Montpellier. Une régie "publique" de l'eau...


...particulièrement sensible aux intérêts privés.

Promesse électorale qui a sans doute rapporté pas mal de voix à Saurel, la Régie Publique de l'Eau se met en place. Elle remplacera officiellement Veolia au 1er janvier 2016.
Remplacera ? Pas vraiment : si la multinationale  perd la distribution de l'eau potable, elle garde la gestion de l'assainissement, particulièrement juteuse financièrement (41% du prix de l'eau !). Sur les 31 communes de la métropole, seules 13 sont concernées.
On pourrait au moins penser que la population y gagne en contrôle démocratique, comme l'annonçait Max Lévita en 2014 : "La régie nous permet d'associer les habitants au fonctionnement démocratique, via un comité citoyen de contrôle." Si les "citoyens" sont représentés au Conseil d'Administration, c'est de manière indirecte et minoritaire : le Conseil d’administration de la régie est composé de 20 membres : 14 élus de la métropole ; 4 membres issus d’associations dont le socialiste Claude Neuschwander au titre de l’association de quartier Mare Nostrum ; une personnalité qualifiée et un représentant du personnel.
Dans un article bien documenté, le site "Pas de roses sans épines" démonte dans le détail la supercherie de cette "municipalisation" au service du privé.
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