges se retrouvent dans les « petites lettres » de l’accord. Cliquer ici

Si Juncker et ses semblables, tout comme Tsipras, veulent effectivement une légitimation démocratique, il existe aussi une seule voie démocratique pour renverser le 5 juillet : réaliser un nouveau référendum et nous demander si nous sommes d’accord avec ce qu’ils ont signé. Avec les élections qu’ils ont provoquées, ils nous invitent, en fait, non pas de décider si nous voulons ou pas leur accord, mais de décider qui va gérer notre catastrophe. [Le titre qui ouvre cette page d'infos est tiré de ce billet] Cliquer ici

« le mot capituler est sans doute faible » : « Syriza a choisi, dès le début, de s’adapter à l’européisme et d’avoir une stratégie électoraliste à court terme » ; défendre une autre orientation aurait demandé « un certain courage politique, chose dont Tsipras et la majorité de la direction de Syriza se sont révélés être totalement dépourvus. » (Stathis Kouvelakis) Cliquer ici


31 août

Nouvelle campagne électorale grecque, placée sous le signe du Coup d’État européiste et permanant. Dernière pleine lune de ce mois d’août... et de SYRIZA. En deux semaines depuis l’adoption (anticonstitutionnelle) du mémorandum Tsipras, les cadres et les membres du parti de l’ex-Gauche radicale le quittent alors par milliers et par sections locales, départementales, voire régionales... quasiment en bloc. Métamorphoses d’Ovide face au... vide. Cliquer ici






Touffu, intéressant souvent, brouillon parfois, surtout peu ancré dans le débat politique grec concret polarisé autour du Syriza épuré et Unité Populaire : La bataille de Grèce, un épisode d’une guerre mondiale prolongée par Gustave Massiah

Podemos et la Grèce : la position de l'eurodéputé Miguel Urbán qui diverge de celle de Pablo Iglesias, lequel apporte son soutien à Tsipras (1) A lire ci-dessous;


  Tsipras abandonne Syriza

Extraits en français :


Le premier ministre Tsipras a décidé de convoquer des élections avant que ne se tienne le congrès de Syriza imposant ainsi l'accord avec la Troïka sans un débat de fond dans les rangs de son propre parti. C'est ce que démontre le démission de Tasos Koronakis, le secrétaire général de Syriza. En procédant ainsi, Tsipras favorise de façon indirecte une des plus grandes victoires de la Troïka : la rupture du projet de Syriza comme principale force anti-austérité d'Europe. 
 

Les nôtres ne réussissent pas toujours. Nous n'avons pas toujours à être d'accord avec ce que font nos amis. Nous pouvons perdre une bataille et nous avons droit à l'erreur, mais nous ne pouvons pas capituler et accepter la gestion d'un programme et de mesures qui ne peuvent que porter préjudice à notre peuple et rendre impossible à long terme la politique que nous défendons.

Comme disait Manolo Monereo dans un récent article : "pour obtenir que le sujet populaire soit non seulement vaincu, mais défait, il faut coopter ses chefs, ses dirigeants.C'est ainsi qu'on bloque l'espérance, qu'on promeut le pessimisme et que l'on démontre qu'en fin de compte, ils sont tous pareils, tous sont achetables et qu'il n'y a pas d'alternative à l'existant.. C'est l'organisation planifiée de la résignation". La capitulation de Tsipras peut générer à court et à moyen terme, dès que seront connues et subies les conséquences de ce qui a été signé, la démoralisation du peuple grec, à qui l'on transmet ainsi le message que l'on ne peut pas, mais on renvoie aussi un affreux précédent à tout autre peuple qui déciderait de défier le pouvoir en place dans le cadre de cette Union Européenne.

La stratégie de Tsipras s'est vérifiée erronée et incomplète. On ne peut aborder la négociation avec un monstre comme la Troïka avec de seuls discours, uniquement de grandes propositions techniquement réalisables et en appeler à une démocratie ce qui, en pratique, est un langage éloigné de la technocratie autoritaire des dirigeants de cette chose appelée Union Europénne.

[...] Le sage slogan de Syriza "aucun sacrifice pour l'euro" avertissait que la priorité était de combattre les politiques d'austérité et, même si la sortie de l'euro n'était pas dans le programme, d'assumer les conséquences d'une réaction de la partie adverse. La confusion entre l'européisme grec avec la soumission à l'euro, s'est retournée, tel un boomerang, contre le gouvernement. [...]

Les 60% par lesquels la population avait répondu Non au mémorandum était un mandat qui aurait dû se traduire par la mobilisation pratique des instruments de la politique économique de l'Etat. En d'autres termes, des mesures concrètes qui allaient dans le sens du résultat du référendum. Il y avait une alternative, tant dans la stratégie de négociation que sur le terrain de la politique économique à suivre : voilà l'importante leçon que nous lègue la "tragédie grecque". 

[Eléments de cette alternative que Tsipras n'a pas voulu mobiliser]

La convocation des élections avant le congrès de Syriza a pour but évident de favoriser une rupture au sein du parti en évitant une gestion inconfortable du débat démocratique en son sein et en rendant difficiles les options électorales de l'opposition interne de Syriza qui se sont exprimées depuis la signature du troisième mémorandum dans la création de l'Unité Populaire. Cette opération est une gestion contre-nature des temps si l'on se place du point de vue d'une démocratie pleine et entière. Elle exprime la conscience chez Tsipras qu'une séquence différente rendrait plus difficile qu'il se retrouve à la direction de sa formation. Cette décision change la nature des élections en les transformant en un plébiscite sur la dignité de la Grèce. Peu de gens voteraient contre une question ainsi formulée. [...]

Il a été émis le message qu'il n'y avait pas d'alternative. Une démocratie sans délibération, sans un débat reposant sur l'information, sans des temps et une séquence de décision appropriée, cesse d'être un lieu de débat.
Cela dit, cette discutable décision sur les élections, pour inacceptable qu'elle soit, ne le sera pas autant que la transformation de Syriza en un parti promémorandum. Si l'on peut comprendre une défaite, on ne peut admettre que soit géré un accord imposé. Si cela se produit, et tous les indices vont dans ce sens, cela signifie que nous sommes devant une opération politique qui ne peut déboucher que dans la résurrection du Pasok sous un autre nom et donc sur l'avènement d'un Syriza mort vivant.

[Rappel de ce que suppose le mémorandum pour le peuple grec]

Accepter ce mémorandum signifie la fin de la souveraineté populaire, la mort de la démocratie en Grèce et un scénario de démoralisation qui va au-delà des frontières hellènes.

[Ce que seraient les conditions pour retrouver l'unité de Syriza]
Nous considérons une irresponsabilité que Tsipras, sans avoir respecté le mandat des dernières élections, ni du référendum, ne désire pas non plus écouter son parti.

En résumé l'engagement sur les projets antiaustérité qui ont dit Non au mémorandum est toujours d'actualité. Il est toujours important de poursuivre l'unité autour d'un projet politique porteur de ces axes, qui s'appuie sur l'organisation des classes populaires pour leur propre défense. [...] Malheureusement Tsipras a décidé de rompre avec ce projet.

L'intégralité du texte en espagnol : Tsipras abandona Syriza

Traduction : Antoine (Montpellier)

(1) Errejón dice que Podemos votaría "sí" al rescate griego en el Congreso

Syriza cassée par Tsipras, l'Unité Populaire (UP) reprend le flambeau de l'alternative à l'austérité !
 
30 août

Syriza qui implose, des sondages (à prendre toujours avec prudence) qui disent qu'il se tasse et  Zoé Konstantopoulou qui rejoint UP...

Traditionnellement plus à gauche que la direction du parti, l’organisation de jeunesse, qui s’est d’abord prononcée pour une sortie de l’euro il y a quelques semaines, a confirmé qu’elle se retirait du parti [Unité Populaire] et pourrait rejoindre la nouvelle formation. La tendance syndicale Mega, jusqu’ici liée à la coalition conduite par Alexis Tsipras, a aussi fait ce choix. Cliquer ici

 
C'était devenu un secret de polichinelle. Zoé Konstantopoulou, présidente du Parlement grec et figure populaire de Syriza, quitte à son tour la formation d'Alexis Tsipras. Alors qu'on lui prêtait des intentions de former son propre parti, elle devrait finalement rejoindre la nouvelle "Unité populaire", formation née de la scission de l'aile gauche de Syriza. Cliquer ici

Sur le même sujet (en espagnol) : La expresidenta del Parlamento griego se marcha también con los críticos de Tsipras

Hormis To Potami qui reste stable à 4%, Syriza est le seul parti qui baisse dans les intentions de vote en comparaison avec un sondage réalisé début juillet 2015 : le parti de l'ancien Premier Ministre Alexis Tsipras passe de 26% à 23%. [...] Le nouveau parti [Unité Populaire] de Lafazanis fait son entrée avec 3.5% d'intentions de vote [un autre sondage le crédite de 4,1%]. Cliquer ici

29 août

 Comme dans de nombreuses sections du parti, environ un tiers des militants ont décidé de partir. Il s’agit en grande partie des membres de la Plate-forme de gauche dirigée par Panagiotis Lafazanis, la minorité qui représentait un tiers des membres du Syriza et qui a décidé, le 21 août, de faire sécession pour créer un nouveau parti, Unité populaire. Mercredi 26 août, 53 membres du comité central de Syriza ont annoncé leur démission, pour protester contre ce nouveau mémorandum « qui donnera le coup de grâce à un peuple déjà dévasté ». Cliquer ici

De l'Europe et ses carences avec un appel à la faire évoluer... sans rupture avec sa structurelle logique marchande...

Europe. «L’incomplétude de l’euro» et «l’UE comme machine à réglementer»

Extrait : Mettre fin à la sous-optimalité de l’euro appelle à transférer au niveau supranational la coordination des politiques économiques; ce qui implique logiquement de mettre en place une politique budgétaire européenne, c’est-à-dire, un exécutif politique européen donc, finalement, un Etat fédéral européen.

Tsipras a ouvert la brèche du renoncement, Duhamel enfonce le clou...

L'idéologue de "la force des choses capitalistes", virevolte autour de l'échec "inévitable" de Tsipras... En condensé de ce service commandé : "La rupture se prépare dans l’opposition mais, au gouvernement, les compromis s’imposent." Cliquer ici


La "voix de leur maître" eurocratique arrive aux finances et à l'économie grecques...

Il participait aux négociations entre le gouvernement Tsipras et ses créanciers depuis le début, en février, mais a pris des responsabilités plus importantes quand Varoufakis a été écarté, fin avril. 

[...] Il est proche de l’ancien vice-premier ministre, Yannis Dragasakis, qui représente l’aile pragmatique [= l'aile droite inféodée à la banque grecque !] de Syriza. [...] Est jugé positif également le choix de Nikos Christodoulakis comme ministre de l’économie, un ancien ministre des finances du premier ministre Pasok Costas Simitis, au début des années 2000. Cliquer ici

Politis et Tsipras. Entre regrets (beaucoup) et désaccords (un peu, beaucoup...). Politis égal à lui-même...

Avec sa démission et l’annonce d’une nouvelle élection, il pose aujourd’hui un double problème politique et moral. [...] Le problème est qu’il se soit ensuite offert pour mettre en œuvre lui-même une politique désastreuse. Celle de ses adversaires. Celle dont son peuple ne voulait plus, et que lui-même avait combattue de toutes ses forces. Et voilà qu’aujourd’hui il pousse le bouchon un peu plus loin encore, sacrifiant son parti, en cours d’implosion, à la mise en œuvre du fameux mémorandum. Cliquer ici

28 août

Membre de la direction d’Unité populaire, Stathis Kouvelakis détaille, pour l’Humanité, les grands axes programmatiques du parti créé par les dissidents de Syriza en vue des élections de septembre. Extrait : Il est très clair que nous tirons tous la leçon de l'échec stratégique de Syriza et que nous avons une approche alternative pour ne pas aboutir à la même capitulation. [...] Tsipras a fait quelque chose qu'aucun parti systémique n'avait osé faire jusque là, c'est aller vers des élections en plein mois d'août, alors que, dans un pays comme la Grèce, les gens sont en vacances, précisément à ce moment-là... Ce qui réduit d'autant plus la campagne électorale. Le but de la manœuvre est extrêmement clair : il s'agit d'aller aux urnes le plus vite possible avant que les impacts concrets du memorandum ne se fassent sentir dans la population. Cliquer ici

Par-delà son côté girouette, l'éditorialiste de Libération est dans la constance du vent capitaliste...

 
La dernière méditation joffrinienne reprend les « éléments de langage » de l’Elysée, où l’éditorialiste a ses habitudes. « La leçon vaut pour la France. Toute politique qui tend à accroître la dette publique menace la souveraineté française. » Cliquer ici 
 
Cliquer ici

27 août 


par Angélique Schaller 

Nous reproduisons un article du quotidien La Marseillaise qui rend compte de la plénière d'ouverture de l'université d'ATTAC France. Le CADTM y réalise différentes activités.

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"Les Grecs vont détester Tsipras" 

Tsiprisme français : "L’esprit de démocratie veut qu'un souhait populaire [... non mesuré électoralement !] vaille tout autant qu’un vote majoritaire ou que les dogmes d’une idéologie"

L'idéologie tsiprienne fait des ravages dans quelques milieux intellectuels français en déroute argumentative... Quant à Hollande...

"Parler de capitulation (comme le font les mélancoliques qui exècrent la démocratie) est ignorer le fait que tout ce qui permet à la Grèce de conserver l’euro et sa place au sein de l’Europe est un pied de nez fait à ceux qui œuvrent pour le leur interdire." (lire ici sur le site de Libération) En clair : si quelqu'un t'impose de ramper pour rester dans son pré carré, comprends bien que tu lui fais un sacré pied de nez politiquement des plus percutants ! On l'oublie trop, en effet, le peuple, et plus particulièrement le peuple grec, est plus friand que jamais des pieds de nez qui font mal, mais mal comme c'est pas possible, à Merkel-Hollande-Juncker...


Le Canard Enchaîné, dans sa livraison de la semaine, nous décrit d'ailleurs les effets dévastateurs de la facétieuse stratégie tsiprienne sur notre bon Hollande sous le titre "Le nouvel ami grec" : « Le chef de l'Etat n'en finit plus de se féliciter du rôle de la France dans la crise grecque, c'est-à-dire du sien propre : "Cela valait le coup de soutenir Tsipras, a-t-il lancé à ses ministres lors du Conseil du 19 août. Il a tenu ses engagements." Allusion au remboursement annoncé par la Grèce des 3,4 milliards d'euros qu'elle devait (sic) à la BCE.


"Tsipras est courageux, a poursuivi Hollande. Il a eu recours au référendum pour être plus fort, non pas vis-à-vis de ses créanciers, mais vis-à-vis de sa propre majorité. Et, s'il provoque aujourd'hui des élections, c'est pour se débarrasser de ses frondeurs. Il concilie engagement odéologique et pragmatisme".

Surtout, et c'est peut-être le plus important pour Hollande, "Tsipras démontre que le langage de Podemos (le parti espagnol d'extrême gauche) ou celui de Mélenchon sont des langages vains".

En tout cas, parvenir à expliquer la tactique du Premier ministre grec, que pas grand monde ne comprend, c'est très fort.»

εμπρός (allo), François, t'en dis quoi ?

Toujours dans le Canard, voici, sous le titre "Un coup de fil flatteur", un aperçu de l'amitié qui s'est noué entre le Grec et le Français : « Il faut dire qu'Alexis Tsipras a su mettre les formes vis-à-vis du président français. Juste avant d'annoncer sa démission et la tenue d'élections anticipées, il l'avait appelé pour lui demander son avis.

"Tu fais comme tu veux", lui aurait répondu un Hollande égal à lui-même. Lequel, un peu plus tard, décryptait en petit comité  :

"Tsipras dit à son peuple : "Je n'ai pas fait tout ce que j'avais annoncé. Je vous consulte donc pour vous demander votre avis.""

Un exemple à suivre pour un certain "ennemi de la finance" ? » 

26 août

"La solution [tsiprienne] c'est de progresser en marche arrière. En reculant naturellement, dans le sens contraire du même mouvement. En bref, c'est la formule parfaite de la victoire par la défaite" (à partir de Pierre Dac)

La "logique" politique de Tsipras...

Grèce : Tsipras exclut de former un gouvernement d’unité nationale

... Il exclut demain ce qu'il pratique aujourd'hui ... en espérant appliquer seul l'austérité eurocratique !

Syriza : le clou dans le cercueil de LA gauche ?

Loufoquerie coco... digne de Pierre Dac : Soutenir Syriza pour un nouveau gouvernement Tsipras de résistance

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Par Philippe Corcuff : une tentative de sortir la gauche radicale de son impuissance actuelle au paradoxe d'une pensée se voulant "pragmatique" mais qui reste peu, très peu... pratique et très déconnectée des enjeux politiques concrets comme en témoigne cette phrase "hors sol" : "il apparaît erroné de soutenir Syriza, les scissionnistes de Syriza ou Podemos, ce qui nous ferait rentrer à nouveau d’une certaine façon dans le schéma social-démocrate/léniniste." : Attac et les questions stratégiques après la Grèce
 
Par Frédéric Lordon : toujours la sortie de l'euro mais sous l'angle inédit d'un Jacques Sapir draguant le FN (Jacques Sapir : «On ne peut plus nier que le FN ait changé») mais surtout de la gauche de Syriza (désormais réunie dans l'UP) qui résiste... 

 La question de l’euro échappera-t-elle un jour à la malédiction du FN ? [...] Il faut avoir tout cédé à une idée despotique pour que quelqu’un comme Jacques Sapir, qui connaît bien l’histoire, ait à ce point perdu tout sens de l’histoire. [...]

Le tsiprasisme n’est plus qu’un astre mort, mais certainement pas la gauche en Grèce – et partant en Europe. [...] 

Dieu sait qu’il fallait être ou bien de la dernière mauvaise foi ou bien intellectuellement limité pour ne pas concevoir une sortie de gauche de l’euro – c’est-à-dire une vision de gauche de la souveraineté. Mais maintenant elle est là : une grosse minorité de Syriza, défaite par la trahison de Tsipras, mais décidée à continuer de lutter sous les couleurs nouvelles de la Gauche Unie, établit désormais in concreto l’existence de la « sortie de gauche » : une sortie que rien n’entache à droite, ni « repli nationaliste » puisque nous avons là affaire à des gens dont les dispositions internationalistes sont insoupçonnables, ni « dérive xénophobe » puisque pour le coup le seul point d’accord, mais absolu, au sein de Syriza, touche à la question de l’immigration, de son accueil et de sa régularisation. [...] La gauche est là. Même réduite au dernier degré de la minorité institutionnelle, elle ne mourra pas. Elle vit en Grèce. Elle revivra ailleurs en Europe, et spécialement en France, pour peu qu’on s’y aperçoive, l’échec de Tsipras enfin médité, qu’elle n’a de salut qu’hors de l’euro – et bien sûr qu’en en sortant par son côté à elle. Cliquer ici

25 août

Ce que la politique de Tsipras va aggraver... 

Selon une étude commandée par l'Institut allemand de recherche macroéconomique (IMK) affiliée à la Fondation Hans Böckler, les ménages les plus pauvres en Grèce ont perdu près de 86% de leurs revenus, tandis que les plus riches ont perdu entre 17 et 20%. Cliquer ici

"Mesdames et messieurs les députés, chers collègues, nous sommes non pas ce que nous disons, mais ce que nous faisons" (La Présidente du Parlement grec)

"Je suis meurtrie et attristée par le choix d’Alexis Tsipras d’ajouter son nom à la liste des premiers ministres des mémorandums"

 Nous reproduisons le discours prononcé à l’aube du 14 août 2015 par la Présidente du Parlement grec Zoe Konstantopoulou un peu avant le vote du troisième mémorandum imposé à la Grèce. 

Dans un vacarme indescriptible produit par des invectives et des insultes lancées par les députés des partis de droite qui cherchaient à la déstabiliser, Zoe Konstantopoulou a tenu un discours d’une grande portée. Accueilli par un silence glacial des dirigeants de son propre parti Syriza, le discours de Zoe Konstantopoulou a marqué la rupture avec Alexis Tsipras et son gouvernement. Il a surtout donné un fondement supplémentaire et très solide à celles et ceux qui résistent aux diktats des créanciers et à la capitulation. Cliquer ici

  

24 août

Les anticapitalistes de Podemos appellent à soutenir le nouveau parti grec Unité Populaire et à refuser toute coalition, dans l'Etat espagnol, avec le PSOE (PS espagnol). Ci-dessous le lien vers un article et une vidéo en espagnol sur le meeting de clôture de l'université d'été d'Anticapitalistas où ont été exprimés ces positionnements qui tranchent avec des déclarations de membres de la direction de Podemos. Cliquer ici 

Sur le même sujet : Una corriente de Podemos se alinea con los radicales de Syriza




Moscovici content de Tsipras !

Le programme de privatisation sera réorganisé en profondeur afin de soutenir l’investissement tout en réduisant la dette. Le gouvernement grec s’est engagé à mener un programme de privatisation ambitieux et transparent, avec un nouveau fonds d’ici la fin de cette année afin de maximiser la valeur des actifs potentiels. Les privatisations en Grèce contribueront à moderniser l’économie, à la rendre plus productive et à réduire la dette publique. Cliquer ici

Grèce : Mélenchon rompt avec Aléxis Tsípras

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Une position de compréhension, en biais, envers Tsipras assise sur une critique, mal voilée, de la gauche antiaustéritaire... La preuve par le titre qui oublie le vieux démon de l'alignement de la gauche sur l'ordre indépassable du capitalisme...

Syriza, la gauche radicale et ses démons
 

23 août 

  
Les évolutions politiques accélérées des dernières semaines nous contraignent à rendre nos démissions de membres de SYRIZA, puisqie le parti subit une mutation irréversible et  sans précédent, se transformant en parti de soutien aix mémorandums; ceci de l’exclusive responsabilité du groupe qui le dirige. Cliquer ici

 Grèce : pourquoi la capitulation ? Une autre voie est possible

23 août par Eric Toussaint , Philippe Menut
 

  
Extrait : Au sein des institutions européennes, la démission d'Alexis Tsípras a été bien accueillie, les créanciers du pays y voyant une opportunité pour installer plus confortablement le nouveau plan d'aide et les réformes d'austérité qui l'accompagne

22 août

  « [Tsipras] choisit de convoquer des élections dans l’immédiat, car il sait que dans six mois, il ne bénéficiera pas forcément d’une grande cote de popularité. ». La gauche de Syriza et hors Syriza en tire la conséquence...

Athènes, le 21 août 2015

Tôt dans la matinée [le 21 août 2015], 25 députés de Syriza ont quitté le groupe parlementaire de leur parti pour créer un nouveau groupe sous le nom d’Unité Populaire. La plupart de ces députés sont affiliés à la Plateforme de gauche [de Syriza], mais d'autres également se sont joints comme Vangelis Diamantopoulos ou Rachel Makri, une proche collaboratrice de Zoe Kostantopoulou.  C'est une évolution majeure dans la politique grecque, mais aussi pour la gauche radicale, en Grèce et au niveau international.

Trois éléments doivent être soulignés

• Le premier est que "Unité Populaire" est le nom du nouveau front politique qui regroupera les treize organisations de la gauche radicale qui ont signé le texte du 13 août appelant à la constitution du Front du Non. Ce Front est, par conséquent, le premier résultat concret d'une recomposition au sein de la gauche radicale grecque. Une recomposition qui tire les leçons de ces cinq dernières années et bien sûr, de l'expérience de Syriza au pouvoir et de la catastrophe qui en résulte. Mais le but du Front est plus large que ça, c'est de donner une expression à ces forces sociales qui ne se reconnaissent pas nécessairement comme faisant partie de la gauche mais veulent se battre contre l'austérité, les mémorandums et le retour de la Troïka via le nouveau mémorandum. Cliquer ici


  

Cliquer ici

 Les mesures d’austérité inscrites dans les mémorandums violent de manière directe une série de dispositions du droit grec, européen et international. Ces violations engagent la responsabilité des « Institutions », dont la BCE, qui agit en infraction avec les règles de l’Union européenne et ses propres statuts. Cliquer ici


Le "Non" l’a emporté. Α ce moment-là, j’ai ressenti une immense responsabilité face à ces gens qui ont su s’opposer à toutes les attaques médiatiques contre les partisans du "Non", au moment même où les banques avaient été fermées pour leur faire peur. J’ai considéré alors que notre rôle était d’honorer ce courage. Je suis rentré à Maximou [résidence officielle du premier ministre grec, NDLR] imprégné et motivé par l’énergie de notre très courageuse population et je me suis trouvé confronté à la volonté de capitulation de la part des autres membres de notre groupe politique responsables des négociations. Cliquer ici
 
Olivier Besancenot sur Tsipras... (texte et vidéo)

Bof !


Le PCF toujours plus "incroyable" !

  
Extrait : Le discours [de Tsipras] tenu au soir du 20 août est un discours d'appel à la mobilisation et à la riposte du peuple grec. Un chapitre effectivement se ferme, un nouveau s'ouvre déjà appelant les Grecs à se mobiliser pour se doter d'un gouvernement qui luttera contre l'impact de ces mesures austéritaires sur les classes populaires et pour « regagner [leur] souveraineté face aux créanciers ». On est loin d'un renoncement et d'une trahison mais bien dans un combat politique âpre.

A lire aussi


 
 La Grèce à l'Université d'été du NPA




NPA 34, NPA