mercredi 12 août 2015

Le "socialisme" dans sa mue libérale-capitaliste...


Le cœur des lois Macron et Rebsamen vise à remettre en cause le fonctionnement du marché du travail sous deux angles principaux : une protection de l’emploi allégée et l’extension des pratiques dérogatoires.


 Contrairement à ce que lui reproche la droite, le gouvernement de François Hollande fait « des réformes ». Le CICE (Crédit d’impôt compétitivité emploi), le pacte de responsabilité et de solidarité (sic), ainsi que les récentes lois Macron et Rebsamen, participent à l’application d’un programme strictement néo-libéral. Il cherche ainsi à répondre aux revendications du patronat et à s’inscrire dans la doctrine des « institutions », en l’occurrence le FMI, la Commission européenne et l’OCDE. [...] 

 Le projet des lois Macron et Rebsamen est bien une remise en cause radicale du code du travail, et elle n’est pas achevée, puisque Macron a déjà lancé une commission chargée de réfléchir sur les moyens de favoriser la négociation au niveau de l’entreprise [7]. L’un des articles de sa loi introduit d’ailleurs un dispositif redoutable qui autorise le gouvernement à prendre par ordonnance (autrement dit sans passer par une autre loi) une série de mesures visant notamment à « abroger les dispositions devenues sans objet et assurer la cohérence rédactionnelle dans le code du travail et entre le code du travail et les autres codes ». Cliquer ici

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Le gouvernement avait promis qu’avec tous ces milliards de fonds publics injectés, les entreprises embaucheraient jusqu’à 300000 personnes d’ici à 2015. Une illusion vite dissipée: un rapport du comité de suivi du CICE datant du 30 septembre 2014 a déjà alerté sur le fait qu’au moins un tiers des entreprises ont profité du dispositif pour améliorer leurs marges et très peu l’investissement. Or, «le CICE est venu s’ajouter à d’autres avantages dont bénéficient déjà les entreprises, en particulier les plus grandes d’entre elles», ajoutaient les auteurs. Cliquer ici

Voilà, c’est fini : après un parcours législatif, débuté en décembre 2014, plus chaotique que prévu par l’exécutif, la loi relative à la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques dite Macron a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale le 9 juillet dernier avec l’usage, pour la troisième et dernière fois, du 49-3.
Cette loi de droite, qui n’a au bout du compte été votée que par le Sénat à droite, va rapidement rentrer en application dans les semaines qui viennent, nonobstant la saisine du Conseil constitutionnel par les Républicains qui n’ont même pas cherché cette fois-ci à censurer le gouvernement. Cliquer ici

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