Infos Grèce en continu pour la solidarité envers son peuple ...


... et la gauche qui y poursuit le combat contre l'austérité prônée par Bruxelles, Berlin, Paris... et appliquée par le gouvernement grec


[Cette page Grèce est régulièrement actualisée. Nous ne sommes évidemment pas en accord avec tous les articles que nous y recensons ]

15 août

 Le "noeud coulant", c'est Tsipras qui l'impose au peuple !

Le mémorandum assure donc non seulement le maintien d'un « nœud coulant » autour du cou d'Athènes, mais il maintient aussi le risque d'une « spirale infernale » de l'austérité dans laquelle le pays sous programme est contraint d'atteindre des objectifs trop ambitieux en prenant des mesures encore plus drastiques qui réduisent la richesse nationale et rendent les objectifs encore plus inatteignables. Cliquer ici
 

14 août

Grèce : le gouvernement Tsipras, le troisième mémorandum et la résistance à un Syriza « mémorandaire »

Photo. "Mémorandaire" grec mis en difficulté au Parlement


Grèce : la BCE s’est-elle comportée comme un « fond vautour » ?


Vers la constitution politique d’un front du Non:Treize organisations de la gauche grecque lancent un appel à la mobilisation contre le mémorandum

Grèce. Le gouvernement Tsipras et le MoU…
 
GRÈCE : LE VOTE AU PARLEMENT SUR LE MEMORANDUM

le vote « non » de 43 Syriza MP ou « présent »

Le résultat du vote tôt le matin sur le Mémorandum était une claque au visage d’Alexis Tsipras et de son gouvernement. Bien sûr, le protocole a été approuvé, grâce à l’appui de la Nouvelle Démocratie, le Pasok et Potami, avec 222 voix sur 300. Mais 43 députés Syriza ont refusé de soutenir le gouvernement (32 « non » et 11 « présent » – ce qui équivaut à une abstention), un chiffre plus élevé que dans tout autre vote précédent. Cliquer ici

 ”La démocratie en Grèce est abolie, nous vivons sous la dictature de la zone euro et dans sa néocolonie. Sauf que nous allons briser cette dictature, l'alternative existe, ce n’est pas une voie unique” (Panagiótis Lafazánis)
 Alexis Tsipras est devenu ce vendredi 14 août, le quatrième Premier ministre des mémoranda, faisant tristement suite à Papandréou, à Papadémos et à Samaras. Le mémorandum III vient d’être adopté par un “Parlement” et par un gouvernement “légiférant” en violation de la Constitution et contre la volonté populaire exprimée par le 62% du ‘NON’ ; élus pourtant, par une... majorité citoyenne anti-mémorandum. La Constitution a été piétinée comme d’usage et comme souvent en Europe européiste. SYRIZA n’est donc plus, plus comme avant en tout cas. Cliquer ici

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Qu'en dit le gouvernement de la "gauche radicale" (?!???)

Cliquer ici (texte et vidéo)



13 août

Voici un communiqué publié par Stathis Kouvelakis (membre de la Plateforme de Gauche de Syriza) : Les derniers développements à Athènes sont dramatiques et leur rythme s'accélère.
Dans les prochaines heures, le parlement grec va voter le nouveau et troisième mémorandum conclu entre le gouvernement Syriza et les "Européens", selon la procédure désormais habituelle d'un "débat" d'un seul jour (et d'une seule nuit...).  Les députés de la Plateforme de Gauche de Syriza ont d'ores et déjà annoncé qu'ils voteront Non, et le nombre d'autres députés Syriza qui feront de même reste inconnu. [...]
Un autre développement majeur a été l'appel lancé aujourd'hui pour une mobilisation populaire et la constitution de comités contre le mémorandum à travers le pays, par les dirigeants de la Plateforme de Gauche de Syriza (Panagiotis Lafazanis du "Courant de Gauche" et Antonis Davanelos du DEA/"Red Network") et des personnalités de douze autres organisations de la gauche radicale grecque.  

[Tsipras] n’avait certes pas de mandat explicite pour sortir de la zone euro, il en avait encore moins pour imposer trois ans d’enfer supplémentaire, de surcroît juste après le OXI à 61% au référendum du 5 juillet. Virguler aujourd’hui autour de son mandat concernant l’euro pour justifier son choix, c’est tout simplement se moquer du monde. Cliquer ici


Malgré la capitulation grecque, le gouvernement allemand, qui a pourtant obtenu gain de cause sur toutes ses exigences lors des dernières négociations, se montrait ces derniers jours sceptique : il a ainsi fait savoir qu’il avait des «questions» sur l'accord. 
 

 Parmi celles-ci, deux sont des groupes fondateurs d'Antarsya.  Ceci est considéré comme la première étape officielle vers la constitution d'un nouveau front politique qui regroupera une large palette de forces de la gauche radicale en opposition avec le mémorandum et la volte-face néolibérale du gouvernement Syriza. Cliquer ici

 L'ancien ministre de l'énergie Panayiotis Lafazanis et douze autres députés Syriza ont annoncé être prêt à créer un nouveau mouvement "anti-mémorandum". Le prélude à une scission devenue inévitable. [...] Un récent sondage a révélé une certaine confusion au sein des électeurs de Syriza : 79 % d'entre eux estimaient que la scission du parti était une « mauvaise chose », mais 82 % rejetaient en même temps le mémorandum. S'il n'est pas possible de sauver l'unité du parti, que choisiront alors les électeurs ? Cliquer ici

 
12 août

L’espoir d’une politique alternative incarné par Syriza ayant été anéanti, l’establishment peut lâcher du lest et revenir à des objectifs moins déraisonnables. De toute façon, l’essentiel – qui n’a jamais été la relance de l’économie grecque ni le remboursement de la dette – est déjà assuré: la tutelle de la politique économique grecque est mise en place, la libéralisation du marché du travail et de l’énergie acceptée, de même que le développement de la fiscalité indirecte et la baisse des revenus sociaux. Quant au plan de bradage du patrimoine grec, il est placé sous strict contrôle européen. Cliquer ici


Le gouvernement grec et les créanciers ont abouti à un projet, mardi 11 août. Celui-ci paraît présenter des conditions moins draconiennes. Dans les faits, les objectifs semblent tout aussi inatteignables que lors des plans précédents, les créanciers fermant les yeux sur l’effondrement économique de la Grèce depuis la fermeture des banques et le contrôle des capitaux. [...]  

Ce projet [...] négocié dans la plus grande discrétion entre le gouvernement grec et les représentants du quadrige – FMI, BCE, Commission européenne, et désormais Mécanisme européen de stabilité –, entend concrétiser l’accord européen obtenu à l’arraché le 12 juillet et permettre le versement d’une aide de 86 milliards d’euros sur trois ans à Athènes. Une première tranche, dont le montant reste encore en discussion, devant normalement être versée très rapidement afin de permettre à la Grèce d’honorer l’échéance de 3,2 milliards d’euros dus à la BCE le 20 août. [...]

« Demandez à tous ceux qui connaissent l’état des finances grecques et ils vous diront que cet accord ne marchera pas », a déclaré M. Varoufakis sur la chaîne publique britannique. Même le ministre des Finances allemand « est allé au Bundestag pour dire que ce plan ne fonctionnera pas », a-t-il ajouté. Cliquer ici

Pressé par les échéances, le gouvernement grec entend présenter le projet au Parlement dès le 13 août. Un test attendu par les observateurs, avides de savoir si le premier ministre Alexis Tsipras a encore une majorité, si Syriza parvient encore à conserver ou non son unité. Dès cette séance parlementaire, ou peut-être dans la foulée, une nouvelle liste de réformes devrait être adoptée par le Parlement. Les créanciers en font un préalable à tout déblocage des fonds du plan de sauvetage.
Une première salve de « réformes structurelles », selon le jargon du moment, a été votée dès juillet. En vrac, le Parlement a adopté la hausse de la TVA portée à 23 %, la réforme des retraites, les changements de législation pour les procédures civiles, les nouvelles modalités de sauvetage des banques, la libéralisation de l’électricité, la libéralisation du marché du lait et des boulangeries.
Les responsables européens ont inscrit une liste de trente-cinq mesures supplémentaires, jugées prioritaires et à adopter dès cette semaine. Une liste surréaliste où l’essentiel est mêlé à l’accessoire, où le dogmatisme prend souvent le pas sur le pragmatisme. Au mépris du principe même de la loi, les parlementaires grecs sont donc priés de voter dans le même texte : la création d’un fonds souverain de 50 milliards d’euros, destiné à recevoir les entreprises à privatiser et dont le produit servirait à recapitaliser les banques, un dispositif législatif pour les mauvaises créances bancaires, l’augmentation d’une taxe de solidarité portée de 6 à 8 % pour les revenus au-dessus de 50 000 euros, l’accélération des perceptions fiscales perçues à l’avance pour les petits commerçants, la fin des niches fiscales accordées aux agriculteurs, une révision du système de protection sociale afin d’économiser 0,5 % de PIB par an, la fin progressive des préretraites, la fin des allègements de TVA pour les îles, la libéralisation du marché du gaz, la baisse du prix des médicaments génériques, etc.
En complément de ces mesures supposées redonner une compétitivité à l’économie grecque, les créanciers ont fixé de nouveaux objectifs budgétaires au gouvernement grec. Accusés par nombre d’économistes de travailler sur des chiffres irréalistes – toutes les prévisions depuis 2010 ont été erronées –, les négociateurs ont voulu montrer qu’ils avaient retenu la critique. Au lieu d’inscrire un surplus budgétaire correspondant à 1 % du PIB dès cette année, comme ils l’exigeaient lors des discussions en juin, ils ont pris en compte, disent-ils, la dégradation économique actuelle. Selon leurs estimations, l’économie grecque devrait être en récession, en accusant une chute de l’ordre de 2,1 % à 2,3 % du PIB cette année.

Le plan prévoit donc pour 2015 un déficit budgétaire primaire (avant remboursement de la dette) de 0,25 % du PIB. Mais dès l’année prochaine, les finances publiques devraient à nouveau afficher un excédent primaire de 0,5 % du PIB, puis de 1,75 % en 2017, et de 3,5 % en 2018, sans qu’aucune indication n’ait été donnée sur l’évolution de la dette, son éventuelle restructuration. Les créanciers ont décidé de renvoyer cette question essentielle à plus tard, le temps de voir si la Grèce se conforme bien à tous les préceptes imposés.

Catastrophe économique 

Le gouvernement grec affirme que cette révision des objectifs va se traduire par une diminution de l’austérité de l’ordre de 11 points de PIB. « Totalement faux. On fait comme si le nouvel accord abaissait les objectifs budgétaires. Ce qui se passe est que les créanciers et le gouvernement grec ont réalisé que l’économie grecque était en récession et que les objectifs d’excédents budgétaires précédents étaient ridicules. Mais en fait, rien n’a changé. Les mesures et la politique qui a échoué depuis cinq ans sont les mêmes. L’austérité continue », a dénoncé Costas Lapavitsas, député de Syriza, devenu l'une des figures de l’opposition du parti depuis l’accord du 12 juillet, après la publication du projet d’accord.  

Les premières analyses, faites par les milieux bancaires, ne sont pas loin de celles du député grec. « Le plan de sauvetage grec est construit sur des prévisions fantaisistes : ces prévisions optimistes suggèrent que le plan ne peut pas durer longtemps », annonce l’économiste allemand Holger Zschaeptiz. « Irréaliste », dit de son côté l’analyste Jonathan Loynes, de Capital Economics. [...]

Même si quelques premiers chiffres, comme l’indice d'activité, illustrent l’ampleur de la chute, personne n’a encore pris la mesure du choc sur l’économie grecque, provoqué délibérément par l’Union européenne et la BCE, lorsqu’elles ont imposé en juin la fermeture des banques et le contrôle des capitaux. La Grèce est désormais coupée de tout le système monétaire européen (target 2), de tout système monétaire international, privée d’une partie du système de paiement. Elle vit en autarcie monétaire, déconnectée de tout, même si l’euro reste la monnaie fiduciaire. Alors que peut-on libéraliser ou privatiser dans ces conditions, sauf à accepter cyniquement un pillage ?

Les conséquences de cet isolement sont catastrophiques. Les entreprises ne peuvent ni importer ni se donner de l’air par leurs exportations, sauf à passer par des systèmes parallèles. À l’exception du tourisme, l’activité s’est effondrée. De plus en plus de salariés travaillent à mi-temps, voire au quart de temps et souvent ne sont plus payés depuis des mois. Les biens de première nécessité comme les médicaments sont rationnés. 

Les 50 milliards d’euros que les Grecs ont retirés des banques ces derniers mois permettent sans doute d’amortir un peu le choc dans un premier temps et de maintenir une économie où tout est payé en liquide. Mais plus le temps passe, plus la situation empire. Des reportages parlent de l’apparition d’une économie de troc. Dans le nord du pays, certains ont adopté le lev, la monnaie bulgare. Toute une économie parallèle de survie semble ainsi en train de se mettre en place, qu’il risque d’être difficile de contenir.

L’effondrement économique alimente la dégradation du système bancaire. Les mauvaises créances grossissent à vue d’œil dans les bilans bancaires, au fur et à mesure que les faillites s’accélèrent. Selon les estimations des négociateurs, celles-ci s’élèvent à 92 milliards d’euros. Une remise sur pied au moins partielle du système bancaire grec, sujet qui n’existait pas jusqu’en juin, est devenue prioritaire pour les créanciers. Une recapitalisation d’une dizaine de milliards d’euros est jugée urgente, avant même que la BCE n’ait établi un bilan de santé complet, prévu pour octobre.

Face à cet écroulement économique, toutes les projections du plan de sauvetage paraissent tenir du plan sur la comète. Que peuvent faire alors les responsables européens ? Vont-ils à nouveau faire comme si de rien n'était, voter l’aide et les programmes, tout en sachant qu’ils sont irréalistes ?

Une nouvelle réunion de l’Eurogroupe doit se tenir vendredi 13 août pour étudier le projet. Même si le ton se veut plus diplomatique, l’Allemagne, soutenue par la Finlande et la Slovaquie, n’a pas changé de ligne. Elle est toujours sur celle défendue par son ministre des finances, Wolfgang Schäuble. [...]

À ce stade d’effondrement économique, alors que la Grèce est totalement coupée du reste de l’Europe, celle-ci est peut-être non seulement inévitable mais aussi souhaitable, plutôt que s’acharner dans une austérité sans sens ni raison. (L'article complet sur le site de Mediapart accessible aux abonnés) On peut lire un autre article de Martine Orange "La Grèce sous le quadrige et le mirage du troisième plan de sauvetage" en cliquant ici

En assumant les dettes contractées par les gouvernements précédents et en continuant les six derniers mois à verser plus de 7 milliards d’euros à la BCE et au FMI, en acceptant la perfusion du fonds d’assistance d’urgence (ELA), le gouvernement grec ne s’est pas dégagé du nœud coulant noué autour du cou du peuple grec par la Troïka. Pourtant l’audit demandé par la Vouli a démontré le caractère odieux et illégitime de cette dette et avait amené l’exigence par de nombreux députés grecs de l’arrêt immédiat du paiement de celle-ci. Tsipras refusait  l’arrêt du paiement de la dette, et refusait aussi de bloquer la fuite des capitaux et de nationaliser les banques et la banque centrale grecques, seuls moyens de prendre réellement le contrôle du système bancaire. Cliquer ici

Un article d'actualité ... de 1989 écrit par notre regretté François Vercammen


L’ex-ministre grec de Finances affirme que d’autres négociateurs sont d’accord avec lui.
L’ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis pense que le plan d’aide « ne marchera pas », a-t-il dit à la télévision britannique BBC World mercredi, contredisant le Premier ministre et son ancien partenaire Alexis Tsipras qui s’est dit « confiant ».
 11 août

 Quatorze aéroports régionaux viennent d’être privatisés (l’annonce date du lundi 10 août) et en conséquence acquis par le consortium allemand Fraport-Slentel Ltd, avec la participation très minoritaire de l’entrepreneur grec Kopelouzos. Contrairement donc à ce que SYRIZA avait annoncé il y a six mois sur ce dossier, comme sur (presque) tous les autres, les avoirs du pays sont bradés et pour “mieux faire”, Fraport est un groupe connu pour sa pratique quant aux conditions de travail, dignes du Moyen-âge, c’est à dire de notre siècle. Cliquer ici


L'opération "mettre en panique Tsipras avec le Grexit pour le domestiquer" étape nécessaire à l'Allemagne pour imposer plus de "rigueur" (!) budgétaire dans l'ensemble de la zone euro !

 L'accord grec permet d'exclure de facto du champ du politique le domaine budgétaire. [L'objectif  de Merkel et de] maintenir une pression non seulement sur le gouvernement grec dont on s'assure ainsi la soumission aux demandes des créanciers, mais aussi sur l'ensemble des gouvernements de la zone euro, à commencer par ceux des deux pays qui redoutaient le plus le Grexit, la France et l'Italie. L'épée de Damoclès du plan Schäuble du 11 juillet demeurant au-dessus des têtes, chacun va s'efforcer de donner des gages à l'Allemagne, notamment dans le cadre de la future réforme de la zone euro. Cliquer ici

Grèce : le retour à la réalité des créanciers ?

La Grèce et ses créanciers ont trouvé un accord pour un troisième plan d'aide

  

10 août

 


Les Palestiniens apprécieront le geste du gouvernement de la "gauche radicale" grecque ...

En mai puis en juillet 2015, le gouvernement dirigé par Syriza a signé un accord militaire avec Israël, qui n’a d’égal que celui, similaire, qui existe entre Israël et les Etats-Unis: garantissant des immunités légales à chaque personnel militaire lors d’un entraînement dans un autre territoire. [...] Plus tôt cette année, des avions de guerre israéliens ont réalisé des missions d’entraînement intensives en Grèce, une expérience qui sera sans aucun doute utilisée pour attaquer la bande de Gaza lors de futurs assauts militaires israéliens. Cliquer

9 août

J’ai l’impression de vivre sur une autre planète. Dans un pays où la moitié de la population a faim tandis que les « Grecs malins » éludent le fisc et vivent une vie très confortable (…). » Cliquer ici

8 août


Plus de trois grecs sur quatre estiment que le gouvernement a bien « capitulé » devant les exigences des créanciers. Le ressenti de la population grecque, si on doit suivre ce sondage, est bien celui d’une trahison. [...] Il convient d’être prudent quant à ces résultats. Les sondages en Grèce sont assez peu fiables. Celui-ci, cependant... Cliquer ici

7 août


  

6 août

La Grèce qui roule (Florence Aubenas)

 

Yanis Varoufakis :" Je pourrais dire que [le soir de la victoire du "non" au référendum, Alexis Tsipras] était découragé. C'était  une grande victoire, une victoire majeure, que je crois, au fond de lui, il savourait, mais qu'il ne pouvait pas gérer. Il savait que le cabinet ne pouvait pas gérer. Il était clair qu'il y avait des éléments dans le gouvernement qui  mettaient la pression sur lui. Déjà, en quelques heures, il avait subi de fortes pressions de la part des figures éminentes du gouvernement, pour travestir le non en un oui, pour capituler. Cliquer ici

 Dans une intervention effectuée lors du colloque Democracy Rising qui s’est tenu à Athènes le 17 juillet dernier, l’économiste Costas Lapavitsas a souligné le fait que le conflit autour de l’endettement de la Grèce n’est pas celui d’un État en butte à des dispositions purement techniques et dépolitisées mais, bien au contraire, le révélateur d’un conflit de classes. Cliquer ici

 Ce qui est en train de se passer en Grèce ressemble comme deux gouttes d’eau à ce qu’avaient vécu de nombreux pays africains dans les années 1980-1990. Surendettés par l’irresponsabilité aussi bien de leurs dirigeants que de sociétés privées, ou d’institutions financières, le réveil fut rude. Les délégations du Fonds monétaire international (FMI) débarquèrent dans les capitales, prirent leurs quartiers dans les hôtels luxueux et les bureaux du Ministère des finances, et imposèrent leur modèle économique ultralibéral unique, exactement comme en Grèce. Depuis lors, ces pays n’ont plus jamais regagné le contrôle de leurs propres économies, pilotées depuis Washington par les petits génies de la finance mondialisée. Cliquer ici

La santé à l'heure de l'austérité tsipro-troïkienne....

L’unique centre de radiothérapie pour enfants atteints du cancer, qui se trouve à l’hôpital pour enfants Aglaïa Kyriakou, à Athènes, risque de mettre la clef sous la porte. La cause, une fois de plus, l’effritement du Système national de santé (ESY), les licenciements de personnel et le gel durable du recrutement de personnel permanent dans le domaine de la santé. Cliquer ici  

5 août

Tsipras. La spirale de la soumission sans fin est enclenchée...

Le gouvernement grec n'échappera pas à une finalisation rapide des ventes en cours (les aéroports régionaux, convoités par l'allemands Fraport, le Port du Pirée, lorgné par un groupe chinois ou encore l'ancien aéroport d'Athènes d'Elliniko, objet d'un vaste et ambitieux projet immobilier), mais les créanciers vont sans doute exiger le lancement accéléré de nouvelles privatisations. Compte tenu de la situation, Athènes n'est guère en mesure de discuter. Mais la dégradation de la conjoncture va encore réduire la valeur des biens vendus. Et donc, immanquablement, il faudra prévoir où trouver d'autres sources de revenus pour le « fonds indépendant. » La réponse sera soit de nouvelles ventes bradées, soit de nouvelles taxes. Deux mauvaises solutions, évidemment. La logique de l'accord du 13 juillet est donc déjà en difficulté et les négociateurs ne manqueront pas de s'apercevoir rapidement qu'ils discutent sur des hypothèses erronées. Cliquer ici

Les plages grecques d’Elafonissos, petit paradis mis en vente par l’Etat


Une des lois qu’ils ont voté dans la nuit du 22 au 23 est une loi qui permet aux banques d’organiser l’expulsion de leur logement des familles qui ont une dette hypothécaire qu’elles ne sont pas en mesure de rembourser.
Il faut aussi mentionner la hausse de la TVA sur une partie importante des aliments, à 23%, et la baisse des pensions retraites, même celles qui sont sous le seuil de la pauvreté absolue, qui vont être réduite une fois de plus alors qu’elles l’avaient déjà été de 40% entre 2010 et 2014. Cliquer ici



 Cliquer ici

4 août

 Il s’agit d’un mémorandum que Samaras n’aurait pu imposer, ni la «grande coalition» Samaras (ND) et Venizelos (PASOK). Les créanciers et la classe dominante grecque ont déposé ce troisième mémorandum dans les mains de SYRIZA avec l’objectif de mettre à profit son influence au sein des classes laborieuses et populaires et de la sorte promouvoir des contre-réformes; mais aussi dans le but de  briser les forces sociales et politiques menaçantes du monde du travail regroupées autour de SYRIZA, en particulier lors des grands combats anti-mémorandums [2010-11]. Cliquer ici

La dynamique de développement combiné et inégal dans la périphérie européenne souligne la nécessité pour la gauche de passer d'une lutte défensive contre l'austérité à un ordre du jour positif délimitant des alternatives systémiques. L'expérience grecque démontre que, sur ce chemin, il n'y a pas d'autre choix que la rupture avec les institutions européennes néolibérales et la reconquête de la souveraineté démocratique sur les monnaies nationales. Cliquer ici


3 août 2015 

Sommaire  (textes à lire ci-après)

L'éditorial de la Lettre d'Information (LI) du NPA 34 (2 août 2015). A suivre ci-dessous.

Grèce. Un nouveau choc pour 2,6 millions de retraités (A l'Encontre)

 Leçons de Grèce – Résolution : La Démocratie contre le colonialisme financier (Bloco de Esquerda du Portugal)
  
Grèce : y a-t-il un vrai désaccord entre Paris et Berlin ?  (La Tribune)

Grèce: premiers chiffres de la dévastation économique (Mediapart)

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Et pourtant... Comme on le vérifiera à la lecture des dossiers que notre blog consacre de façon suivie à la Grèce, il faut se rendre à l'évidence, toute une partie de la gauche antilibérale européenne (y compris la direction de Podemos dans l'Etat espagnol) est en train de perdre pied en soutenant le povr' Tsipras tout en dénonçant le programme "putschiste" imposé par l'UE. Cette contorsion aberrante se paye d'accepter de fait comme inévitable que ledit programme exponentiellement austéritaire, inscrit dans la logique des memorandum passés de la droite (ND et Pasok), accable encore plus la population. Elle se paye aussi de l'acceptation de l'offensive menée par Tsipras, avec l'appui de cette droite, contre la gauche de Syriza restée fidèle à ses engagements politiques. Qu'un secteur de la gauche radicale, antilibérale, assume une telle défaite politique imputable avant tout aux illusions sur la possibilité de "négocier", sans trop reculer, l'austérité avec l'eurocratie est un avertissement sur les risques qu'il y a à refuser de préparer un affrontement incontournable avec la machine de guerre qu'est l'UE. Il est urgent de mener les débats qui s'imposent (en particulier sur le maintien dans l'euro) pour éviter que la déroute de certains antilibéraux n'enterre les perspectives de résistance et de (re)construction de l'offensive populaire. Il est urgent désormais de créer une chaîne de solidarité avec la gauche anticapitaliste grecque, dans et hors Syriza, qui tient entre ses mains, seule, le destin de son peuple et lève toujours haut le drapeau de l'espoir suscité en Europe par la victoire électorale de janvier et le succès du non au référendum de juillet !
Soyons persuadés au demeurant que c'est là la seule voie réaliste pour éviter que l'extrême droite, l'Aube dorée là-bas, le FN ici, ne capitalise la déception et surtout une démoralisation populaires qui seraient littéralement catastrophiques.


Extrait : Le Bloc de Gauche refuse tout nouveau sacrifice pour l’Euro. Plus que jamais, l’expression de cette alternative est une bataille pour la démocratie. Soumettre le Pacte de Stabilité au référendum et commencer la restructuration de la dette publique sont des étapes essentielles sur cette voie. C’est avec ce mandat clair – qui pourrait avoir pour conséquence une rupture avec l’Union Monétaire, comme nous l’avons souligné lors de la dernière Convention Nationale du parti – que les représentants élus de Bloc de Gauche luttent pour une alternative à l’autoritarisme européen.


Dans un entretien au Handelsblatt, Michel Sapin estime que Wolfgang Schäuble "se trompe" sur le Grexit. Mais, en réalité, l'entente est parfaite entre Paris et Berlin. La stratégie française sur l'Europe est restée la même depuis 2011. [...] Yanis Varoufakis [déclare], dans sa dernière interview à El Pais, que « la destination finale de la troïka est Paris. » Le souvenir du 13 juillet 2015 risque alors de résonner amèrement aux oreilles françaises. Cliquer ici

 
Cinq semaines après l’instauration du contrôle des capitaux, de la fermeture des banques et des marchés, les dommages portés à l’économie grecque paraissent immenses. La reconstruction du système bancaire grec, totalement effondré, se retrouve au cœur des différends européens.

C’est une économie grecque dévastée qui semble émerger cinq semaines après l’instauration du contrôle des capitaux, de la fermeture des banques et des marchés. Fermée depuis le 29 juin, la Bourse d’Athènes a rouvert lundi 3 août, donnant une première mesure des dommages causés par ces restrictions. Dans les premières échanges, le marché, bien que strictement encadré – les ventes à découvert avaient notamment été interdites – affichait une chute de 22,8 %, avant de se reprendre pour terminer la séance sur une baisse de 16,23 %.

Les chiffres ont les allures d’un krach boursier. […] La récession est inévitable, d’après de nombreux économistes. Ils tablent sur une chute d’au moins 2 %  du PIB cette année, après une baisse de 25 % depuis 2008. Mais leurs prévisions ne prennent pas en compte les effets récessifs du troisième plan de sauvetage européen, estimés au moins à une chute de 4 à 5 points de PIB supplémentaires, s’il est adopté.
Ce nouvel effondrement de l’économie fragilise un peu plus le système bancaire grec. Les banques, qui ont dû faire face à 40 milliards d’euros de retrait depuis décembre 2014, dépendent entièrement de la Banque centrale européenne pour assurer la liquidité du système. Les fonds d’urgence de liquidité (ELA) accordés par la BCE s’élèvent désormais à 92 milliards d’euros. Mais leur solvabilité est désormais aussi en question. À combien se montent désormais leurs créances douteuses, alors que l’économie s’effondre, que les entreprises ne peuvent plus travailler et honorer leurs échéances, que les ménages n’ont plus de quoi rembourser leur crédit ? […]
Berlin a fait savoir, par le biais du magazine Focus, qu’obtenir le vote du Bundestag, indispensable dans le processus du troisième plan de sauvetage grec, avant le 20 août lui paraissait hors de portée. Il suggère donc un nouveau prêt-relais à la Grèce, comme cela a été fait en juillet, mais consenti cette fois par le Mécanisme européen de stabilité.
 Cette solution n’aurait que des avantages aux yeux de Berlin. D’une part, cela permettrait d’assurer le remboursement de l’échéance de 3,2 milliards dus à la BCE par Athènes. Comme en juillet, l’argent prêté d’une main par les créanciers reviendrait dans l’autre, sans qu’il n’en coûte rien aux Européens, même si cela alourdit un peu plus la dette de la Grèce. D’autre part, cela diminuerait les capacités du fonds européen : il faudrait bien trouver une autre solution alors pour renflouer les banques grecques, en commençant par en appeler aux déposants. Même si rien n’est ouvertement dit, cette dernière mesure pourrait être celle qui amène les Grecs, déjà passablement désorientés et déstabilisés par tout ce qu’ils ont vécu ces derniers mois, à finalement opter pour une sortie de l’euro. Sans en avoir l’air, Wolfgang Schäuble continue d’avancer ses pions. Cliquer ici pour accéder à l'intégralité de l'article de Mediapart qui est réservée aux abonnés

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